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DOUDOU WADE SUR SON INITIATIVE : “Il fallait trouver une solution de sortie de crise”

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C’est un Doudou Wade « très sensible » au déplacement de journalistes vers lui, à la « source », pour avoir des éclairages sur la rencontre qui a précédé la réunion du Comité directeur que nous avons rencontré, hier soir, dans son bureau à l’Assemblée nationale. Avec beaucoup de regrets, le président du groupe parlementaire libéral sort ces mots, « contrairement à ce qui se dit dans la presse par des journalistes que je n’ai pas vus ». Il se dit sûr qu’ils n’ont contacté ni Babacar Gaye ni Pape Diop, les seuls autres témoins de l’audience que le président de la République a accordée à Macky Sall. Dans cet entretien, il revient sur les moments de son initiative politique d’inviter Macky Sall à démissionner.



DOUDOU WADE SUR SON INITIATIVE : “Il fallait trouver une solution de sortie de crise”
Lors de la réunion du Comité directeur, j’ai fait un compte rendu des activités du Parlement et principalement des difficultés que traverse notre groupe et des mesures que j’ai prises pour trouver solution à la crise. Les résultats du Comité directeur sont connus notamment la suppression du poste de N°2, le changement de Porte-parole ou ma désignation pour assurer les relations avec les groupes parlementaires. Donc, on peut dire que je suis sorti de cette réunion avec de nouvelles responsabilités. La lecture politique qu’on peut en tirer, c’est que je ne suis pas sorti de cette réunion affaibli. Mais je voudrais mesurer la tâche combien difficile qui m’incombe maintenant parce que je dirige un groupe parlementaire composé de 131 députés de niveau intellectuel très élevé. Je pense qu’avec l’aide de Dieu, le soutien et l’assistance de tous mes collègues mus par la même ambition d’une Assemblée nationale forte, soucieuse des préoccupations des populations, une majorité qui accompagne le gouvernement autour du programme : continuons à bâtir le Sénégal.

Auteur de la seconde pétition

Il faut remarquer que depuis trois semaines, la presse a commencé à parler de la circulation d’une pétition. Je voudrais dire ici, solennellement, devant Dieu et mes compatriotes que je respecte, que je n’ai pas vu cette première pétition. Je ne l’ai pas signée et on ne m’en a pas parlé. Maintenant, qu’est ce que j’ai fait personnellement ? Nous étions arrivés à un moment politique assez difficile compte tenu des problèmes réels entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale mais aussi et surtout entre le Secrétaire général national du parti et son adjoint. J’étais à Abuja lorsque la Commission des finances a adressé une lettre pour des consultations. Mais, malheureusement, l’objet de cette lettre était une audition.

Mauvaise interprétation des textes

Nous avons plusieurs commissions techniques qui peuvent convoquer à tout moment les ministres pour les entendre sur des sujets divers. Il y a eu cette confusion où c’est la Commission des finances qui s’occupe d’infrastructures. Il faut souligner qu’il y a des commissions d’enquête parlementaire mis à la disposition de l’Assemblée. En second lieu, lorsque le président de la République a à son tour écrit au président de l’Assemblée nationale, il lui a dit qu’il a mal interprété leur Règlement intérieur parce parce qu’il ne peut pas convoquer un fonctionnaire sans autorisation de sa hiérarchie. Le chef de l’Etat a répondu alors que dès l’instant que le président de l’Assemblée nationale n’a pas respecté le Règlement intérieur, qu’il lui permette de ne pas donner l’autorisation aux fonctionnaires de venir à l’audition.

Fuites dans la presse

A ce niveau de responsabilité institutionnelle, la règle voudrait que le président de l’Assemblée nationale réponde de lui-même. Cela n’a pas été fait. Au contraire, c’est le président de la Commission des finances qui le fait à sa place. Et là, selon Mamadou Seck, il y a eu un malentendu ou un jeu. Car après la rédaction de la lettre pas faite par sa secrétaire, le président de la Commission des finances en partance sur l’Allemagne a demandé à ce que la lettre ne parvienne pas à la presse. Mais c’est sur la route de l’aéroport qu’un journaliste l’a appelé pour confirmer ce qu’il avait écrit dans la même lettre. Donc la correspondance est arrivée dans la presse avant même que le président de la République la reçoive. Je pense que c’est indécent, surtout émanant d’une institution où le président de la République est majoritaire.

