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« Dakar » 2008 : Le parcours présenté ce matin aux concurrents sénégalais

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Pour l’étape sénégalaise de la présentation du « Dakar » 2008, Etienne Lavigne, le directeur de l’épreuve et Roger Kalmanovitz, le chargé des relations extérieures et de la sécurité, auront face à eux, ce matin à l’Ecurie Sénégal, bien des visages inconnus. Et pour cause, le bataillon des Sénégalais sur la 30ème édition qui partira le 5 janvier de Lisbonne (Portugal) comportera beaucoup de bleus. En motos, Cheikh Jacquemain et Olivier Lecocq, Français travaillant en Côte d’Ivoire mais engagé par la FSAM, vont vers leur grande première sur le plus célèbre et le plus dur des rallyes raids au monde. Ils pourront cependant compter sur les précieux conseils de Mame Less Diallo qui en sera à sa onzième participation, voire de Alioune Sarr et de Jean Hugues Moneyron dont les silhouettes commencent à faire partie du décor.

En autos également, l’équipage Kamil Rahal - Patrick al Bassit se lance pour la première fois dans l’épreuve. Idem pour Jean Philippe Alpa, également licencié à la FSAM, mais qui aura en José Lopès, un copilote qui connait déjà la compétition pour avoir « navigué » pour Abdou Thiam. Celui-ci, justement, partira une énième fois, sous la bannière de la fédération sénégalaise de sport automobile et motocycliste, mais en copilote avec le Français Thierry Charbonnier, un autre habitué du circuit. Enfin, Syndièly Wade repartira encore cette année, mais dans un équipage 100% féminin avec Vanina Ickx, la fille du grand champion Jacky Ickx.

L’objectif commun à tout ce beau monde, c’est d’être sur les bords du Lac Rose, le 20 janvier, dernier jour de compétition. Ce matin, ils se feront expliquer (à nouveau pour certains) les grandes lignes du « Dakar » 2008 fortement aux couleurs sable.

Syndiély Wade, pilote sénégalaise : « En équipage féminin pour de nouveaux objectifs »

Le « Dakar 2008 » s’élancera le 5 janvier prochain à Lisbonne pour retrouver les rives du Lac Rose à Dakar au Sénégal le 20 janvier 2008, après avoir traversé l’Espagne, le Maroc, la Mauritanie. Syndiély Wade, la seule femme sénégalaise de cette compétition, sera encore de la partie mais avec cette fois pour coéquipière de Vanina Ickx, une habituée des courses automobiles et qui a fait son premier « Dakar » en 2000 aux côtés de son papa Jacky Ickx, champion du monde auto. Cette année cette dame qui aime les défis et la perfection est déterminée à aller jusqu’au bout ; c’est-à dire être au Lac Rose.

A quelques semaines du départ de la 30e édition du « Dakar », où en êtes-vous avec la préparation ?

Nous sommes dans une phase de finalisation de la préparation, parce que se lancer sur un « Dakar » n’est pas une mince affaire et demande une bonne préparation du véhicule. Fort heureusement, je m’appuie sur une équipe compétente et qui a une excellente réputation. Il s’agit de MD Rallye Sport, la structure qui va s’occuper de mon assistance mécanique sur le « Dakar » et qui accueille sept autres véhicules de course dont un autre équipage sénégalais Kamil Rahal/ Patrick Albassit. Il faut donc caler pas mal de choses avec la structure d’assistance, définir une liste de pièces détachées à emporter dans les camions, faire un choix de pneus pour le tracé de cette édition du Dakar. En fait il ne faut rien oublier, ne rien laisser au hasard.

Quel genre de voiture allez-vous piloter cette fois ?

J’ai toujours roulé sur des 4x4 NISSAN, d’abord un PATHFINDER puis un PATROL. Mais cette année, je piloterai un prototype, un châssis tubulaire appelé SPRINGBOK réalisé à partir de ponts de NISSAN PATROL. Ce n’est pas un second ligne de l’équipe de rugby d’Afrique du Sud, mais un prototype, qui je l’espère sera aussi solide.

Vous serez seule au volant ou vous irez en co-pilotage ?

Pour le « Dakar » 2008, j’ai voulu me fixer de nouveaux objectifs en prenant le départ en équipage féminin. Cela faisait déjà quelques années que j’avais ce projet à l’esprit, mais il fallait trouver la bonne personne. Et je dois remercier Paul Libens, le promoteur du circuit automobile de Sindia, qui m’a mis en relation avec Vanina Ickx, pilote de circuit et fille du champion Jacky Ickx. Etant donné qu’elle est pilote et que je suis à l’origine de ce projet, nous allons partager le volant. Vanina fera les étapes de pilotage, c’est-à-dire celles du Portugal et du Maroc et je prendrai le volant pour le franchissement des dunes. Ainsi je commencerai certainement à partir de la Mauritanie.

