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DETTE INTERIEURE DU SENEGAL : Les raisons de la reconstitution

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Les difficultés économiques du Sénégal obligent ! Le chef de l’Etat est revenu, avant-hier, avec le langage diplomatique qui sied, sur les raisons de la reconstitution de la dette intérieure. A l’origine, trois ‘erreurs’, selon Abdoulaye Wade, parmi lesquelles les ‘avances hors budget’ de l’ancien ministre du Budget, Ibrahima Sarr.



DETTE INTERIEURE DU SENEGAL : Les raisons de la reconstitution
Les avances hors budget de l’ancien ministre, Ibrahima Sarr, des dépenses engagées par des ministres dans le cadre de la politique de subventions aux consommateurs, et l’endettement de l’Etat, par des avances de fournisseurs, contractées par certains organismes bénéficiant de l’autonomie de gestion, sont les trois ‘erreurs’ cumulées qui expliquent l’endettement de l’Etat vis-à-vis du secteur privé. C’est du moins ce qu’a indiqué le chef de l’Etat, le mercredi 31 décembre, lors de la présentation de ses vœux de nouvel an, à la nation. ‘Le nouveau ministre du Budget, en toute bonne foi, avait fait des avances hors budget, en attendant les crédits qui devaient normalement venir. Des ministres avaient engagé des dépenses de sommes inscrites à leurs budgets. Mais, dans le cadre de la politique de subventions aux consommateurs, ces crédits ont été totalement ou partiellement ponctionnés. Ils avaient quand même engagé l’Etat vis-à-vis de ses clients du secteur privé. Enfin, certains organismes bénéficiant de l’autonomie de gestion, comme les hôpitaux, après avoir dépensé leurs budgets, ont cru devoir contracter des avances de fournisseurs, créant ainsi un endettement de l’Etat’, explique Abdoulaye Wade. Selon lui, personne n’est à l’abri d’erreur y compris son gouvernement.
Toutefois, le président Wade indique que son équipe, après avoir reconnu ses erreurs, s’est, par ricochet, engagée à ‘les éviter à l’avenir’.‘L’important est que, connaissant les sources de cette dette, nous avons pris les dispositions pour qu’elle ne se renouvelle plus en même temps que l’engagement de la solder au plus tard le 31 janvier. Les ministres comme les agents des services décentralisés ont été invités à éviter ces pratiques qui, à l’avenir, seront immédiatement sanctionnées’, a-t-il dit.

Concernant le paiement de la dette, Abdoulaye Wade, comme pour rassurer du bon état financier du Sénégal, explique : ‘Nous aurions pu réduire de 10 % les dépenses et investissements de notre budget qui dépasse 1 700 milliards, mais nous avons décidé de ne pas toucher aux dépenses à caractère social ni procéder à des désinvestissements. A l’extrême limite, nous l’aurions fait.

Nous aurions pu aussi vendre 4 % seulement de nos actions à la Sonatel mais là aussi, ce serait du désinvestissement’. Mais rien de tout cela. Le gouvernement a choisi, à l’instar de ‘tous les agents économiques solvables et performants de recourir à l’emprunt’. Et c’est dans ‘ces conditions que nous avons sollicité et obtenu de la France un crédit de 87 milliards de francs Cfa, geste qui atteste de notre solvabilité et a ouvert, en même temps, la porte à d’autres bailleurs’, se vante le président de la République.

Abdoulaye Wade met ces difficultés économiques que traverse le pays dans le dos des ‘facteurs extérieurs’. Car, fait-il remarquer, ‘depuis l’alternance en 2000, c’est la première fois que le Sénégal se trouve dans une pareille situation. Notre pays a toujours été félicité pour sa bonne gestion macro-économique, son taux d’inflation faible, son taux de croissance relativement élevé’. Mais, ajoute le chef de l’Etat, ‘un taux de croissance l’aurait été encore plus si notre économie n’avait été heurtée de plein fouet par des facteurs extérieurs’. La preuve par le soutien des partenaires bilatéraux et multilatéraux, indique Wade. Selon lui, si ces partenaires continuent de manifester leur confiance et leur soutien au Sénégal, dans le cadre du dialogue régulier que ‘nous menons ensemble’, c’est parce qu’ils ont compris que les difficultés sont relatives aux facteurs extérieurs. D’ailleurs, ‘ce soutien et cette confiance ont été à la base du succès de notre passage au Conseil d’administration du Fmi le 19 décembre au titre de la facilité de protection contre les chocs exogènes’, estime le chef de l’Etat.

