Référence multimedia du sénégal
.
Google

DOSSIER - VIOLS ET AUTRES VIOLENCES SEXUELLES SUR LES ENFANTS: Dr. Ndoye « nous avons tous des fantasmes visibles ou cachés »

Article Lu 12200 fois

Au vu du rythme auquel on enregistre les cas de viols, l’on est tenté de se demander ce qui peut bien se passer dans la tête des auteurs de tels actes. Exposant sur les causes de déviances sexuelles, le psychologue Omar Ndoye nous apprend que certains violeurs sont des malades qu’il faut soigner.



La remarque est générale et crève davantage les yeux chaque jour que les médias relatent une énième affaire de viol très souvent perpétré sur un enfant sans défense. Ces bourreaux des enfants sont-ils toujours conscients du mal fait ? La victime se relèvera-t-elle de ce cauchemar ? Il a été question des causes de déviances sexuelles, leurs manifestations et leur prise en charge au cours du séminaire organisé les 19 et 20 février, à Saint-Louis, par le Groupe d’action contre les violences d’enfants (Grave) dirigé par le journaliste Adama Sow, en partenariat avec le Projet de lutte contre la traite et les pires formes de travail des enfants (Pltpfe) du ministère de la Famille, de l’Entreprenariat féminin et de la Microfinance. Et pour faire voyager les participants dans ce qui pourrait se passer dans la tête des violeurs et des victimes, le docteur Omar Ndoye a tenu son monde en haleine pendant près d’une heure. La question était : « quelles sont les causes de déviances sexuelles ? » La réponse a été plurielle. D’abord, nous qui nous croyons sains et incapables de descendre si bas, sommes-nous à l’abri ? N’y a-t-il pas en nous des choses qui sommeillent et susceptibles de se réveiller un jour ?

Heureusement, comme l’a rappelé le psychologue, « nous nous sommes imposé des règles sociales. Si on en sort, on parle de déviance ». Le docteur Ndoye a rappelé les étapes de la sexualité qui commencent chez l’enfant lors de la tétée. Comme le dit Sigmund Freud, père de la psychanalyse moderne, téter le sein est la première forme de sexualité, car le bébé tête aussi pour avoir du plaisir. Et, à défaut du plaisir trouvé avec le sein, il se rabat sur le doigt, « c’est la première activité masturbatoire de l’individu », fait savoir Dr Ndoye. Ensuite, il y a le stade anal où l’enfant joue de son anus avec ses défections. Le complexe d’Œdipe, créant une attirance poussée de l’enfant vers le parent du sexe opposé au sien est une étape très importante dans la sexualité future de l’individu, souligne le psychologue. Il se situe vers cinq ans. « Tout ceci va définir la sexualité adulte. Beaucoup de choses que l’on néglige », regrette-t-il. Et d’attirer l’attention : « les six premières années (de l’enfance) sont d’une importance capitale pour l’enfant. S’il les rate, ce sera très difficile de se rattraper ». Par exemple, à la place du complexe d’Œdipe, si l’enfant est attiré par le parent du même sexe, il pourrait voir sa sexualité virer à l’homosexualité (lesbianisme chez les femmes)

« Nous avons tous des fantasmes »

Le docteur Omar Ndoye distingue deux types d’individus : les personnes instruites et celles mal insérées socialement. « Toutes ces personnes sont dans une activité perverse silencieuse », dit-il en rappelant les escapades parfois furtives dans des sites internet pornographiques, les cassettes pornographiques visionnées par les dames en cachette, etc. Et puis, demande-t-il, « qui ne nourrit pas de fantasme ? Qui n’en a pas nourri ? » La réalité est que « nous avons tous des fantasmes visibles ou cachés », ajoute-t-il. Au chapitre des déviances sexuelles, la liste est longue et... surprenante. L’abasiophilie, attirance sexuelle envers les personnes ayant des difficultés à marcher et utilisant des béquilles ou chaises roulantes), l’acotomoclitisme (attirance envers les pubis rasés), la coprolalie (faire des téléphones obscènes), le frotteurisme (frotter ses organes génitaux contre quelqu’un) la knissophilie (être excité sexuellement par l’encens), la pictophilie (attirance sexuelle envers les images pornographiques), etc.

Le rôle du journaliste, estime Omar Ndoye, est « d’amener les gens à prendre conscience qu’il y a une pathologie latente qui peut se réveiller à tout moment si les conditions sont réunies. Il y a des pervers qui ne peuvent être satisfaits que si l’objet de la perversité est là, maîtrisé. Quand on est là-dedans, on est anormal », dit-il. L’homme de science de se demander : « dans nos sociétés, accompagnons-nous toujours nos enfants dans des rites initiatiques des modèles positifs ? Ou bien avons-nous délégué cela à une série de substituts occidentaux ? Dans quelle société ont grandi ces violeurs ? ». Même si une partie des causes des déviances sont à chercher dans les étapes de développement de l’individu dans son enfance, il ne faut pas oublier qu’il y a ce qui est de l’ordre de l’horizontalité, c’est-à-dire tout ce qui se passe dans une société, ajoute Dr Ndoye. A son avis, ce sont des facteurs favorisants. « Il y a parmi nous des gens qui devraient être aidés. Dès fois, on peut ne pas être conscient de la pathologie », ajoute-t-il. D’où le rôle du journaliste d’éveiller les consciences. Entretenir une relation sexuelle avec un enfant alors qu’on a la possibilité d’assouvir sa libido sur une personne adulte relève du cas pathologique, dit-il. « Il s’agit de gens malades qu’il faut soigner », ajoute-t-il. Pour le cas des enseignants abusant de leurs élèves, Dr Ndoye explique le phénomène par un phénomène de transfert dans une relation duelle. Ici, l’élève prend en modèle son enseignant jusqu’à lui déclarer son amour pour lui. Malheureusement, « si l’enseignant ne le comprend pas, il passe à l’acte », prévient-il.

D’autre part, l’enfant victime de violence sexuelle voit sa vie bouleversée. Les victimes d’inceste vivent intérieurement un terrible drame avec le « silence coupable des parents, souvent les mères, complices silencieuses ». Le psychisme de l’enfant peut aussi être heurté par de « petites choses » comme le cas de cette fille témoin de l’infidélité de sa mère à chaque fois que l’époux de ce dernier s’absentait. Interpellé au cours des débats sur le lien entre la fréquence des cas de viol et l’habillement osé des filles, le docteur Omar Ndoye répond que c’est là un « facteur stimulant ». N’empêche, déclare-t-il, « le sexe est la parcelle du corps qui n’est pas négociable ».

Source: Le Soleil

Article Lu 12200 fois

Samedi 8 Mars 2008





1.Posté par ya whaw deuk le 08/03/2008 11:26
le mien c la pictophilie
merci monsieur ndoye pour ton eclaircissement.
nous avons tous des desirs refoulé ak ay fantasme
c pourkoi la religion intervient pour servir d'equilibre.

jé lu votre livre // le sexe fou // vraiment vous avez fait des recherches suprenant monsieur mes felicitations

2.Posté par osageyfo le 10/03/2008 19:23
"Entretenir une relation sexuelle avec un enfant alors qu'on a la possibilité d'assouvir sa libido sur une personne adulte relève du cas pathologique" écrit le journaliste qui soleil. La préposition "AVEC" une personne est plus judicieuse. Car cela fait penser à une conjonction sexuelle subie et non désirée.


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 7 Décembre 2016 - 13:10 L’adultère est-il devenu une banalité ?

Mercredi 7 Décembre 2016 - 12:16 NDIGUEUL DU KHALIFE DES MOURIDES: 500F par personne

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State