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DROITS DE L’HOMME : Des ONG déplorent les lenteurs dans l’organisation du procès d’Habré

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DROITS DE L’HOMME : Des ONG déplorent les lenteurs dans l’organisation du procès d’Habré
Alioune Tine ne lâche rien dans ce qui reste l’un de ses principaux combats. Trois organisations de défense des droits de l’Homme ont déploré les lenteurs dans l’organisation du procès de l’ancien président tchadien, Hissène Habré, accusé de violations des droits de l’Homme pendant qu’il était au pouvoir de 1982 à 1990.
L’Association des victimes des crimes et répressions politiques au Tchad (AVCRP), l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (ATPDH) et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO) rappellent que le Comité de l’ONU contre la torture a demandé au Sénégal de poursuivre ou d’extrader Hissène Habré. "Aucune action judiciaire n’a encore été prise par le gouvernement du Sénégal", regrettent-elles dans un communiqué publié vendredi 16 mai à Dakar. "On court depuis 17 ans pour qu’Hissène Habré soit jugé, pour qu’on comprenne la vérité sur ce qu’on a souffert. Aujourd’hui le temps nous est compté. A moins que le Sénégal n’agisse vite, il risque de ne plus y avoir de victimes vivantes le jour du procès", a déclaré le fondateur de l’AVCRP, Souleyemane Guengueng, cité dans le communiqué. M. Habré vit en exil au Sénégal depuis son éviction du pouvoir par son ancien chef d’état-major de l’armée, Idriss Déby, en décembre 1990.

En février 2000, la justice sénégalaise l’avait inculpé pour violations des droits de l’Homme avant de s’estimer, plus tard, incompétente pour le juger. La justice belge avait alors lancé un mandat d’arrêt international contre lui et demandé, sans succès, son extradition. Le 17 mai 2006, suite à une plainte déposée par ses victimes, le comité de l’ONU contre la torture avait accusé le Sénégal de viol des droits de l’Homme en refusant de juger ou d’extrader M. Habré. En juillet de la même année, à la demande de l’Union africaine (UA), le Sénégal acceptera de le juger. "A ce jour, les autorités sénégalaises n’ont pas concrétisé leur engagement", déplorent les trois organisations de défense des droits de l’omme. Le Sénégal avait déclaré au Comité de l’ONU qu’il était prêt à juger M. Habré, mais qu’il avait besoin d’une aide financière et technique internationale. "Ce n’est pas l’argent qui manque, mais la volonté politique réelle du Sénégal d’organiser le procès", a déclaré le président de la RADDHO, Alioune Tine, cité dans le communiqué.

Source: Nettali

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Samedi 17 Mai 2008

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