Référence multimedia du sénégal
.
Google

DIDIER AWADI: « On veut tout faire pour imposer Karim. Il faut arrêter de déconner » ( Entretien )

Article Lu 11633 fois

Ex membre du groupe Positive black soul, Didier Awadi était récemment sur les bords de la lagune Ebrié. Dans une interview accordée à nos confrères ivoiriens, il parle de son prochain album qui va sortir en septembre et des gouvernants africains. Extraits.



DIDIER AWADI: « On veut tout faire pour imposer Karim. Il faut arrêter de déconner » ( Entretien )
Vous aviez prévu de rendre hommage à de grands dirigeants qui ont marqué le continent par leurs idées. Etes-vous dans cette même logique? Bien sûr, je n'ai pas changé d'un seul coup d'i­dée. Dans cette oeuvre, je rends effectivement hommage à Sankara, Lumumba, Mandela, Julius Nyerere, Frantz Fanon, Amilcar Cabral, Sékou Touré, Modibo Kéita, Aimé Césaire, Martin Luther King, Malcolm X, Samora Machel, Kwamê Nkmmah évidemment et bien d'autres. En tout cas il y a une quinzaine de leaders.

Pourquoi n'avez-vous pas chanté des prési­dents africains charismatiques actuelle­ment en exercice ?

Je pense qu'on ne peut pas faire le bilan d'une vie tant qu'elle n'est pas terminée. Il y en a beaucoup qui ne font pas l'unanimité pendant qu'ils sont en poste. On a pris les deux leaders qui font vraiment l'unanimité à savoir Mandela et Césaire. Concernant les autres, il y a beaucoup de controverses et on essaie de prendre des leaders qui n’ont pas de vieilles casseroles qu'ils traînent, des gens au moins qui sont des exemples et des références pour les générations à venir. Parce que notre objec­tif est qu'on puisse étudier l'oeuvre de ces gens. II y a non seulement le côté ludique du hip-hop mais on aimerait bien savoir qui est Frantz Fanon, Aimé Césaire, Cheick Anta Diop, connaître réellement tous ces grands. Donc, il y a une valeur pédagogique avec laquelle on ne peut pas s'amuser. Aujourd'hui, l'Afrique manque de leaders charismatiques.

Ces gouvernants que vous vénérez ne sont pas exempts tout reproche vis-à-vis de leurs peuples. Sankara l'avait déjà confessé dans l'un de ses discours avant son assassinat à Bobo-Dioulasso

Je pense qu'aucune oeuvre humaine n'est par­faite. On ne va pas demander à un homme d'ê­tre un saint. Ce n'est pas le but du projet. Mais je pense que dans l'oeuvre de Sankara, il y a beaucoup plus de choses positives sur lesquel­les on peut s'appesantir que de rester sur quelques erreurs. Sankara a reconnu qu'il a fait des erreurs mais combien n'ont pas recon­nu toutes les erreurs qu'ils ont faites.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées pour retrouver ces archives quand on sait qu'en Afrique, les gens n'é­crivent pas et ne conservent pas ?

Nous sommes allés comme je le soulignais tantôt jusqu'à Addis-Abeba, à l'Union africai­ne pour voir ce qu'ils avaient comme archives, il n'y avait rien. Ils m'ont dit que la télé éthio­pienne avait peut-être quelque chose mais eux non plus n'ont rien. Donc on s'est rendu compte que c'était grave. On s'est donc trou­vé obligé d'aller piocher chez les gens qui ont connu tel ou tel président, qui sont des proches ou des membres de la famille pour qu'ils nous donnent des archives. On s'est rendu aussi compte qu'il faut aller dans des télés ou des radios européennes pour avoir nos archives. Et ces gens-là les protègent et les vendent sans que nous-mêmes ayons accès à ces archives. Et donc notre objectif est de mettre toutes ces archives sur un site internet pour que tout le monde puisse les télécharger gratuitement. Parce qu'on a le droit et le devoir de connaître notre histoire.

Les Constitutions sont de plus en plus tripa­touillées en Afrique. Que pensez-vous d'une telle attitude ?

Je pense que les vieux dinosaures-là vont par­tir de gré ou de force. Parce que de plus en plus, nos peuples sont éduqués, on a accès aux médias internationaux. Ils savent ce que c'est que la démocratie, la liberté de presse, la liber­té d'opinion. On ne peut plus cacher certaines choses. Avant, la plupart n'étaient pas allés à l'école et on pouvait les abuser. Mais aujour­d'hui si tu viens raconter des conneries les gens ne t'applaudissent pas, ils te lancent des tomates. Quand les présidents essaient de faire comme au Kenya, le peuple sort. Il n'attend pas un quelconque leader, il sort naturelle­ment.

