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[ DOSSIER ] INCONTINENCE URINAIRE OU «SAW LALL»: Causes et traitement - MANSOUR T. «Faire pipi au lit... la plus grande honte de ma vie»

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L'incontinence est définie par toute fuite involontaire ou accidentelle d'urine chez l'adulte et dont l'origine est souvent multifactorielle. C'est ce que désigne familièrement l'expression «faire pipi au lit». Dans de rares cas, l'incontinence est le signe d'une malformation de l'appareil urinaire. Les fuites se produisent chaque fois que la pression intra-vésicale est supérieure aux résistan­ces sphinctériennes. Peu de données épidémiologiques existent mais on estime que c'est un symptôme fréquent qui toucherait au moins 2.5 millions de personnes en France. 15 à 20 % des personnes âgées de plus de 60 ans ont une incontinence et le risque est deux fois plus élevé pour les femmes (15-30 %) que pour les hommes.



Mouiller ses draps toutes les nuits engendre assurément un senti­ment de honte. Eh oui, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il existe sous nos cieux des adultes qui mouillent le lit le matin au réveil. Cela s'appelle dans le jargon médical, l'inconti­nence urinaire. Une situation très difficile à vivre mais non irrémé­diable. Pour cela, il faut compren­dre les mécanismes en jeu, en prendre conscience et oser en par­ler. Elle associe l'incontinence d'effort et l'instabilité vésicale. Elle est prédominante chez la plu­part des personnes âgées. Elle se manifeste par des fuites à l'occa­sion d'un besoin impérieux. Ces fuites peuvent être abondantes, survenant au repos, associées à une pollakiurie (envies fréquentes d'aller uriner). Elles peuvent aussi survenir à l'effort par insuffisance sphinctérienne.

De nombreuses études ont insisté sur la fréquence de l'incontinence urinaire de la personne âgée. L'interrogatoire est quelque fois difficile et n'est pas toujours fiable chez la personne âgée. L'instabilité vésicale se retrouve chez 50 à 70% de ces personnes, mais elle ne constitue le seul méca­nisme responsable des fuites que dans 25%. La constatation d'une instabilité vésicale n'est pas une fin en elle même, il faut en recher­cher les causes et ce n'est qu'après que le diagnostic pourra être porté.

Les différentes formes

Selon le docteur Amadou Mactar Seck, psychiatre au centre natio­nal de Fann, on distingue classi­quement trois formes d'inconti­nence urinaire :

- l'incontinence urinaire d'effort caractérisée par une fuite involon­taire d'urine, par l'urètre (le méat urétral), survenant à l'occasion d'un effort physique, à la toux et aux éternuements. Il s'agit d'une fuite en jet, peu abondante, de sur­venue brutale au moment d'un effort, le plus souvent en position debout, sans sensation de besoin préalable.

- l'incontinence urinaire par urgences mictionnelles caractéri­sée par une fuite involontaire d'urine, accompagnée ou immédia­tement précédée d'un besoin urgent et irrépressible d'uriner aboutissant à une miction ne pou­vant être différée et retenue. La ter­minologie d'incontinence par impériosités ou incontinence par hyperactivité vésicale peut aussi être utilisée.

- l'incontinence urinaire mixte combine les deux types d'inconti­nence prédéfinis. Si l'inconti­nence est diurne et nocturne, il faut soupçonner une cause organique et faire quelques examens.

Les causes possibles

Les psychologues et les psy­chiatres se sont longuement étendus sur ce problème mais les seules causes ne sont pas tou­jours psychologiques.

Première cause, l'hérédité. Des fac­teurs familiaux sont possibles puisque dans 70% des cas, l'incon­tinence est familiale. Un enfant dont un parent est incontinent a quasiment une chance sur deux de l'être et le risque atteint plus de 75% lorsque les deux parents ont eu ce problème. «L'incontinence uri­naire découle de causes organiques dues à des maladies comme le dia­bète, des problèmes de reins, des problèmes d'ordre neurologique ou même sphinctérien», explique le Docteur Seck. Dans certains cas d'incontinence, c'est l'immaturité de la vessie qui est souvent respon­sable. On parle d'immaturité vési­cale qui est un retard des réflexes neuromusculaires contrôlant la vessie. Il peut également s'agir d'un trouble hormonal de l'ADH ou Hormone Antidiurétique qui est responsable de la production d'urine. Ensuite, les causes sont variées et souvent psychologi­ques. Ce sont souvent des change­ments importants dans la vie qui sont responsables. Les femmes qui ont eu à avoir des fistules génitales sont aussi souvent sujettes à ce «handicap».