Yakhya MASSALY

Source: Walfadjri

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Vendredi 2 Janvier 2009





1.Posté par MARVEL le 02/01/2009 16:56

Bonjour

Ne cherchons pas midi à quatorze heures.

La seule raison de changement de position de Wade vis-à-vis de la Guinée et du Capitaine Moussa Dadis Camara, c'est la volonté de ce dernier à débusquer les prédateurs du régime déchu.

Wade a toujours milité pour l'amnistie des voleurs et prédateurs renversés ou déchus ou vaincus car conscient de sa propre position de plus grand kleptomane que le Sénégal ne connaîtra jamais.

Wade sait mieux que quiconque qu'il sera pourchassé "jusque dans les chiotes", comme disait l'autre, une fois que cette justice des plus corrompues ne sera plus à ses pieds. Et bien sûr il ne peut être pourchassé, sans que son fils qu'il a élevé comme un voleur, au point de pouvoir dépasser le maître, ne le soit aussi.

Alors, le Capitainel Camara ayant maintenu sa décision de débusquer les prédateurs du régime déchu et à casser les contrats nébuleux signés par l'Etat, malgré les appels de Wade qui l'enjoignait de ne pas le faire (il se voit déjà dans la peau de ces grands voleurs pourchassés et jetés au fond d'un trou), Wade ne veut plus soutenir les nouveaux dirigeants de la Guinée tout en priant pour que cette politique du nettoyage et de la chasse aux sorcières ne serve d'exemple aux sénégalais.

Vous aviez tous entendu Wade plaider pour que l'on promette à Mugabe et à d'autres dirigeants africains une liberté totale une fois chassés du pouvoir. La promotion de l'impunité, et un éternel recommencement dans les pays africains, voilà ce que prône le plus grand voleur d'Afrique


MARVEL
marvel@hotmail.fr


NOUS SOMMES TOUS DES EL MALICK SECK

LA PALESTINE SURVIVRA AU SIONISME DIABOLIQUE

2.Posté par baye ngagne le 02/01/2009 22:11
Discours d’Abdoulaye Wade à la Nation : le président à côté de la plaque


Le président de la République, Maître Abdoulaye Wade, a délivré le traditionnel discours à la Nation au peuple sénégalais à ce crépuscule de l’année 2008, marquée par des difficultés de toutes sortes qui ont profondément entamé le vécu des populations. A y regarder de près le discours à la Nation s’apparente pour le régime du Sopi plus à un fardeau qu’à un moment de communion avec le peuple, un moment d’espoir, un tournant dans la vie de la Nation. Par conséquent, Maître Abdoulaye s’y serait volontairement passé que les Sénégalais ne lui en voudraient pas.

L’adresse à la Nation se résume dès lors à un bilan sur les domaines où il y a un semblant d’acquis avec une impasse royale sur les sujets ardents, tels que l’immigration clandestine, la mise au pas de la presse, les libertés publiques, les événements de Kédougou, le blocage du dialogue social et politique, la politique étrangère avec la situation politique à nos frontières (Guinée Bissau, Guinée Conakry, Mauritanie, etc.). On a l’impression d’entendre un président nouvellement élu alors qu’il est presque au bout de son mandat.

Cet avant propos n’est destiné qu’à montrer que le discours du chef de l’Etat n’a point pris en compte les aspirations de ses compatriotes. Et Maître Abdoulaye Wade a bien fait de commencer ‘volontairement’ son discours par ‘Mes chers Scompatriotes’ là où la formule consacrée était ‘Sénégalais, Sénégalaises, Etrangers et hôtes vivant parmi Nous’. La remarque n’est pas gratuite : le discours est destiné ‘exclusivement’ aux Sénégalais et surtout aux plus naïfs d’entre eux, aux souteneurs aveugles du président de la République et militants alimentaires du Parti démocratique sénégalais. L’analyse du discours du chef de l’Etat montre que celui-ci a occulté pour l’essentiel les vrais problèmes des Sénégalais, l’actualité du Sénégal. Quelques domaines nous semblent, pourtant, très intéressants à passer en revue.

Le Président de la République a ouvert son discours par la crise mondiale. La parade est alors tout trouvée pour arrimer tous nos malheurs et difficultés à cette maudite conjoncture planétaire. Toutefois, et heureusement dirais-je, le président de la République a aussitôt fait son mea culpa en avouant les ‘erreurs’ (des fautes de gestion plutôt) de son Gouvernement qui, selon lui, sont au nombre de trois : Tout d’abord il a essayé de faire porter la responsabilité de ces fautes à l’ex-ministre délégué chargé du Budget, Ibrahima Sarr, qui a décidément bon dos et qui serait très bien fondé à attaquer Abdoulaye Wade pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles.

