Référence multimedia du sénégal
.
Google

DOCUMENT / LETTRE - La direction de la Lonase répond à Latif Coulibaly : «L’auteur est au service d’intérêts inavoués»

Article Lu 1903 fois

Il avait promis un entretien au journal Le Quotidien, pour répondre dans le détail au journaliste-essayiste, Abdou Latif Coulibaly qui vient de publier un ouvrage intitulé Loterie nationale sénégalaise : enquête sur un pillage organisé et dont le journal a sorti les bonnes feuilles. A la place, hier, le Directeur général de la société nationale des jeux de hasard a préféré envoyer un document intitulé Lettre réponse au livre de M. Abdou Latif Coulibaly relatif à la Lonase. Les lecteurs vont observer que ce document, qui nous est parvenu, précision de taille, dans l’après-midi d’hier, a fait l’objet d’un traitement dans l’édition du même jour, de nos confrères de L’As. Ensuite, comportant les noms et signatures de quatorze personnes dont les initiales indiquent qu’elles font partie de la direction, il omet néanmoins, celui du principal concerné, le Directeur général Baïla Wane. Enfin, bien qu’intitulé Lettre, il ne donne aucun nom de destinataire. L’équilibre de l’information nous commande, toutefois, de lui accorder une visibilité équivalente au document auquel il répond, d’où ces très larges extraits. Pour le reste, les lecteurs jugeront d’eux-mêmes de la crédibilité des arguments des uns et des autres.



Il est apparu à la lecture du livre, notamment en ses aspects financiers et comptables, commerciaux et d’exploitation, administratifs et techniques et de la gestion des ressources humaines, que l’auteur a fait preuve d’un amateurisme incontestable pour s’être risqué dans un domaine dont il n’a pas la maîtrise, ni la documentation nécessaire pour faire le travail d’investigations indispensable à la manifestation de la vérité si telle était sa volonté. Notre sentiment est qu’il a manqué de professionnalisme et a encore servi d’instrument.

Pour illustrer notre propos nous allons par une démarche simple apporter quelques éléments d’appréciations et de réponses aux différentes questions soulevées.

Gestion financière et comptable

Il n’est pas pertinent de faire un étalage de chiffres entre deux périodes et de devoir expliquer les variations relevées par un raisonnement simpliste d’un «pillage organisé». Mais, il devrait plutôt s’agir d’analyser profondément les différents choix opérés par l’entreprise, au cours de la période 2006/2007.

Il s’agit de la situation comparative de trésorerie du 19 juillet 2006 et du 25 juin 2007 ; du traitement de la redevance dans les comptes de l’exercice 2006 ; du dossier des véhicules.

Situation de trésorerie du 19 juillet 2006 et du 25 juin 2007

L’auteur fait ressortir une situation de trésorerie réelle positive de 2 736 937 367 FCfa au 19 juillet 2006 contre (-) 88 924 999 à la date du 25 juin 2007, montant du reste erroné du fait que le cumul des montants indiqués aurait donné (-) 883 924 999 FCfa. Dans l’évocation des détails de comptes, il a volontairement fait fi des comptes qui présentaient un solde créditeur à cette date.

Nous nous désolons de sa démarche partielle et partiale ainsi que du manque de fiabilité de ses sources, si l’on sait qu’à cette date du 25 juin 2007, aucune situation de la Lonase ne fait état de ce déficit de trésorerie. La situation réelle de trésorerie s’établissait à +1 471 533 184 FCfa composé de (-) 728 466 816 FCfa de trésorerie courante et +2 200 000 000 FCfa de trésorerie bloquée en dépôts à terme (Dat).

En outre, même pour la situation de trésorerie du 19 juillet 2006, il faut observer la nette distinction entre la trésorerie courante qui était de (-) 214 634 775 FCfa et la trésorerie bloquée en Dat qui s’élevait à + 2 951 572 642 FCfa.(…)

Une situation réelle de trésorerie est un indicateur de pilotage interne. C’est la position des comptes qui est déterminante par rapport à l’effet des frais financiers (situation de découvert). Or, sur ce chapitre, la position des comptes bancaires révèle, à la date du 25 juin 2007, une trésorerie positive courante de 381 570 747 FCfa ; donc aucun risque de découvert signalé. Enfin, il convient de relever que le compte, N° 0102000222401 clé RIB 03 ouvert dans les livres de la Banque Icb Sa évoqué par l’auteur, est un compte d’attente dont l’ouverture ressort des prérogatives du Directeur général à l’instar de tous les autres comptes de la Société.