Traitement

L'incontinence guérit toujours tôt ou tard mais plus une incontinence est ancienne, plus le traitement est difficile. Le traitement actuel repose sur des médicaments et sur­tout sur une prise en charge médi­cale et/ou psychologique du patient. «Mais, il faut surtout trai­ter la cause, c'est-à-dire la maladie en cause comme le diabète par exemple. Quand il s'agit d'une

paralysie sphinctérienne comme par exemple les femmes qui ont eu à accoucher plusieurs fois et qui voient leurs parties génitale et uri­naire s'affaisser. on prescrit des médicaments qui tonifie le sphinc­ter» conclut le Docteur Seck.


MANSOUR T., ANCIEN INCONTINENT

«Faire pipi au lit a constitué la plus grande honte de ma vie»


Faire pipi au lit pour un enfant, normal, nous dira-­t-on! Mais pour une personne adulte ou un adoles­cent, c'est un cauchemar. Ce cauchemar, Mansour T, dont nous avons délibérément tu le véritable nom, l'a vécu. Depuis son plus jeune âge, Mansour avait l'habitude de faire pipi dans son lit. Un fait somme toute normal de l'avis de ses parents et qui se voit en général chez tout enfant de son âge. Donc, cela n'a pas inquiété outre mesure son entou­rage. Mais là où le bât a commencé à blesser, c'est quand Mansour a atteint la fleur de l'âge. À ses dix ans révolus, le «mal» persistait et c'était un vérita­ble calvaire pour le jeune. «J'ai vécu les pires moments de ma vie. Car c'était une véritable honte pour moi de me réveiller le matin et de voir que mon lit était complètement inondé de pisse. Ma mère couvrait mes arrières et le dissimulait tant bien que mal. Elle se disait que cela allait passer avec le temps, que c'était dû au fait que je buvais beaucoup d'eau avant d'aller au lit et que j'avais du mal à aller aux toilettes pendant la nuit pour me soulager. A l'adolescence, les choses, au lieu de se tasser, empiraient. Ma mère a eu l'idée d'avoir recours à la médecine traditionnelle, mais rien n'y fit. Ils bouf­faient son argent et lui donnaient toutes sortes de décoctions que je devais boire.» Quid des causes? Selon Mansour, «les charlatans attribuaient cela à des «djins», des mauvais esprits. En fait, le fait de faire pipi au lit survenait chez moi, sous formes de rêves et ce n'est qu'au réveil que je me rendais compte qu'en fait du lieu d'aller pisser aux toilet­tes, je le faisais dans mon lit. J'étais la risée de la maison et mes jeunes frères qui n'y comprenaient rien se moquaient de moi. Notre mère leur faisait savoir que j'étais malade et qu'avec le temps, j'al­lais guérir. J'étais très gêné et quand tout le monde partait en vacances, moi je devais rester à la mai­son à cause de mon «handicap». Personne ne parta­geait mon lit. Je me sentais comme le vilain petit canard de la famille.» Pourtant, un tel état de fait n'a pas empêché à Mansour d'avoir des copines mais, il a toujours réussi à dissimuler son «handi­cap». Leurs rencontres se limitaient au jour. Mansour vivant tant bien que mal avec son «bou­let». Mû par le désir de se marier à l'âge de vingt ­huit ans, Mansour s'est alors résigné à consulter un spécialiste, toute honte et gêné bues. A force de traitements, de discussions mais aussi et surtout avec l'envie de s’en sortir, Mansour a pu dépasser cette «mauvaise passe» de sa vie qu'il narre aujourd'hui le sourire aux lèvres. Toutefois en conseillant à ceux qui en sont victimes d'aller se faire soigner dès les premiers symptômes au lieu d'attendre comme lui. Car, termine-t-il, «l'inconti­nence n'est pas un mal incurable».

Ndèye Fatou SECK

Source: 24 Heures / uropage.com

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Jeudi 10 Juillet 2008





1.Posté par diop le 10/07/2008 15:33
mane dé wakh deug mon fils agé aujourdhui de 14 ans souffre de cela.A la limite je le deteste lorsque je constate qu'il s'est soulagé au lit mais ne s'en rendant en compte qu'aprés avoir été réveillé.Parfois mème je me dis que c'est parce qu'il est paresseux et ne voulant pas se lever pour aller uriner.AIDEZ MOI SVP A L'AIDER EN ME PROPOSANT UN REMéDE.

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