Le maire de la Commune d'arrondissement de Fann-Point E-Amitié, Dr Malick Diop, a dégagé toute responsabilité de son cabinet dans la délivrance des sommations de déguerpissement aux alentours de la cité Claudel. «Les sommations n'émanent pas de notre mairie, mais l'occupation de la voie publique est autorisée à titre précaire et révocable», déclare M. Diop. Tout en soutenant qu'il compatissait par rapport aux pertes enregistrées par les victimes des démolitions de vendredi, la maire de Point E estime que «cette opération est importante pour le futur en ce sens qu'elle permet aux collectivités locales, démembrements de l'Etat qui ne peuvent pas s'opposer lorsque l'Etat a besoin de la voie publique, de savoir comment gérer l'espace public».
Revenant sur cette opération, le Dr Malick Diop a indiqué qu'elle est «très simple» parce qu'entrant dans le cadre d'aménagement de voies de déviation du fait des travaux d'élargissement de la route de Ouakam. Et, soutient-il, «c'est d'utilité publique, c'est pourquoi on parle d'occupation précaire, donc pas de construction en dure ni sous-location, et de révocable parce que l'Etat peut en user quand il veut».
Même s'il reconnaît que la mairie percevait plus de 20 000 F Cfa par mois de loyer sur ces magasins, le Dr Malick Diop considère que «c'était du social, puisque ce loyer était plafonné à 20 000 F Cfa».
A. A. Seck
Source Le Populaire