En effet, il avance que ‘le nouveau ministre du Budget, en toute bonne foi, avait fait des avances hors budget, en attendant les crédits qui devaient normalement venir’. Si le ministre du Budget était de bonne foi comme il le prétend, lui par contre ne l’est point en ce sens que le ministre du Budget ne pouvait pas ‘prendre’ sans pressions la responsabilité de dépassements budgétaires à hauteur des montants allégués. Par ailleurs, s’il le fait, il doit avoir des garanties que les régularisations nécessaires allaient être faites par une loi de finances rectificative. La faute ne peut alors lui être exclusivement imputée. Quelle est la responsabilité du directeur du Budget, du directeur de l’Investissement, du Contrôle des opérations financières qui tous, à des niveaux différents, interviennent dans l’exécution de la dépense publique, et peuvent engager l’Etat. Mieux ou Pire, quel rôle a joué le ministre des Finances son patron. Et sur ce point, n’est-ce pas (c’est) l’actuel Premier ministre qui était à ce poste lors de la commission de l’essentiel des faits qui remontent pour certains à 2005 ?

Ensuite concernant les crédits ponctionnés alors que les ministres dépensiers avaient déjà engagé l’Etat vis-à-vis du secteur privé, l’explication est apparemment cousue de fil blanc et résiste mal à la logique de comptabilité publique :

• le ponctionnement de crédits n’est pas possible après engagement de la dépense en ce sens que celui-ci se matérialise par un blocage des crédits au profit du créancier de l’Etat donc de l’indisponibilité de la ligne budgétaire pour le montant en question ;

• au cas maintenant où ces ministères auraient reçu des prestations de clients sans la procédure régulière d’engagement, l’Etat n’est nullement débiteur vis-à-vis de ces derniers dans la mesure où la puissance publique n’est liée que par l’engagement juridique et comptable ;

Enfin, la troisième ‘erreur’ serait le fait des Hôpitaux, établissements publics de santé. A ce niveau, le mensonge est vraiment grossier : les engagements hors budget des hôpitaux ne peuvent être considérés comme dette de l’Etat stricto sensu du fait de leur autonomie de gestion. Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas considérer également les arriérés des collectivités locales comme un endettement de l’Etat ? En outre, un dépassement budgétaire n’aboutit pas nécessairement à un endettement dès lors que l’Etat ou la structure concernée est en mesure de mobiliser une trésorerie satisfaisante pour couvrir celui-ci.

C’est après avoir accusé à tort et monté un argumentaire fallacieux que le premier des Sénégalais arrête la dette de l’Etat due au secteur privé à environ 174 milliards Cfa. Ce qui est totalement faux et cela les fonctionnaires du ministère de l’Economie et des Finances le savent très bien. L’Etat croulerait au bas mot sous une dette intérieure d’au moins 300 milliards pour deux raisons. D’une part, si ce sont les trois facteurs évoqués ci-dessus qui ont abouti au montant de la dette arrêté à ce montant, il est de notoriété publique que les dépenses de fonctionnement des services de l’Etat ainsi que les investissements au titre de l’année 2008 n’ont été réglés qu’à des taux extrêmement faibles, voire nuls. D’autre part, le montant en question a été arrêté à un moment bien déterminé (premier semestre de 2008, disent des sources bien au fait des finances), il va de soit, qu’entre temps un stock important d’arriérés de paiement a pu se constituer faisant évoluer inéluctablement le montant de 174 milliards.

Par rapport aux solutions pour résorber ce déficit maintenant le président de la République est encore plus déroutant : le problème ne doit pas être appréhendé sous l’angle budgétaire ; même si tout le monde sait que le budget du Sénégal est artificiellement gonflé pour contenir les dépenses ‘royales’ et de prestige des tenants du pouvoir.

Et me revient ce sentiment de doute par rapport au statut d’économiste de Maître à défaut d’une mauvaise foi manifeste. En effet, le problème est plus un problème de trésorerie que de budget. En effet, c’est la mobilisation des recettes qui ne parvient plus à couvrir toutes les dépenses de l’Etat. Et cela, une réduction budgétaire n’y peut rien mais seulement une maîtrise des dépenses de prestige ; le ‘puits’ d’argent laissé par le défunt régime socialiste et qui à permis de masquer pendant des années les dérapages financiers s’est maintenant tari.