Et vous êtes confiante quant à ce co-pilotage avec Vanina Ickx ?

Avec beaucoup d’humilité vous savez que le « Dakar » est une épreuve difficile qui comporte 20% de professionnels et 80% d’amateurs. Mais parmi les 80% d’amateurs il y a beaucoup d’anciens pros qui sont d’anciens pilotes de formule 1, de WRC, des « 24 heures du Mans » et le niveau y est très relevé. Il faut donc rester humble et lucide. Notre objectif est par conséquent de franchir l’arrivée. Arriver sur le Dakar, c’est comme arriver au bout d’un marathon de 42 km, ce n’est jamais gagné d’avance. Les étapes se gèrent les unes après les autres sans aucun calcul. Et même au cours d’une étape, nous gérons l’instant présent.

Mais j’ai confiance en notre équipage et notre projet de partage du volant, la chose la plus importante à mon avis étant d’avoir un caractère souple car c’est avec la fatigue que tous nos défauts ressortent, et que l’on peut en arriver à ne plus supporter l’autre. Cela arrive sur le « Dakar » plus souvent que vous ne pouvez l’imaginer. Et Vanina et moi avons un caractère facile et nous nous entendons bien. Elle n’est pas copilote mais a déjà co-piloté son père sur son premier « Dakar ».

Vous êtes la seule Sénégalaise à faire le « Dakar » depuis quelques années. Est-ce à dire qu’il n’y en a pas d’autres qui peuvent le faire ?

Il est vrai que je suis la seule Sénégalaise à faire le « Dakar » et suis convaincue qu’il existe d’autres jeunes femmes pouvant participer à ce type de compétition. Mais mon cas est atypique puisque je me suis lancée sur le « Dakar » sans aucune expérience au préalable en course automobile. En 2003, je suis partie dans l’inconnu et à force de volonté et de ténacité, alors qu’il me manquait la technique, je me suis accrochée et j’ai pu finir mon premier « Dakar ». Je participe cette année au Championnat du Sénégal des Rallyes Terre en tant que copilote de Jean Dagher et j’ai pu constater que trois jeunes Sénégalaises sont copilotes sur le Championnat. Et je ne serai pas étonnée de les retrouver un jour sur le « Dakar ».

Qu’est-ce qui vous pousse à disputer une compétition aussi difficile que le « Dakar » ?

C’est que j’aime les défis. Lors de ma première participation en 2003 au « Dakar » sans expérience en course automobile, je me suis dit que si d’autres y arrivaient, je pouvais y arriver aussi. A l’époque, Thierry De Lavergne et moi formions un team et je dois reconnaître qu’il est un excellent pilote, qu’il m’a mis le pied à l’étrier et qu’il m’a donné de précieux conseils. Ensuite en 2006, j’ai du sortir de ce team car je ne voulais pas le gêner et le limiter dans sa recherche de sponsors. En effet, mon statut ne me permet pas de démarcher n’importe qu’elle entreprise.

Et maintenant est-ce que vous avez pu réunir les fonds pour participer à ce « Dakar 2008 » ?

La recherche de sponsors est très difficile pour tout le monde. Je dois dire que j’ai de la chance car j’ai des sponsors qui me suivent depuis plusieurs années, ils sont toujours là à mes côtés et je les remercie de leur confiance. Je dois dire aussi que sur quatre participations, je suis allée trois fois au bout, ce qui est rare et très difficile parce que même parmi les professionnels qui participent au « Dakar », beaucoup n’arrivent jamais au bout. Ils ont pourtant une grande expérience de la course automobile. Ainsi, on peut considérer qu’arriver trois fois sur quatre est une performance.

Comment vous voyez le tracé du parcours de ce « Dakar 2008 » ?

Vous savez, je m’intéresse beaucoup à la navigation et ai archivé les parcours et road books des courses précédentes auxquelles j’ai participé. J’ai commencé à étudier le parcours de cette année et ai assisté à la conférence de presse d’A.S.O. à Paris et je peux vous dire que ce « Dakar » va être très difficile. L’année dernière, beaucoup de concurrents se sont plaints du tracé et trouvaient qu’il n’y avait pas assez de dunes, j’en faisais partie. Je crois que les organisateurs nous ont préparé un « Dakar » difficile, d’une part pour répondre aux critiques, et d’autre part parce que cette édition est le 30ème anniversaire et qu’un anniversaire se doit de rester dans les mémoires ».


Recueillis par C F KEITA

Source: Le Soleil

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Mardi 18 Décembre 2007

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