Absence de consultations politiques

Du point de vue politique, il y a des relais entre un gouvernement et sa majorité parlementaire. Le Secrétaire général national adjoint n’a pas du tout consulté son Secrétaire général encore moins son groupe. Il y a alors un problème. A partir de ce moment, les instances politiques s’en sont saisies et principalement les fédérations départementales de notre parti. Le porte-parole d’alors, le directeur des structures du parti (Abdou Fall et Ousmane Masseck Ndiaye, ndlr) ont fait une sortie. Pendant ce temps, en tant président du groupe, je n’ai pas réagi. Mais, dès l’instant que nos bases politiques qui nous ont portés à l’Assemblée ont commencé à s’agiter et prendre position sur cette affaire politique, on ne pouvait plus pour en tant qu’élu et président de la groupe ne pas se prononcer.

Rétablir la confiance entre la Présidence et l’Assemblée

J’ai pris, à partir de ce moment, la décision de sortie de crise tout en précisant que je n’ai jamais dit que je vais enlever Macky Sall de son poste de président car je ne peux pas le faire. Ni le Règlement intérieur de l’Assemblée encore moins la Constitution ne me le permettent. Il fallait, pour moi, trouver une solution et en posant des actes politiques majeurs. Le Comité directeur a été convoqué. Je me suis dit qu’avant cette réunion, il faut que Macky Sall pose un acte politique. C’est ainsi que j’ai initié ma pétition. Dans l’exposé des motifs, j’ai dit en résumé qu’il y avait des manquements et des fautes ont été commises par Macky Sall qui a instauré des relations tendues entres les deux institutions. J’ai décidé de rétablir la confiance entre la présidence et l’Assemblée nationale pour éviter une crise institutionnelle.

Reconnaître les manquements

Pour mettre à l’aise la majorité des 131 membres qui avait décidé sur proposition du Secrétaire général national de voter pour Macky Sall, seul candidat, à la tête de l’Assemblée, il fallait que je lui en parle. Je ne lui ai pas envoyé la pétition. Je suis allé le voir. Je dois signaler que c’est avec beaucoup de difficultés que je suis parvenu à rencontrer Macky Sall chez lui, en compagnie de quelques collègues pour porter témoignage. Je lui ai signifié que j’étais venu le voir en tant que frère et ami. Je lui ai dit : ’’Notre souhait était que vous rencontriez le Secrétaire général national du parti avant le Comité directeur, pour lui exprimer votre loyauté, reconnaître les manquements notés, lui remettre la confiance qu’il avait placée en vous et être à sa disposition dans le cheminement que nous sommes en train de faire’’. Je lui a dit, à partir de ce moment, que des relais vont entrer en jeu pour trouver des solutions de sortie de crise.

J’ai été régulièrement avec lui et je l’ai soutenu

Le président Macky Sall m’a répondu en me signifiant son mécontentement à mon égard. Ce que je comprends naturellement. Il m’a dit : ’’Mon grand-frère, je ne comprends pas que, pour la première fois, vous fassiez quelque chose sans m’en parler au préalable’’. Il a reconnu que j’ai été régulièrement avec lui et je l’ai soutenu tout au long de ce cheminement. Je lui ai honnêtement dit qu’effectivement, je ne l’ai pas fait, non sans lui rappeler que c’est la première fois, depuis longtemps, que nous sommes restés un jour sans nous voir au moins deux fois. J’ai poursuivi mon propos en lui disant qu’il était nécessaire, compte tenu de ma vision et de la direction que prenait cette crise qui allait aboutir à l’Assemblée, que je prenne mes dispositions en tant que président d’un groupe politique majoritaire. C’est à partir de ce moment qu’il a dit qu’il prenait acte de ma proposition. Nous nous sommes séparés pour nous retrouver à nouveau au Palais pour la réunion du Comité directeur.

