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Dakar 2008 : Un nouveau record de participation

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La 30e édition du « Dakar » se fêtera sous le signe d’un nouveau record de participation avec 570 véhicules (245 motos, 205 voitures, 100 camions et 20 quads) qui prendront le départ le 5 janvier 2008 à Lisbonne en espérant arriver sur les rives du Lac Rose le 20 janvier. Soit 60 de plus que l’année dernière.

2008 sera une année de référence pour le « Dakar » avec, pour la 30ème édition du rallye-raid le plus célèbre au monde, une participation record de 570 véhicules avec des pilotes indien, namibien, guatémaltèque, kenyan, kazakhs, chinois qui viennent agrandir la famille du « Dakar » et la porter à 50 nationalités. Le caractère international de l’épreuve s’affirme donc d’année en année avec des concurrents venus d’horizons divers et prêts à défier les routes sablonneuses et rocailleuses et les déserts. Ils seront encore nombreux à tenter l’aventure pour la première fois puisqu’on comptera 40% de « rookies » à moto et 18% en voiture ; de plus, il faut souligner le rajeunissement des pilotes engagés car près de la moitié des concurrents à moins de 40 ans. Hier, Amaury Sport Organisation (ASO), organisatrice de l’épreuve, en collaboration avec la FSAM (fédération sénégalaise de sport auto et moto) et les autorités, a présenté à Dakar, cette course d’endurance qui se disputera pendant une quinzaine de jours, sur les territoires portugais, espagnol, marocain, mauritanien et sénégalais.

Epreuve d’endurance effectivement puisque se disputant en 15 étapes sur 9273 km dont 5736 de spéciale. Et le « Dakar » renoue en 2008 avec une ancienne tradition, avec l’arrivée dans la capitale sénégalaise le dimanche, dernier jour de la course. La caravane entre ainsi au Sénégal par Saint-Louis qui n’avait plus été empruntée par le rallye depuis 1999. Pour Etienne Lavigne, directeur du « Dakar », la diaspora de cette compétition est incroyable ; « car c’est une compétition où les meilleurs du monde seront là avec un hôte de marque en la personne du boxeur Brahim Asloum, champion olympique et champion d’Europe. Elle apporte aussi beaucoup au Sénégal en termes de retombées financières, touristiques et écologiques », a indiqué M. Lavigne qui avait à ses côtés le directeur de cabinet du ministre des Sports et des Loisirs, Mamadou Dia. En effet, un million d’euros (soit environ 650 millions de francs cfa) ont été dépensés en 2007 pour l’organisation du « Dakar » au Sénégal. Et tout le tissu économique du pays est concerné par les retombées économiques du passage du rallye. Et rien que le carburant acheté sur place représente plus de 150. 000 euros.

L’impact environnemental aussi est maîtrisé puisque pour la première fois, tous les concurrents engagés en catégorie moto, à qui l’organisation fournit du carburant sur la partie africaine du rallye, seront ravitaillés avec une essence dans laquelle a été intégré du biocarburant. L’autre sujet qui intéresse les Sénégalais, c’est « Action Dakar », un programme de développement mené en faveur des populations africaines depuis 2002. C’est une action initiée par le « Dakar » et l’ONG SOS Sahel et qui a bénéficié en 5 ans, à 310.463 personnes et permis la réalisation de 140 projets au Sénégal. Ce programme de développement mené en faveur de la protection de l’environnement, repose sur une démarche particulière. Elle ambitionne de donner la possibilité aux bénéficiaires d’être les acteurs de leur propre développement.

Sécurité

Le directeur du « Dakar » a également souligné que sur le plan de la sécurité routière, les organisateurs du rallye et les autorités sénégalaises ont travaillé en étroite collaboration. « Les services de police et la gendarmerie mettront en place un vaste dispositif de sécurité, avec le concours du service de coopération technique internationale de Police. En amont de la course, une campagne de sensibilisation sera menée auprès des populations locales avec des messages radios, des interventions pédagogiques dans 35 écoles et la distribution de 20.000 bandes dessinées », a déclaré pour sa part Roger Kalmanovitz, le chargé des relations extérieures et de la sécurité.

