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De 77 à 106 nouveaux cas de choléra : Le ministère de la Santé face à la flambée de l’épidémie

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De 77 à 106 nouveaux cas de choléra : Le ministère de la Santé face à la flambée de l’épidémie
Même si elles n’approuvent pas les extrapolations relevées au niveau de certains organes de presse de la place à propos de l’épidémie de choléra, les autorités du ministère de la Santé ont tenu à rencontrer la presse. Objectif : faire le point sur la situation épidémiologique du pays. Celle-ci est caractérisée par une flambée de l’épidémie durant ces dernières vingt-quatre heures. D’où l’invite faite aux populations pour qu’elles adoptent un comportement responsable en conformité avec les règles élémentaires d’hygiène.

A la date du 4 octobre 2007, le dernier bulletin de la situation épidémiologique du ministère de la Santé révèle 106 nouveaux cas de choléra sur l’ensemble du pays. Une nette flambée par rapport aux chiffres relevés la veille, c’est-à-dire la journée du 3 octobre 2007 qui faisait état de 77 nouveaux cas sur l’ensemble du territoire sénégalais. Une situation inquiétante, selon les autorités du ministère de la Santé et de la Prévention médicale qui faisaient, hier, face à la presse, dans les locaux du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips).
La maladie des ‘mains sales’ réapparaît au Sénégal. Et elle est devenue, depuis 2004, une maladie endémique pour le pays. Actuellement, six régions sont affectées. Et c’est la région de Diourbel qui constitue la localité la plus touchée par cette épidémie avec un total de 87 nouveaux cas enregistrés, à la date du 4 octobre 2007, dont 68 à Touba, 18 à Mbacké et 1 à Bambey. A elle seule, la région de Diourbel fait plus que le total du pays enregistré la veille (77 nouveaux cas). Ce qui fait dire au Docteur Pape Goumba Faye, directeur de la Prévention, que la maîtrise du choléra passe nécessairement par la maîtrise de la situation à Diourbel. Pour les autres régions, on note à la date du 4 octobre 2007, 13 nouveaux cas pour Louga, 3 pour Saint-Louis, 3 pour Dakar.

La ville de Touba qui a vu le premier cas confirmé cette année le 3 août 2007 à l’hôpital Matlaboul Fawzayni, mérite, quant à elle, une attention particulière, car étant constamment confrontée à un problème d’eau potable. ‘Touba est une ville du point de vue de la taille des populations, mais elle a les attributs d’un village’, a rappelé le Professeur Omar Faye, directeur de la Santé et coordonnateur du Comité de lutte contre l’épidémie de choléra. Selon lui, les problèmes d’urbanisation sont réels avec tout ce qu’il y a comme adduction d’eau, de canalisation, d’assainissement… Et de poursuivre que ‘l’un des défis les plus importants en ce qui concerne le choléra est l’urbanisation’.

Après la région de Diourbel qui totalise 86 % des cas (1 011 cas, dont 2 décès) depuis la date du 3 août 2007, suit celle de Louga avec 6 % des cas (71 cas dont un décès). Les autres régions touchées sont Saint-Louis 3 % (40 cas, dont zéro décès), Dakar 2 % (29 cas, dont 1 décès), Thiès 1 % (13 cas, dont zéro décès), Fatick 1 % (4 cas, zéro décès). Les régions de Matam, Ziguinchor, Tamba, Kolda, Sédhiou, Kaolack touchent pour le moment du bois.

Selon le directeur de la Santé, l’épidémie de choléra exerce une pression terrible sur tout le système de santé. ‘Le choléra a le don d’occulter tous les autres problèmes de santé. Du matin au soir, la presse en parle.

Aujourd’hui, on ne parle que du vibrion cholérique alors d’autres pathologies comme le paludisme tuent plus que le choléra’, a noté le Professeur Omar Faye. Selon lui, le taux de létalité en ce qui concerne le choléra est très faible : 0, 34 %. Un chiffre, dit-il, qui explique l’efficacité de la prise en charge des cas de choléra à travers le pays.

En effet, le Sénégal a mis en place un dispositif de lutte comportant un volet curatif et un volet préventif. En ce qui concerne la prévention, une gestion particulière est notée chez les malades de choléra avec la désinfection des moyens de transport des malades afin d’éviter la propagation du vibrion choléra. ‘Les cadavres de choléra font aussi l’objet d’un suivi particulier avant la cérémonie de la levée du corps’, signale le directeur de la Prévention médicale, responsable du volet surveillance et suivi de l’épidémie à travers le pays. Selon Pape Goumba Faye, une collecte systématique des données, une analyse et une diffusion est effectuée au niveau de chaque district de région. ‘Ceci pour permettre aux équipes sur le terrain d’être plus efficaces dans leurs interventions’. A cela s’ajoute un important lot de médicaments mis à la disposition des districts non encore infectés par le vibrion cholérique.

Mais cet important dispositif ne peut être efficace que si les populations adoptent un comportement responsable. ‘Le choléra n’est pas un problème de médecine, mais un problème d’hygiène. Le ministère de la Santé a fait le maximum, mais c’est au niveau de la population que le problème se pose. Celle-ci adopte un mauvais comportement en ce qui concerne les règles d’hygiène’, a déploré le Professeur Bernard Diop, représentant le Service des Maladies infectieuses du Chu de Fann.

Pr Omar FAYE, directeur de la santé, coordonnateur du comité de lutte contre le choléra : ‘Rester vigilant pour l’ouverture des classes et la nuit de Laylatoul Khadr’

L’ouverture des classes prévue lundi prochain et la célébration de la nuit de Laylatoul Khadr, la semaine prochaine, constituent des moments de grands rassemblements. D’où la nécessité, souligne le Professeur Omar Faye, de rester vigilant. Selon le directeur de la Santé et actuel coordonnateur du Comité de lutte contre l’épidémie de choléra, une bonne lutte passe par une bonne communication et les populations ont intérêt à se positionner positivement par rapport aux messages délivrés.

Le Professeur Omar Faye a par ailleurs souligné la nécessité pour les journalistes d’être bien outillés. ‘Il faudrait aujourd’hui une bonne capacitation des journalistes à traiter les questions de santé. La santé s’inscrit dans un cadre plus vaste et une analyse qui va jusqu’aux racines des maladies s’impose’, a indiqué le directeur de la Santé.

Agents des services d'hygiène : Un corps resté 20 ans sans recrutement

Le personnel des Services d’hygiène est confronté à un réel problème d’effectifs. Non seulement le personnel est vieux, mais le service est un corps resté 20 ans sans recrutement. C’est ce qu’a révélé hier le directeur de l’Hygiène publique, le Colonel Cheikh Samba Ndiaye, qui prenait part à la rencontre entre le Comité de lutte contre le choléra et la presse. Cette situation fait que les descentes opérées au niveau des marchés pour le contrôle de la qualité des aliments ne sont plus fréquentes. Cependant, note le Colonel Cheikh Samba Ndiaye, des actions sont en train d’être menées sur le terrain. Et elles seront plus visibles à l’avenir, promet-il.

I. NIANG
Source: Walfadjri

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Samedi 6 Octobre 2007





1.Posté par Moulaye le 06/10/2007 13:25
Soyons serieux et responsable: le plus grand et l'unique foyer cholérique de ce pays c'est bien TOUBA, la ville sale

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