Référence multimedia du sénégal
.
Google

[ DOSSIER ] 10 ANS APRÈS L’APPEL DU 16 JUIN L'AFP ENTRE GRANDEUR ET DÉCADENCE

Article Lu 1846 fois

Cela fera aujourd’hui 10 ans, jour pour jour, que Moustapha Niasse a lancé «L’appel du 16 juin» qui a vu la naissance de l’Alliance des forces de progrès (Afp). Que reste-t-il de cette formation politique qui a connu, certes, une saignée, mais qui tient toujours. Qui pour porter l’Afp après Niasse. Des débuts de réponses dans ce dossier sur la formation «progressiste».



[ DOSSIER ] 10 ANS APRÈS L’APPEL DU 16 JUIN L'AFP ENTRE GRANDEUR ET DÉCADENCE
Son appel avait suscité l’espoir un mémorable 16 juin. Il y a juste dix, jour pour jour. L’appel, alors fait dans un contexte politique pluriel marqué par un régime socialiste usé par le pouvoir, un pays qui n’aspire qu’au changement, avait ameuté des foules. Des pans entiers du Parti socialiste (Ps) s’étaient séparés pour rejoindre le camp de leur ex-camarade de parti, Moustapha Niasse. Ce dernier avait quittés le Ps à cause d’une multitude de frustrations. Des personnalités jusque-là inconnues du terrain politique décidèrent de faire le saut, convaincu de la stature d’homme d’Etat que Niasse a toujours incarnée. L’engouement populaire autour de l’enfant de Keur Madiabel conduisit à la création de l’Alliance des forces de progrès (Afp), le 14 juillet 1999. C’était dans un contexte préélectoral marqué par la cassure de la famille socialiste qui a enregistré trois candidatures, sous des bannières différentes : Abdou Diouf, Moustapha Niasse et Djibo Kâ.

Au finish, les résultats de la présidentielle de février-mars 2000 livrent un secret de taille. Le leader de l’Afp se classa deuxième avec 280 538 des voix exprimées, soit un score de 16,77%. Le deuxième tour est inévitable, sa position lui confère le rôle d’arbitre voire de faiseur de roi. Son choix est fait, il reporte ses voix au candidat Abdoulaye Wade et appelle à voter pour lui. L’Afp de Moustapha Niasse est alors un des meilleurs artisans de l’Alternance. Récompensé d’un poste de Premier ministre, Niasse poursuit son ascension fulgurante, ce qui lui permet d’engranger 303 150 voix aux élections législatives de 2001, soit 16,13% des suffrages exprimés et obtient 11 sièges à l’Assemblée nationale.

A l’épreuve du terrain

Mais, vers la fin de l’année 2002, l’Afp connaît ses débuts de crise, la machine toussote. L’espoir semble s’émousser, les «progressistes» accusent le choc des premiers départs. Avec la même clameur qu’au début de l’aventure. Le mode de gestion du parti et de ses instances est la raison évoquée pour justifier les départs.

En effet, l’Afp est dépeinte comme un parti où tout se décide par un «clergé» composé de Moustapha Niasse et trois ou quatre de ses acolytes. A tort ou à raison.

L’animation des instances de bases, qui faisaient la force du parti, commence ainsi à faire défaut. Les militants se plaignent du fossé entre la masse et le sommet. Pourtant, les réunions du Bureau politique se tiennent, sans répit, toutes les semaines. Avec des décisions qui ne sont pas toujours transmises à la base.

De fait, le virus d’une gestion hyper centralisée, qui affecte la plupart des formations politiques du Sénégal, n’épargne pas l’Afp. Un parti dont le fonctionnement est souvent au ralenti du fait qu’en l’absence du leader, souvent hors du pays, les responsabilités de la suppléance ne sont pas totalement assumées. Le parti de Niasse se démarque, de plus en plus, de son statut de formation politique populaire pour tendre vers l’élitisme. Cette mutation silencieuse va affecter le poids politique de l’Afp. Au sortir de l’élection présidentielle de 2007, même si celle-ci ne constitue pas un repère pour l’opposition, l’Afp est reléguée à la quatrième place, loin après Abdoulaye Wade, Idrissa Seck et Ousmane Tanor Dieng. Le score est jugé catastrophique et la baisse est très sensible. De 16,13% aux dernières élections, Niasse, bien que fort de l’appui du Rnd de Madior Diouf et du Pit de Amath Dansokho, n’a pu récolter que 5,93% des suffrages, avec seulement 203 129 voix, soit une perte de 100 mille votes de confiance, en moins de cinq ans. Il en faut, pourtant, beaucoup plus pour tempérer les ambitions ; elles sont toujours les mêmes.