Pour parler seul au président, Macky Sall m’a écarté

Nous étions ensemble lorsque le président Wade, Secrétaire général national du Pds nous a invités à aller à la réunion. C’est en ce moment que Macky Sall a dit au président qu’il souhaitait lui parler seul à seul alors pendant que le Secrétaire général national voulait qu’on assiste à la discussion. Je dois souligner que la règle voudrait que j’assiste à la rencontre avec le président car j’en suis l’initiateur. Mais Macky Sall m’a tout de suite écarté. Cinq minutes après leur entrevue, le président m’interpelle par mon nom pour nous inviter Pape Diop, Babacar Gaye et moi à les rejoindre. Le Secrétaire général national s’adresse à moi : ’’Macky Sall soutient que vous lui avez dit avoir reçu mes instructions en vue d’une pétition’’. Je regarde Macky Sall les yeux dans les yeux. Je lui demande : ’’Macky, c’est moi qui vous ai dit ça ?’’ Il répond : ’’Non, ce sont des députés qui me l’ont appris’’. Alors, je lui ai rétorqué : ’’A ce niveau de responsabilité, vous n’avez pas le droit de dire cela. Dieu a fait que je sois présent sur ces lieux. Mais, si je n’étais pas là, vos propos auraient pu avoir des conséquences fâcheuses pour moi’’.

L’absence au Comité directeur est une erreur politique

On a continué la discussion à trois et Macky Sall a fait la situation politique pour dire que les fédérations se soulèvent pour réclamer la suppression de son poste. Il a demandé au Secrétaire général national d’en tirer les conséquences. Le président lui a répondu que c’est à lui d’en tirer les conséquences et qu’il n’arrêterait pas le parti ni personne. Le président a ajouté qu’il écoute tout le monde et toutes les structures du parti avant de prendre une décision. A partir de ce moment, Macky Sall a pris son courage à deux mains pour dire au Secrétaire général national qu’il présente sa démission de son poste de N°2. Le président lui dit qu’il attend qu’elle lui soit notifiée par écrit. S’agissant de la présidence de l’Assemblée nationale, Macky Sall a dit qu’il va réfléchir et le Secrétaire général national lui répond : ’’C’est très bien’’. Sur ce, il nous demande d’aller à la réunion du Comité directeur. Mais, Macky Sall n’a pas daigné suivre le Secrétaire général national à la réunion du Comité directeur. C’est une erreur politique. Cet acte peut s’analyser comme un changement de cap unilatéral. L’image est très forte. Ce sont deux compagnons qui cheminaient ensemble jusqu’au moment où l’un d’eux à décidé de rebrousser chemin en tournant le dos.

Source: le Soleil

Article Lu 1645 fois

Lundi 19 Novembre 2007





1.Posté par damis le 19/11/2007 07:51
Doudou wade il faut arreter. tu poses des actes vraiment forts qui ne respectent ni la loi ni la dignite humaine

2.Posté par aboubacry le 19/11/2007 09:56
ah c'est lui doudou wade?? c'set un vieux singe aussi ce type je t'avais jamais vu mais je savais deja que tu pouvais pas ètre autrement.

3.Posté par dada le 19/11/2007 10:52
toi le vieux singe mandikate bi tu oubli ke l'autre jour on s'est croiser dans cet hotel tu etais avec cette petite pute domaram lou gigne ndiack rek yaw la tu croix ke demain ne fera pas jour si si te sa bess di na niawe pourkoi vs etes si mechant pour creer un tel desordre vs ferez mieux de conseiller au presi de se rappeller de ke yalla rek moy bour te woor te ay ndawam rek ka matt ndaw.sou fi neke ba legui mo takh con na khamne moy khoun fa yakhoun

4.Posté par taar le 19/11/2007 11:45
de grace epargner nous tous ce tralala car vraiment on en marre on vous a tout donné la présidence, la majorité à l'assemblée mais vous aussi travaillez et arreter ces stupides querelles

5.Posté par MBAYE le 19/11/2007 13:30
je croix que ses querelles partisanes doivent etre regler a leur base mais non pas associé les institutions si ça continu dans cette mouvance nous allons assister a la faillite des institutions ce qui est grave pour le pays

6.Posté par MILDIA le 19/11/2007 13:50
PDS Pabi Dom bi Sokhnasi maintenant le neveu et la famille est au complet de grace travailler et fouter nous la paix

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