Etes-vous partisan de l'intervention de la force africaine dans les différents pays pour les libérer quand ça ne va pas?

Oui. Pourquoi pas ? Je pense que nous avons un devoir de solidarité. Mais c'est à nous de donner mandat, nous tous réunis autour d'une table, à une force qui fait partie de toi, de moi. Il faut que ce soit sincère. Si c'est bien fait à la base, cela doit être notre force, vraiment indépendante et qui ne compte pas sur des budgets extérieurs pour bouger.

Tiken Jah a récemment été interdit de séjour au Sénégal pour avoir critiqué le régime de Wade. Quel est votre regard sur une telle décision ?

Au Sénégal on veut tout faire pour présenter Karim Wade comme le dauphin de son père, et le peuple sénégalais ne veut pas. Chaque Africain censé ne veut pas de cela. Le pou­voir n'est pas héréditaire. Il faut arrêter de déconner. Le fils du prophète n'est pas pro­phète. Le fils du président va être président pour quoi ? S'il veut se présenter qu'il passe par un parti, qu'il se batte. Le Sénégal n'est pas le Togo, ni le Congo. Je suis désolé. Et le peuple ne laissera pas faire. Les vrais Sénégalais n'en veulent pas. Et Tiken Jah a dit ce qu'il pensait réellement, ce que la plu­part des Sénégalais pensaient réellement. C'est une hypocrisie de vouloir le déclarer persona non grata. Qu'ils déclarent tous les Sénégalais persona non grata parce qu'on n'a pas le droit de dire à un citoyen de l'Uemoa, de la Cedeao qu'il n'a pas le droit de parler au Sénégal. Il a le droit de parler. Cette décision est impopulaire et n'a aucun sens.

Qu'est-ce qui explique la léthargie du rap africain ?

Je ne sais pas si le rap africain ne bouge pas. Je pense qu'il bouge. Aujourd'hui si tu prends les gens du «gbonhi», ils sont à Ouaga et dans d'autres pays, si tu prends Awadi je suis aujourd'hui à Abidjan, tu prends «Yeleen», ils sont au Mali, tu vas voir une autre qui sera en Afrique du Sud. Ça com­mence à bouger. Le mouvement n'est pas très visible mais beaucoup de gens bougent. C'est formidable. Et dans tous les pays, il y a du rap et ce sont des mouvements populaires, sociaux très forts. Ça dépasse même le cadre du rap. Quand Billy Billy,parle, ce sont des déclarations sociales, ce n'est pas seulement du rap. Rien qu'en écoutant son album, j'i­magine la vie à Wassakara. Je lisais un jour­nal hier et il semble que c'est la description de la vie de tous les jours d'un jeune Ivoirien qui a des ambitions par rapport à l'éducation, à la vie dans son quartier. Comment les gens s'amoncèlent pour regarder la télé, il se pose des questions sociales importantes. Donc le rap ce n'est pas seulement un mouvement musical, c'est aussi un mouvement social. Et ça permet l'évolution des mentalités parce que les autorités écoutent, ce qui ne se faisait pas avant.

On sait que le rap africain a été marqué par PBS qui aujourd'hui n'existe plus. Qu'est-ce qui a fait la séparation ?

La séparation est intervenue pour des projets personnels qu'on a développés chacun. Mon projet est assez politisé et je ne peux pas l'im­poser à PBS. Et je prends mes responsabilités en faisant mon projet personnel. Je ne peux pas imposer mon projet à la personnalité du groupe. Et Doug E. Tee aussi ne peut pas imposer son projet personnel â la personnali­té du groupe. Quand vous faites 15 ou 16 ans ensemble, vous avez des choses personnelles à développer. Au soir de ma vie, j'aimerais bien dire «j'ai fait ça». Pas «nous avons fait ça». Il faut voir ça comme ça. On a des cho­ses à faire en commun mais on a aussi des choses à faire en tant qu'individus.

Quels sont vos projets ?

A court terme ce sont des tournées sur les­quelles nous sommes avec. notre réseau «Aura», Artistes unis pour le rap africain. Ensuite on sort l'album «Présidents d'Afrique» un peu partout dans le monde.

Avec Nord-Sud (Abidjan)

Source: Pic Hebdo

Article Lu 11633 fois

Mercredi 16 Avril 2008





1.Posté par sané cap le 16/04/2008 09:18
Karim doit être choisi à l'issu d'éléctions régulières.Donc dis simplement que tu n'aimes pas Karim. Vas dire à Abidjan que Gbagbo était un dictateur.Awadi ,il faut eviter le populisme.

2.Posté par TRAORE le 16/04/2008 09:54
Vous avez raison.C'est dommage que le peuple ne se rend pas compte de ce qui se passe .Et ils se mettent à pleurer dans leur salon.En tout cas la plus grosse erreur que les sénégalais ont commise c'est d'avoir réelu abdoulaye wade"le dictateur" et maintenant le monarque...