Frustrations et départs à l’Afp

Si l’Afp était une armée, on aurait pu dire sans risque de se tromper qu’elle a perdu beaucoup de ses lieutenants. L’Afp fait partie des dernières formations politiques à naître dans l’échiquier politique sénégalais. Il est vrai aussi que c’est le parti qui a enregistré le plus grand nombre de départs de la part de ses responsables en si peu de temps. Des départs d’ailleurs qui ont fait la Une des journaux de la place en son temps. Serigne Mamoune Niasse, leader du Rassemblement pour le peuple (Rp), Khassimou Dia, député, Me Abdoulaye Babou, député de l’Assemblée nationale, Mor Dieng, leader du Parti de l’espoir/Yaakaar, Abdoul Khadre Ndiaye, Alliance sacrée pour la cause nationale, Raymond Diène, responsable à Mbour… La liste est loin d’être exhaustive. Et les départs sont survenus à différents moments de l’histoire de l’Afp. Avant le congrès du parti, après le congrès et récemment. Ce qui avait d’ailleurs poussé Niasse à assimiler son parti à un train. Et qu’à chaque fois que le train arrivera à une gare, il y aura des passagers qui vont descendre, mais aussi d’autres qui vont monter à bord.

La majorité des départs de l’Afp s’est retrouvée à côté de M. Wade. Pourtant, tous les partants ont dénoncé la façon dont Niasse gère le parti. Ils lui ont reproché de ne promouvoir que ses amis, d’être allergique à la contestation, mais aussi d’être trop généreux. C’est la raison pour laquelle les départs se sont succédé, et pas des moindres : le porte-parole du parti, le responsable des cadres, le porte-parole des jeunes… Malgré tout, le parti est resté debout et attrayant, car il y a aussi eu des arrivées remarquables.

QUI APRÈS NIASSE ?

Ce sera Madièyna Diouf, Bouna Mouhamed, ou…


A l’instar des autres formations politiques, le débat de l’après Moustapha Niasse a aussi sa place dans la scène politique sénégalaise. D’autant plus qu’à l’Afp, c’est Niasse qui fait l’essentiel. Il est le principal bailleur de fonds des progressistes. Poussant certains observateurs a déclaré qu’après Niasse «l’Afp connaîtra une mort économique». Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura personne capable de prendre la relève de Niasse.

Pas plus d’une fois, le leader des progressistes a abordé ce débat en réunion de Bureau politique ou en privé. Et comme le pense déjà certains, sa succession se fera à l’intérieur du groupe des «quatre mousquetaires». Il y a d’abord Madièyna Diouf, naturellement numéro deux de l’Afp. Homme de confiance de Niasse, c’est son amitié avec celui-ci qui lui vaut ce poste et non une capacité de mobilisation à sa base à Kaolack. On l’accuse même d’être à l’origine des plus grands départs qui ont été notés à l’Afp.

Après lui, il y a Bouna Mouhamed Seck. Il a été le directeur de Cabinet de Niasse, alors Premier ministre. Moins coté que Madièyena Diouf, il n’est pas responsable de fédération, encore moins de département ou de région. Mais, il est présent aux grandes rencontres de l’Afp. En 2007, Niasse a confié à M. Seck, juste avant d’aller prendre l’argent de la campagne présidentielle, que c’est à lui qu’il va confier les rênes de l’Afp à son départ. Last but least, Bécaye Sène, responsable de Colobane, et l’ambassadeur Fallilou Kane complètes la liste de successeurs potentiels.

Ces «héritiers» sont les mieux placées pour l’après-Niasse. Non pas parce que ce sont des bêtes politiques, ou parce qu’ils ont des bases pouvant faire la différence. Mais tout simplement parce que ce sont des proches et des amis de Niasse. Cela n’est pas pour arranger la situation de l’Afp. Ce qui fait dire à certains que «le plus grand défaut de Niasse, c’est qu’il est fidèle en amitié». MADIÈYNA DIOUF, NUMÉRO 2 DE L’AFP : «Si Niasse s’en va, je pars»

QUI APRES NIASSE ?

«Absolument pas moi. Etre numéro deux est très difficile dans un parti. Cela suppose un dévouement à toutes épreuves. Non seulement au parti, mais aussi à celui qui incarne le parti. J’ai connu Niasse en 1952. Nous cheminons ensemble depuis le Lycée Faidherbe, il y a cinquante ans. Nous avons des relations amicales très fortes. Et il me fait une confiance totale. Une relation que lui-même qualifie de granitique. Je n’ai aucune ambition autre que d’être avec Moustapha à l’Afp. Je n’ai aucune ambition de diriger un parti. Je suis venu dans la politique par effraction, je n’ai aucune prétention pour être demain le secrétaire général de l’Afp, si jamais Moustapha Niasse venait à quitter le parti. Et s’il le quittait, on le quittera ensemble. L’Afp va se rajeunir. En plus, je suis plus âgé que Moustapha, j’ai 72 ans. Et j’ai eu un parcours qui me permet d’aller à la retraite. Beaucoup de personnalité du Sénégal ont été mes étudiants, c’est le cas de l’actuel Premier ministre, du gouverneur de Kaolack… Je n’envisage pas de remplacer Moustapha Niasse à la tête de l’Afp, je ne l’ai jamais envisagé. Peut-être que si on doit quitter l’Afp, on le fera ensemble pour céder la place aux jeunes.»