Sa création procède de la volonté de la Direction générale de se conformer aux délibérations de son Conseil d’ Administration et aux directives des autorités.(…)

Dossier des véhicules

Sur ce chapitre, il s’agit d’un sujet sans débat. Car, le contrat de mise à disposition de véhicules aux cadres des sociétés n’est pas une nouveauté au Sénégal. Une société, qui depuis 2004 enregistre une croissance exponentielle de son bénéfice (428 millions en 2004, 1milliard 200 millions en 2005 et 2 milliards 117millions en 2006), n’a-t-elle pas le droit de mettre ses cadres dans les meilleures conditions de productivité ?

La dotation de véhicules au personnel cadre répond à un souci de motivation, mais également d’image pour la société.

Au surplus, pourquoi l’auteur se limite-il, uniquement, aux douze 4 X4 affectés aux directeurs en passant sous silence les quinze nouveaux véhicules acquis pour le renforcement du parc de toutes les agences et de deux autres nouveaux véhicules pour le renforcement du parc du siège, en satisfaction de la politique d’amélioration des conditions de travail du personnel.(…)

Il faut saluer la politique de remboursement anticipé qui constitue une réserve et qui garantie en outre une bonne utilisation.

Le Pca et le Directeur général, contrairement à ce que dit l’auteur à la page 108, ne bénéficient pas de véhicules sous contrat, mais de véhicules de fonction conformément à la loi.

Procédures commerciales et exploitation des jeux

(…) A ce niveau, il convient d’apporter les précisions suivantes :

C’est dans un souci d’assurer la transparence et la sécurité des opérations de dépouillement, que la Direction générale a mis, enfin, en œuvre la recommandation issue des rapports de mission de l’Inspection générale d’état sur la gestion des souches jaunes. La contrainte qui a présidé à la mise en œuvre de cette directive était que le Contrôleur interne, Inspecteur général des jeux devait s’assurer de la régularité des gains distribués aux souscripteurs. Pour rappel, une heure avant le début de la course, les souches jaunes sont mises sous scellées et centralisées au niveau d’une salle dont seul le Contrôleur interne détient les clés. Contrairement aux affirmations de l’auteur à la page 42 de son livre, aucun agent de la Direction de l’exploitation ne détient des clés.

Les opérations de dépouillement ont lieu, quant à elles, à la Direction de l’exploitation sur la base des volets originaux.

Cette disposition a permis de réduire les espaces de risques ; au Contrôleur interne, inspecteur général des jeux de procéder, à chaque fois que les circonstances l’exigent, à un dépouillement contradictoire sur la base des souches jaunes ; de vérifier la régularité d’un ticket déclaré gagnant avec tous les contrôles que suscite cet exercice de part et d’autre.

Il ne serait pas superflu de rappeler que la gestion des souches jaunes à partir d’un point unique et central découle du souci de prendre en compte les situations d’instabilité (mouvements de grève, grève de zèle etc…)

L’expérience a montré que la sécurité s’en est trouvée renforcée.(…)

Gestion administrative et technique

De la page 69 à 84, l’auteur aborde la passation des marchés et des contrats. La politique du gré à gré, contrairement aux affirmations de celui-ci, ne fait pas loi. Sur ce chapitre, les règles édictées en matière de passation des marchés publics sont systématiquement respectées dans ses principes et dérogations conformément au décret n° 2002–550 du 30 mai 2002. Il s’y ajoute que tous les marchés passés font l’objet d’une dotation budgétaire autorisée par le Conseil d’administration.

Le recours à un maître d’ouvrage répond à un souci d’efficacité et de réduction des délais. C’est le cas pour l’acquisition et la configuration des routeurs.

Cette même démarche sera utilisée pour la confection des kiosques pour lesquels, le marché n’a pas encore été conclu contrairement aux allégations de l’auteur. En outre, le marché des kiosques n’a jamais été attribué pour être rouvert. Par ailleurs, il n’existe aucun doublon entre les prestations de Hta, celles de Pmc et de Sesam Informatics.(…)

Gestion des ressources humaines

De la page 85 à 90 l’auteur aborde la problématique de la gestion des ressources humaines en affirmant «on licencie d’un coté, on embauche de l’autre».

Sur ce chapitre, contrairement aux affirmations de l’auteur, les premières décisions qui concernent le traitement du dossier des vacataires ont été prises en 2003. Le Conseil d’administration, en sa séance du 03 Juillet 2003, avait donné l’autorisation à la Direction générale, de faire partir 552 vacataires dans le cadre des départs volontaires et de procéder au recrutement de 120 autres. Ces décisions ont été concrétisées par le Protocole d’accord du 03 Septembre 2003 signé entre le Directeur général et le Secrétaire général du Syndicat des vacataires de la lonase (Saval) sous la garantie de l’Inspecteur régional du tribunal de Dakar. Sur la base de ces accords 195 vacataires sont partis en départ volontaire en 2004, 2005, 2006.