Ainsi, les gros moyens seront déployés pour assurer la sécurité de la course, mais aussi des populations qui vont sans doute se masser tout le long de la route de passage de la caravane. Le plus grand rallye-raid du monde selon ses organisateurs, en sera à son 27e passage au Sénégal, avec ses villes étapes traditionnelles que sont Saint-Louis, Tamba et Dakar. Mais pour l’édition 2008, la région orientale ne sera pas visitée par la caravane pour des raisons d’alternance, selon Etienne Lavigne.

« Depuis quatre ans, le « Dakar » affiche complet dés le mois de juin. Pour 2008, les équipes du rallye ont donc mis en place une procédure de sélection pour contrer la brutalité du principe du « premier arrivé, premier servi ». Cette année, les dossiers de candidature étaient attendus du 15 mai au 22 juin afin de permettre aux concurrents potentiels de peaufiner leur projet. Le délai accordé a donné l’occasion aux amateurs du désert de manifester leur enthousiasme, obligeant l’organisation à refuser de nombreuses demandes afin de préserver de bonnes conditions de course tant sur le plan sportif qu’en terme de sécurité et de convivialité sur le bivouac », a ajouté Etienne Lavigne.

12 concurrents sénégalais à l’assaut des grands espaces

Ils seront 12 concurrents sénégalais à prendre le départ le 5 janvier prochain, pour le rallye raid le plus disputé des courses auto-moto : 5 en moto et 7 en auto. Mame Less Diallo (n°36), Alioune Sarr (n°121), Olivier Lecocq (n°126), Jean-Hugues Moneyron (n°127), Cheikh Yves Jacquemain (n°221) en moto et Thierry Charbonnier/Abdou Thiam (n°345), Vanina Ickx/Syndiély Wade (n°391), Kamil Rahal/Patrick Albassit (n°507) en auto. Pour cette 30è édition de l’épreuve qui porte le nom de la capitale sénégalaise, les « Lions des sports mécaniques » ambitionnent de faire briller leurs couleurs nationales ; même s’ils savent que ce ne sera point facile.

Hier, en marge de la conférence de presse de présentation du « Dakar » à l’Ecurie Sénégal, sur la corniche est, ils ont également été présentés au public. Parmi eux, seuls Cheikh Yves Jacquemain (moto) et le duo Kamil Rahal/Patrick Albasset (auto) sont des novices. Tous les autres ont déjà goûté aux joies et difficultés de cette compétition, avec des fortunes diverses. Cette fois, ils comptent et espèrent tous être présents à l’arrivée, le 20 janvier au Lac rose. Ambitions de Sénégalais.

Abdou Thiam (copilote auto) : « Une expérience nouvelle pour moi »

« En début d’année, je ne voulais pas prendre part au rallye parce que la recherche du budget est quelque chose qui prend beaucoup de temps et j’ai des obligations professionnelles. Donc, je n’avais pas le temps, je n’avais pas envie de courir après le budget. Une équipe m’a proposé de partir comme copilote. C’est une expérience nouvelle pour moi après 2002. Mais il faut dire que j’ai déjà couru deux fois tout seul ».

Syndiély Wade (copilote auto) : « Franchir la ligne d’arrivée est un véritable exploit »

« On nous pose souvent la question de savoir pourquoi l’Afrique et les sénégalais ne gagnent jamais sur le « Dakar ». L’Afrique a un représentant professionnel, c’est le Sud-Africain Giniel De Villiers ; mais le « Dakar » a la particularité d’avoir deux courses dans une course. C’est-à-dire d’un côté, une course de professionnels et de l’autre, une course d’amateurs. Il ne faut pas confondre les deux, car c’est comme si on disait deux avions qui font la course avec d’un côté, un avion de ligne d’Air Sénégal et de l’autre, un avion de chasse. Il n’y a même pas photo entre les deux. C’est exactement la même chose pour le « Dakar » avec des pilotes professionnels et des pilotes amateurs. En dehors de ça, le « Dakar » est une épreuve d’endurance, c’est comme un marathon. Moi, j’ai la chance d’avoir participé à quatre marathons, ça veut dire courir 42 kilomètres ; ce qui n’est pas facile. Et vous pouvez me croire, franchir la ligne d’arrivée du « Dakar » est un véritable exploit ».