EVOLUTION DE L’AFP

«Beaucoup de changements. L’Afp est devenu un grand parti. Il a participé à toutes les élections depuis 2000. Présidentielles, législatives, locales. L’Afp est partie seule aux élections législatives en 2001 et ensuite en coalition. Avant d’avoir notre propre candidat en 2007. L’Afp est un idéal qui a regroupé à sa création beaucoup de Sénégalais. Pas essentiellement des Sénégalais issus des rangs de partis politiques. La grande majorité des gens qui ont créé l’Afp ne viennent pas de partis politiques. Ce sont des citoyens sénégalais qui ont répondu à l’Appel du 16 juin. Et qui se sont retrouvés dans un projet de société. Contrairement à l’image qu’on renvoie, c’est-à-dire qu’on est une fraction du Parti socialiste (Ps). Bien entendu, certains des dirigeants comme Moustapha Niasse et moi-même, et d’autres, étaient des militants du Ps. La rupture n’est pas l’essentiel par rapport au socialisme démocratique sur lequel nous avons des convergences très fortes avec le Ps.»

ARRIVEES ET DEPARTS DE L’AFP

«Je ne suis pas d’accord avec vous quand vous parlez de beaucoup de départs. Il y a des départs et beaucoup d’arrivées. Cela a été très spectaculaire. Ces départs l’ont été pour des raisons très mercantiles d’ailleurs. Quand quelqu’un quitte un parti, il médiatise son départ, il s’attaque aux dirigeants du parti, et après on le retrouve dans les prairies bleues. Cette médiatisation à outrance participe à un jeu de dupe. C’est pour valoriser l’offre par rapport à la destination qui est souvent bleue. Mais quand on a eu un qui est parti de façon spectaculaire, il y a eu cent arrivées. L’Afp se porte aujourd’hui très bien. C’est un grand parti qui s’est massifié, avec des ressources humaines de qualité. Nous sommes présents dans tout le Sénégal. Il n’y a pas un village ou une communauté rurale dans laquelle l’Afp n’est pas présente. Contrairement à ce qu’on pense, ce n’est ni un parti régional ni un parti de trois ou quatre régions, c’est un parti national.»

MADIEYNA DIOUF A L’ORIGINE DES DEPARTS

«C’est explicable. C’est ma position de numéro deux. D’ailleurs, c’est la presse qui m’a attribué le titre de numéro deux, alors que je ne l’étais pas encore. Etant un collaborateur principal de Moustapha Niasse, quand il y a des départs, et ce n’est pas tout le temps, je suis souvent présenté comme le justificatif de certains départs. Mais je réponds que si c’est à cause de moi qu’ils sont partis, on ne les aurait pas retrouvés là où ils sont.»

Source: L'observateur

Article Lu 1846 fois

Mardi 16 Juin 2009





1.Posté par CHARLES le 16/06/2009 22:24
CE PARTI EST MORT VIVE LE PARTI SOCIALISTE L'AFP TOUS DES FOSSILES

2.Posté par Marietou le 16/06/2009 22:34
@ charles: es-tu sûr?

3.Posté par pierre le 17/06/2009 00:18

CHARLES est un prenom fossiliser en France ......

4.Posté par mbaye thiam le 17/06/2009 13:06
oui il a ete traitre depuis son enfance,a keur tafa il le restera jusqua sa mort
il est mixte,dans la familles,il est sclave des,israelien depuis senghor
cest un iliminati.kenezate.loge,je sais pas porquoi vous lui donner une
importance,au temp merci

5.Posté par mbaye thiam le 17/06/2009 13:14
depuis que sa mere luis a mis au monde la famille jimbii thiam la
completement renier,cars avec tous quil fait a sa premiere femme
qui est completment sen luis meme,demender la famille qui vie a keur madiabel.
keur tafa,biteyene walo.ce qui la fait a sapremiere femme,la mere de cheikh
dieu punie tous ce qui le supporte,et lecoutent,c'est un monstre,il liquider
sagar thiam sa propre sang,regarder mourire abib,ibou,tous sont morts
parceque il a mal traiter notre sang,posser ce dabat a lui et vous verrez les realites

6.Posté par x le 17/06/2009 16:54
Coumba n'dofféne Bouna DIOUF, l'homme intègre, L'administrateur civil de classe exceptionnelle et qui est resté propre dans tous.
Pourquoi pas?

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State