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DOMESTIQUES DE MAISON DURANT LES VACANCES : Quand les élèves apprennent à se prendre en charge

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La valeur n’attend point le nombre d’années. Ainsi, de nombreuses filles (élèves et étudiantes) quittent leurs localités pour venir travailler dans les capitales régionales. Ceci dans le but de se prendre en charge elles-mêmes



DOMESTIQUES DE MAISON DURANT LES VACANCES : Quand les élèves apprennent à se prendre en charge
Il n’y a pas de sot métier, a-t-on l’habitude de dire. Surtout, lorsque celui-ci nourrit bien son homme. Ainsi, de plus en plus, on voit des élèves devenir domestiques, agents commerciaux, entre autres, le temps des vacances. Elles viennent pour la plupart de l’intérieur du pays. Agées entre 18 et 20 ans, ces filles, conscientes de leur situation, se battent pour se prendre en charge. C’est le cas d’Amina Coly, Rokhy Biaye, et Diariatou Diédhiou originaires de la région naturelle de la Casamance. Elles sont employées de maison au centre-ville. Elève en classe de première, Amina est l’aînée de sa famille composée de deux garçons et d’une fille tous au chômage. Avec un père débrouillard et une mère femme de ménage, la petite Amina ne règle ses problèmes qu’à la sueur de son front. Déjà en classe de Cm2, elle a commencé à s’assumer en se lançant dans le travail de domestique.

Sa philosophie est simple : « personne n’est née riche. Tout s’apprend dans cette vie ». « J’ai commencé ce métier à l’âge de 14 ans. A chaque vacance, je viens soit à Dakar, soit Kaolack ou à Thiès pour travailler comme fille de ménage. Au début, mes parents avaient peur que la belle vie de Dakar ne prenne le dessus sur mes études. Mais tel n’est pas le cas. Car tout est question de volonté. J’achète mes fournitures, mes habits et j’aide mes parents avec cet argent que je gagne de mon travail », confie-t-elle avant d’ajouter qu’il n’y a pas de sot métier, puisque l’essentiel, à ses yeux, c’est de gagner sa vie honnêtement.

Rokhy Biaye, étudiante en première année de commerce à l’université de Ziguinchor, exerce dans la promotion des produits cosmétiques. Selon elle, la pauvreté n’est pas une fatalité. Toutefois, elle tient beaucoup à préserver son image d’étudiante en rechignant à exercer certains métiers. « Les revenus de mes parents sont peut-être maigres. Mais jamais je n’accepterai de travailler comme domestique. C’est un déshonneur pour moi. Je n’ai rien contre celles qui le font, seulement, je ne peux pas supporter les caprices des maîtresses de maisons. Dès qu’elles vous paient, elles se croient tout permis. En plus, elles vous sous-estiment », soutient-elle. Rokhy n’a rien à envier aux mannequins, avec son teint clair et son allure.

A Pikine, ce quartier de la banlieue dakaroise où elle passe ses vacances, Rokhy arpente tous les jours les ruelles de cette localité et environs pour écouler ses produits. Munie de son sac à dos et d’un sachet rempli de marchandises, l’étudiante compte sur ce commerce pour se prendre en charge. « Je suis fière de ce job. Avec cet argent que je gagne, je pourrais m’acheter quelques fournitures pour l’ouverture prochaine », déclare-t-elle. Pour elle, la dignité n’a pas de prix. Elle est d’avis qu’une fille peut gagner honnêtement sa vie sans avoir à faire ce travail de domestique. Néanmoins, elle reconnaît que cette recherche de travail a son revers. Selon elle, sur dix filles en général, les 3/4 abandonnent leurs études. Si elles ne tombent pas en état de grossesse, elles sont soit emportées par la belle vie de la capitale à cause des difficultés de prise en charge, estime-t-elle. Pour Rokhy, la vie est une école où l’on apprend tout ce dont on a besoin.

Source: Le Soleil

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Mardi 30 Septembre 2008





1.Posté par djiz le 30/09/2008 11:32
je dis du courage à toutes ces filles qui aprennent à se prendre en charge car ya pas de sot metier et je suis fière d'eeles.mais pour celle qui fait la vente de produit promotion et qui dit kél a honte de faire la "bonne" je lui dit kél a tord car on peut trvailler com bonne et sans pour autant se laisser faire il sagit juste d'un problém de personnalité

2.Posté par ismaila kamara le 30/09/2008 13:40
yalla na lène yalla diapalè

3.Posté par zopo le 30/09/2008 14:14
C'était pas la peine de voiler les visages. C'estnoble tout ça

4.Posté par mami le 30/09/2008 14:15
elles sont trés braves ces jeunes fille, ma bonne en fait partie, elle fait correctelent son boulot.

Courage !

5.Posté par waza man le 30/09/2008 17:31
fier de vous on besoin de gens komme vous
armer de courage de bravoure et de personnalite
ke dieu vous guide dans divine lumiere té meylen ay borom keur you bakh

6.Posté par dounia long island le 30/09/2008 17:56
je suis d acccord pour leur bravoure mais j ai eu a en embaucher pendant des vacances mais croyez moi elles volent en partant de petits larcins pas mechant mais pas sympa parce qu elles avaient deja recu des cadeaux et c est pas bien de commencer a voler des les premiers jobs

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