Par ailleurs, si depuis, l’alternance politique c’est la première fois que le pays connaît cette situation, c’est en grande partie du fait d’actes et de choix en parfaite contradiction avec une bonne gestion des finances publiques qui ont abouti à une gabegie financière sans précédent et qui a comme manifestations :

• augmentation gabégique des salaires d’une certaine catégorie de fonctionnaires ;

• pérennisation de la politique de recrutement des corps émergents qui devait être limitée dans le temps ;

• préfinancement des travaux dans le cadre du sommet de l’Oci avec la mise en place d’une agence budgétivore : l’Anoci ;

• dépenses incontrôlées dans le cadre des élections avec des crédits irraisonnables destinés à certains acteurs, tel que le commandement territorial ;

• financement du plan Jaxaay,

• augmentation exponentielle des budgets de la Présidence, de la Primature de l’Assemblée nationale etc.

• création d’institutions inutiles budgétivores (Sénat, Craes, etc.) et augmentation du nombre de députés,

• prolifération des agences et représentations diplomatiques ; • etc.

Relativement à l’Agriculture, il est avéré qu’un programme sérieux ne peut être mis en branle en avril pour atteindre les objectifs fixés pour un hivernage démarrant en mai/juin. La Goana, dans son principe, est une bonne initiative. Toutefois, elle ne sera une réussite que lorsque les véritables acteurs seront impliqués et en lieu et place des agriculteurs du dimanche (ministres, Pdg, politiciens, gouverneurs et préfets, etc.). Comment peut-on prôner une production en quantité si les circuits de commercialisation ne sont pas suffisamment pensés et maîtrisés. La campagne de commercialisation de l’arachide est déjà un échec dans la mesure où les récoltes sont bradées à vil prix dans les Louma du fait de la tergiversation de l’Etat dans la fixation du prix de l’arachide et des retards dans le démarrage de la campagne. Et quand j’entends son ministre, chargé de l’Agriculture, avancer que la campagne arachidière démarrait généralement au Sénégal en janvier-février, je ne peux m’empêcher de plaindre les paysans qui disposent là d’un ministre vraiment menteur ou amnésique.

Concernant le domaine de la Santé, le discours du président ne nous donne aucune once d’espoir. Le secteur de la santé à l’instar de celui de l’Education est ‘pourri’ et gangrenée par des grèves. Et la prétendue ‘réussite’ du Plan Sésame n’est que l’arbre qui cache la forêt des difficultés dans les quelles pataugent toutes les structures hospitalières. Ces dernières sont asphyxiées par un système de tarification encadré par l’Etat qui tarde souvent dans la mise en place des subventions.

L’initiative Badienou Goxx risque d’être un échec patent en ce sens que les accidents de grossesse ou d’accouchement sont en grande partie dus à une absence de structures adéquates et de l’impraticabilité des voies de communications (routes, pistes rurales etc.)

Pour ce qui est de l’emploi des jeunes, le Fnpj et L’Anej ont montré leurs limites. Si ces deux organismes avaient pleinement joué leur rôle au lieu d’être des instruments de promotion de la politique du Pds, l’émigration clandestine vers les côtes espagnoles ne serait pas durant l’année 2008 le sport favori des jeunes désespérés avec son lot de morts.

Par ailleurs en décidant de réserver 15% des emplois créés à la jeunesse et particulièrement à celle de la banlieue dakaroise, le président de la République viole le principe constitutionnel d’égal accès à l’emploi et au travail en même temps qu’il encourage l’exode rural des jeunes de l’intérieur vers ces dites banlieues au lieu de les fixer dans leur terroir par une politique adéquate et appropriée.

Enfin, en ce qui concerne la politique, tout en prônant une disposition de façade au dialogue avec les leaders de l’opposition républicaine, Maître Abdoulaye Wade a fini de faire de la Constitution un vulgaire torchon et a déjà entrepris de réformer le Code électoral sans une discussion avec les acteurs politiques parmi lesquels lesdits leaders.

Comme on le voit donc, le président est parvenu à faire des Sénégalais des rêveurs debout passant à côté de l’essentiel pour leur entretenir de futilités, parlant quand la situation commande le silence et muet comme une carpe quand ses compatriotes sont dans des difficultés et attendent qu’il leur parle.

J’ose espérer que les Sénégalais ne referont plus les erreurs de 2000 et 2007 et que sauront s’opposer à son projet machiavélique de se faire succéder par son fils.

Habiboulaye DIOP habiboulayediop@gmail.com

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