Dans le cadre du programme de développement de l'artisanat en milieu rural, une convention cadre signée entre le Fonds de Promotion Economique (Fpe) et la Mutuelle MEC-AFEPES mettait à la disposition de ladite mutuelle une ligne de crédit dont l'utilisation était assortie à des conditions d'éligibilité à l'octroi de ces crédits. Dans l'exercice de contrat avec le FPE, des sociétaires qui ne remplissaient pas les conditions ont été pourtant bénéficiaires de tels crédits. Un audit interné ayant révélé au grand jour ces manquements, la Mutuelle a été mise en demeure de régulariser la situation. Seulement, les mises en demeure successives sont restées sans effet. Ainsi, se fondant sur les articles 383 et 385 du Code Pénal, une citation directe a été servie à Oulimata Dioum par la structure dirigée par Ndèye Khady Guèye pour abus de confiance et détournements de prêts consentis sans garanties par l'Etat.
En fait, le FPE a considéré le détournement des prêts consommé dès lors qu'il a été constaté un détournement d'objectifs par rapport à la destination première de ligne de crédit destinée à l'artisanat rural avec des conditions définies à l'avance. Selon la citation obtenue par «L’As», aucune condition d'octroi des crédits n'a jamais été respectée et rien des sommes indûment affectées n'a été remboursé conformément aux différentes mises en demeure.
Oulimata Dioum : «je ne me reproche rien dans la gestion »
Jointe au téléphone, Madame Oulimata Dioum déclare détenir les documents qui attestent de sa bonne foi dans sa gestion et l'utilisation des crédits alloués par là FPE. Elle soutient qu'elle a déjà porté plainte à la Division des Investigations Criminelles contre certaines des femmes qui ont bénéficié de ces prêts pour les inciter à honorer leurs engagements. Mais qu'en définitive, les femmes qu'elle dirige au sein de la Mutuelle MEC-AFEPES sont pour la plupart confrontées aux difficultés conjoncturelles qui n'épargnent personne.
Vieux Amadou FALL
Source: L'as