Les décisions du Conseil d’administration du 24 Mai 2007 que l’auteur évoque et qui ont inspiré le protocole d’accord du 29 Juin 2007, signé entre le Directeur général et le Secrétaire général du syndicat, sous la garantie de la Direction du Travail et de la Sécurité sociale, ne constituent en fait qu’une amélioration des dispositions du protocole d’accord du 03 Septembre 2003, pour tenir compte de l’ancienneté des vacataires restés dans l’entreprise de 2003 à 2007 et d’augmenter le nombre de vacataires à recruter de 10 personnes portant ainsi le nombre à 130.

Aussi, ce que l’auteur ignore, c’est que le règlement du dossier des vacataires a toujours été une priorité, parce que sa persistance dans l’entreprise était une menace pour la pérennité de notre institution.

Au regard de leur nombre, comme de la manière dont ils ont été mis à contribution, le dossier vacataire devait trouver une solution mettant un terme à la précarité, mais aussi pour permettre à la société de faire l’économie de contentieux dont l’issue pourrait perturber la sérénité de son climat social.

C’est justement pour ces deux raisons essentielles, que la Direction générale et le Syndicat autonome des vacataires de la lonase (Saval), devenu Syndicat autonome des travailleurs de la lonase (Satral), à l’issue de son congrès de 2006, ont décidé, dans le cadre du dialogue social, de trouver une solution apaisée.(…)

Par cette démarche, l’objectif était d’effacer tous les impairs cumulés sur beaucoup d’années dans le recrutement de ce type de personnels et d’uniformiser le statut de nos effectifs. A la date du 25 Juillet 2007, 219 vacataires sur les 330 vacataires préposés au départ volontaire ont signé leur protocole d’accord et ont reçu le chèque leur permettant de percevoir leur indemnité.

Sur la rallonge substantielle dont l’auteur fait état pour inciter le personnel à faire un départ volontaire dans le dernier paragraphe à la page 88, il faut d’abord préciser qu’elle concerne les départs volontaires des vacataires et qu’elle est aussi le résultat de négociations entre la Direction générale et le Satral. Elle avait pour objectif de rémunérer le temps de présence des vacataires qui étaient restés dans l’entreprise entre 2003 et 2007(…).

Avant de finir, nous voudrions, avec votre autorisation, nous interroger sur les motivations qui ont poussé l’auteur de ce livre à choisir, pour la parution de son ouvrage, cette période vécue par la Lonase, comme un tournant historique dans la mise en place d’un nouveau système d’exploitation, de contrôle et de gestion avec pour conséquence le départ volontaire d’une partie du personnel permanent comme prestataire avec aussi comme corollaire des problèmes sociaux. Qu’est-ce qui a pu poussé l’auteur à agir sur la base de documents tronqués et sortis de leur contexte ? Qu’est-ce qui explique la précipitation de l’auteur l’empêchant ainsi de se rapprocher de notre institution pour au moins avoir sa version sur les questions soulevées ? Comment l’auteur a-t-il pu prêter au Directeur général des propos qu’il aurait exprimé, lors d’un Conseil d’administration tenu à huis clos ?

Notre sentiment est que l’auteur a été l’instrument d’un combat au service d’intérêts inavoués pour porter préjudice, discréditer, voire détruire cette institution qui fait la fierté de toute une Nation. En atteste son silence sur les nombreuses réalisations, ses projets actuellement mis en œuvre et ses performances jamais atteintes notamment le bénéfice net de 2 117 000 000 FCfa en 2006, confirmé et certifié par le commissaire aux comptes de la société.

Nous osons espérer que ses sources ainsi que leurs motivations seront facilement identifiées par la justice.

Source: Le Quotidien

Article Lu 1903 fois

Samedi 28 Juillet 2007





1.Posté par Le Patriote le 29/07/2007 04:26
Je voudrais proposer a tous la creation d'un mouvement pour proteger Latif des assassins du PDS, mouvement qui pourrait avoir l'appelletion;
"Touches pas a LATIF'. Latif est la conscience de notre peuple il merite notre protection a travers une mobilisation internationale. Faites part de vos idees

2.Posté par kawkaw le 29/07/2007 11:45
C est franchement ridicule ce que vous faites. Vous auriez du au moins la fermer pour preserver un bout de dignite avec laquelle vous pourrez desormais sortir de vos maisons et parler au gens. Vous tentez la une epreuve maladroite de justifier des vols de deniers publics par des accrobaties de comptabilite pour denigrer le manque de competence d un journaliste tout simplement pour brouiller les pistes et semer le doute ds nos esprits. Vous n etes pas plus intelligents que les senegalais. Bande de voleurs. Je ne suis plus le journal televise depuis bele lurette tellement que c est ridicule et repugant. Vous et votre maitre de president etes dans le meme sac. Vous etes sortie d une tres bonne ecole.
SILENCE ON PILLE, PASSEZ ICI ON VOLE. Depuis 5 ans c est votre credo.

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State