Cheikh Jacquemain (pilote moto) : « Je me prépare à affronter l’épreuve »

« Mon budget n’est pas totalement bouclé et les sponsors attendent jusqu’au dernier moment pour réagir car peut-être qu’ils estiment qu’à 18 ans, je suis trop jeune et ils n’ont certainement pas confiance. Sinon, en ce qui concerne la préparation tout va bien car j’ai roulé avec Syndiély pendant une semaine en Mauritanie, j’ai été en France aussi pour un stage de pilotage avec Marc Coma, vainqueur du « Dakar » en moto. J’ai fait aussi le championnat national du Sénégal de moto ; mais, il faut dire que le « Dakar » ne se prépare pas en un mois et je n’ai pas l’expérience des Abdou Thiam ou Mame Less Diallo. Mais je me prépare bien en conséquence pour affronter l’épreuve ».

Mame Less Diallo (pilote moto) : « Représenter dignement notre pays »

« Le « Dakar » se prépare sur toute une année et ici au Sénégal, ce n’est pas du tout évident de trouver des sponsors. Comme on le sait, nous sommes des amateurs, nous ne sommes pas des champions du monde et nous ne sommes pas payés pour, on essaie de réaliser notre rêve, c’est une passion qu’on a depuis notre tendre enfance. Je suis très content parce qu’il y a Alioune Sarr et Cheikh Jacquemain qui prennent aujourd’hui la relève. Je crois qu’ils ont fait un grand pas au Sénégal, et même en Afrique. J’ai des amis mauritaniens qui le font aussi et j’espère qu’on va continuer à représenter dignement notre pays ».

Alioune Sarr (pilote moto) : « Nous avons moins de chance que les professionnels »

« J’en suis à ma troisième participation au « Dakar ». Mais il faut dire que le problème c’est les sponsors. On n’a même pas le temps de s’entraîner normalement à cause de la recherche de sponsors qui quelques fois réagissent à la dernière minute, ils ne tiennent pas compte de la préparation. Ce qui fait qu’on va arriver au départ déjà fatigué. Donc, on a moins de chance que le professionnel. La réponse à la question de savoir pourquoi on ne gagne pas le « Dakar » se trouve là aussi ; sans oublier qu’on a affaire à des professionnels qui sont plus aguerris que nous. Cependant, cette année, j’ai eu de nouveaux sponsors qui ont répondu à l’appel, ce qui n’était pas le cas les autres années. Donc, je les remercie au passage. On continue notre préparation à travers les compétitions du championnat du Sénégal ».

Jean Hugues Moneyron (pilote moto) : « Rendez-vous au Lac Rose »

« J’en suis à mon 4e « Dakar » et je n’ai aucun souci pour ma participation ; j’encourage plutôt mes deux jeunes poulains que sont Cheikh Jacquemain et Alioune Sarr et même Mame Less Diallo. Donc, je donne rendez-vous au Lac Rose le 20 janvier prochain ».

Kamil Rahal (pilote auto) : « Un rêve de gosse qui se réalise »

« C’est un rêve de gosse qui se réalise aujourd’hui. Ce n’est pas toujours facile de participer au rallye du « Dakar ». Donc, je remercie notre fédération nationale qui nous a quand même aidés à participer à ce gros challenge. Et comme l’a dit Syndiély, notre challenge c’est de représenter dignement l’Afrique et pour gagner, il faut vraiment d’autres moyens et une autre préparation. Nous faisons le « Dakar » par passion, par plaisir et notre plus grande victoire sera d’arriver au Lac Rose et on se battra pour arriver tous à Dakar et nous serons vraiment très fiers de vous représenter au Lac Rose en tant qu’équipage africain ».

Source: Le Soleil

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Mercredi 19 Décembre 2007

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