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Dakar vu par un étranger

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C’est comme si le soleil faisait fondre les habitations qui osaient s’élever trop haut dans le ciel. Dakar est plate, écrasée. Là-haut, seuls les minarets et les rapaces ont leur place. Les premiers chantent, immobiles et insensibles au temps qui fuit. Les seconds sont silencieux et tournoient dans les airs par dizaines. Ils observent au sol la vie bruyante, grouillante et précipitée des hommes. Que voient-ils ?

Un enfer pour les piétons, probablement. Bus, taxis, voitures et camions les méprisent, les frôlent, les klaxonnent, tandis que leur espace vital que sont les trottoirs disparaissent sous les marchandises de toutes sortes ou sont grignotés par la route. Telle est la place des piétons dans cette ville montée sur quatre roues où les espaces verts sont rares.

Et pourtant, les marchands ambulants ne manquent pas, circulant toute la journée entre les pots d’échappement afin d’écouler leurs stocks de ceintures, de cartes téléphoniques ou de lunettes. Les touristes sont quant à eux peu nombreux, découragés par la canicule et le harcèlement dont ils sont victimes dans le centre-ville. Même avertis des différentes combines par les guides de voyage, comment se préparer à ce que quatre personnes vous tombent dessus, les uns vous pressant et vous bousculant pendant que les autres se chargent de fouiller vos poches ? En les voyant prendre la fuite une fois repérés, on comprend que les victimes sont autant les touristes que les honnêtes marchands dont l’activité est salie par les méfaits de quelques-uns. Si peu de gens volent, beaucoup mendient. Enfants, femmes avec nouveau-nés, malades atteints de poliomyélite. On est d’abord choqué, puis on s’habitue.

En poursuivant leur vol plané, les oiseaux de proie apercevront aussi un Dakar plus attachant et moins étouffant. Il suffit de lire les slogans sur les murs, de voir les journaux passer de main en main et les conversations agitées des hommes et des femmes pour comprendre que les Dakarois sont plus latins que les Latins. On parle avec passion de politique, de sport et des dernières nouvelles du quartier ou du pays à grand renfort de gestes et de mimiques. En prenant un Dakar Dem Dikk, on est surpris de voir que tous les usagers présentent leur ticket aux contrôleurs alors que la fraude est encore à Paris un sport particulièrement couru. Et puis, au détour d’une rue sableuse, on entrevoit l’Océan. On descend (par l’avant) et l’on marche de plus en plus vite dans ces rues où les Mercedes croisent des charrettes tirées par des chevaux, dans ces ruelles blanches qui enserrent des enfants joueurs et des chèvres amorphes, et l’on arrive enfin sur la plage. Dakar sans l’Atlantique semble invivable, tant son vacarme et son chaos appellent un espace de fraîcheur et de calme. De la mystique Ouakam où les enfants s’égaillent sur des sacs flottants remplis de polystyrène à la sauvage Yoff qui rappelle les vagues des Landes, la plage est l’indispensable espace de décompression de la cocotte-minute dakaroise. Alignées sur le rivage, face à l’écume, les barques colorées semblent pressées de répondre à l’appel du large. Occupés à rafistoler les filets à l’ombre d’une cahute, les pêcheurs paraissent moins enthousiastes. Pourtant, les embouteillages de la mer semblent bien plus attirants que ceux de la ville.


PAR FABIEN OFFLER (Stagiaire)
Source: Le Soleil

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Samedi 6 Octobre 2007





1.Posté par Absatou le 06/10/2007 11:09
c'est vraiment honteux. En plus vous vous permettez de divulguer cette description du Pays de la téranga via net. ça se voit pourquoi le tourisme a pris du recul. J'exhorte nos leaders à redoubler d'efforts et de prendre ce négatif rapport de l'étranger au sérieux. C'est honteux. Il n'a décrit que ce qu'il a vu........

2.Posté par Moulaye le 06/10/2007 13:23
Si tu as raison de dire que Dakar etouffe, par contre je trouve effarant que tu pointes du doigt une ethnie(je ne suis pas de cette ethnie et je sais que ce sont des fouteurs de merde )
Le problème de Dakar c'est justement le marché Sandaga qu'il faut au plus vite déplacer en banlieue La creation d'une nouvelle capitale est tout simplement une hérésie de WEDDI qui l'a agité pour détourner les sénégalais de la façon catastrophique dont il gère ce pays
L'autre idiotie qui, à terme va causer beaucoup de problème à la circulation à Dakar, c'est l'emplacement du nouveau Centre Commercial qui est trop pres de l'autoroute ensuite il s'y ajoute lechangeur de Malick Sy qui est deja etroit
Voila quelques exemples pour montrer l'amateurisme de ceux qui nous dirigent

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