3.Posté par samdesign le 16/04/2008 10:37
Chapeau à AWADI, pour tous ces efforts qu'il est entrain de faire, aller partout en Afrique, en Europe, pour pouvoir nous présenter un bon produit. J'y ai connu d'autres Leaders à travaers l'interview.
J'écoutais que du Reggea, mais là, je vais me pencher du vers le RAP.
Tout ce qui a dit c'est vrai, Bonne continuation. Que DIEU vous Protège Mr AWADI.

4.Posté par diaw le 16/04/2008 10:55
oui il estt bien ce mec

5.Posté par paco le 16/04/2008 12:06
Du courage Awasapadeuguit ndaat saay; si tous les artistes étaient comme toi;;;;;;;;;;;
plus con que recidive tu meurt

6.Posté par ndiaye le 16/04/2008 13:11
du corage bonne continuation t 'es vraiment un africain. qui aime son peuple

7.Posté par sylvestre dasylva Génération du Concret le 16/04/2008 14:09
Oh mais arrêtez vos conneries. Personne n’est imposé comme dauphin du Président WADE. Si le citoyen Karim WADE aimerait diriger les destinées de la République du Sénégal il présentera naturellement à ses compatriotes son projet de société. Ce sera à l’issue d’une consultation électorale libre et démocratique que le successeur du Président WADE sera élu. L’on comprendra aisément les craintes de certains individus que suscite la candidature de Karim WADE. Tout simplement parce que l’ambition de Karim WADE pour son pays ne connaît pas de limites. Cette grande ambition qui se traduira par une véritable prise en charge des préoccupations des populations des villes et des campagnes ne laissera aucune chance à des prétendants dont les limites en la matière de gestion des affaires publics sont bien maîtrisées par les électeurs. Si, devant Karim WADE, ces opposants s’estiment déjà perdants alors ils ne peuvent qu’à s’en prendre à eux – mêmes.

8.Posté par yaba diop le 16/04/2008 14:12
Karim WADE se présentera aux élections et sera soutenu par toutes les forces vives de la nation. Le projet politique de la Génération du Concret ne laissera personne indifférente.

9.Posté par konate guimba le 16/04/2008 14:12
Karilm par ci , Karim par là , Karim par labas . Mais quand est ce que vous allez arrêter pour TRAVAILLER enfin ?
Karim qu'on le veuille ou non fait TOUT ( avec un très grand T comme pour Travailler ) pour passer et Vous ...qui ne voulez pas qu'iIl passe qu'est ce Vous faîtes? RIEN
sinon parler , parler, parler REK!! Donc INCH ALLAH, IL PASSERA .
salut...

10.Posté par alain le 16/04/2008 16:29
DIIDIER comme ton nom l indique........tu n as rien d un senegalais peut etre pour etre ne dans ce pays de la terenga.........la preuve ton studio.......se denomme SAKARA......peut etre si tu etais un senegalais surement ....to le nommera ........LAT-DIOR ou autre choses pourvu que ca soit quelque chose du pays .........SANKARA n a jamais ete un heros.........dans son pays a plos forte raison en afrique.....karime a bien le droit de succeder a son pere........pourquoi pas..............il a tous les talents..............

11.Posté par aziz le 16/04/2008 18:29
dites entre Didier et Alain quel est le nom le plus senegalais.

12.Posté par Senegal le 16/04/2008 19:03
Eh ou moi sénégal je ne connais pas Alain

13.Posté par aliou le 16/04/2008 20:23
Didier Awadi est seulement impressionnant. je suis fier de voir un jeune senegalais faire une comminication pareille dans un autre pays africain.. Il transparait de ce qu'il a dit de l'intelligence, de la dignite et tu courage ....On aurait mobilise l'ensemble des souteneurs de Karim Wade a travers le monde, ils retireront pas une virgule .
Bon courage et bonne continuation ..la verite finira topujours par triomphe et le courage pay toujous.

14.Posté par boydkr le 16/04/2008 20:25
alain u like it or not Awadi is a senegalese. Retade!!!

15.Posté par tidiane le 16/04/2008 21:03
Alain on parle plus de senegalais ou malien on parle d africain you dumb ass
Awadi a vecu toute sa vie a dakar alors que ton pote n 'est arrive qu'avant hier. Awadi est plus presidentiable que lui alors take a hike you cock sucker.Nous on ai de la jeunesse malsaine comme disait l'autre mais aujourd'hui internationallement on fait la difference.

16.Posté par soumaré PBS Mauritanie le 17/04/2008 01:42

Bravo Didier AWADI c PBS 2puis Mauritanie je vous aime bien parler j aime ce message du courage courone à toi PEACE

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State