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DIKSA CLICK’HA: «C'est difficile de trouver un producteur de rap au Sénégal»

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Ils ont commencé à faire du Rap en 2002. N’empêche, ils viennent de mettre sur le marché leur premier produit. Habitant dans la banlieue précisément à Guédiawaye au quartier "Fith mith", ils ont rencontré des difficultés avant de mettre sur le marché leur produit. Eux, ce sont les membres du Groupe "Diksa Click’Ha".



Ils ont tout juste inversé le mot "Sadique" en "Diksa", Click, c’est la bande et H.a., c’est le "Hard Cor". Selon les membres "Diksa Click'Ha", comme l'indique le titre, "WarËf", ce 1er titre, renvoie aux droits. C'est-à-dire, ce qu'une personne doit savoir. C’est par leurs propres moyens qu'ils se sont donné tant de mal pour mettre leur produit sur le marché. «C’est en faisant des cotisations et l’argent amassé à travers les concerts qu’on s'est auto-produit. Mais, il faut reconnaître que c’est très difficile». N'empêche, ces jeunes rappeurs pensent que les producteurs fuient la banlieue. Et ces derniers d'ajouter : «La banlieue n'est pas dangereuse». Pour le groupe Diksa Click'ha, les producteurs ne font que du baol baol. «Il n’y a pas de gens qui s’y connaissent, surtout dans le domaine du rap.
Tout ce que les producteurs cherchent, c’est se remplir les poches : They make money». Dans le même sillage, ils ont précisé qu'il y a des gens qui ont réussi dans ce domaine, mais il faudrait que ces derniers leur viennent en aide aussi, afin que les rappeurs puissent s'en sortir. Dans la même foulée, les membres du groupe ajouteront que : « Il y a pas mal de groupes de rap qui sont dans la banlieue et qui font de très belles choses. Mais, c’est par manque de producteur qu'ils restent inertes. Ce que l’on ne peut comprendre, c’est comment est-ce que l’on puisse payer des sommes colossales pour tout juste passer une demi-journée dans un studio». Le nom de Lune Diagne comme producteur apparait sur le Cd, mais ils précisent que tout le travail a été fait par eux-mêmes à 90%. D’un autre côté, ils ont voulu le lancer, car c’est aussi un gars qui vient tout juste d’adhérer dans le monde du rap.
Pour aider les rappeurs qui sont dans la banlieue ou qui sont dans d’autres zones, il faudrait que les producteurs viennent à leur rencontre. «Nous, ce que nous faisons, c’est de la musique révolutionnaire. Mais, il n’est pas dit que nous chantons pour rien. Nous sommes des porteurs de voix». Dans un autre registre, ces derniers ont manifesté leur souhait de ne pas s'auto-produire pour leur deuxième album en gestation. «Ce premier album, c’était tout juste pour ouvrir une brèche. Mais, pour la prochaine fois, on aura un producteur, d’autant plus que nous avons des propositions». Le rêve de ces jeunes rappeurs, c’est d'avoir leurs propres moyens afin de faire leur propre production et d'aider les rappeurs qui sont dans la banlieue afin qu'ils puissent avoir la tête hors de l'eau.

Momar CISSE (Stagiaire)
Source: Le Matin

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Mardi 2 Octobre 2007

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