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DESTINS CROISES KH. F. A TRANSMIS LA MALADIE A SON EPOUX : «Mon mari refuse d'admettre qu'il a le Sida»

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Qui parlait de destin tragique ? Kh. F. 30 ans, fait partie de ces personnes à qui la vie n'a pas fait de cadeau. Donnée en mariage à un riche homme d'affaires établi en Gambie à l'âge de 15 ans, elle divorcera, 11 mois après. Sans savoir que son ex-époux lui avait transmis le virus du Sida. Elle se remarie et transmet le virus, à son tour, à son nouveau conjoint qui refuse d'être un porteur de la maladie. Puisque le mignon enfant qu'ils ont eu est bien portant. Poignant parcours d'une pulpeuse jeune dame.



DESTINS CROISES KH. F. A TRANSMIS LA MALADIE A SON EPOUX : «Mon mari refuse d'admettre qu'il a le Sida»
Suite à un coup de fil, nous lui avons rendu visite. Son quartier, nous le tairons puisque Mme y est bien appréciée et respectée. À 30 ans, Kh. F. fait partie des victimes d'un tragique destin. Cette jeune femme vit depuis 7 ans avec le virus du Sida.

Si la grande soeur de Kh. savait que le riche homme d'affaires à qui elle a voulu donner la main de sa frangine était infecté, elle n'aurait certainement pas songée à le marier à sa petite soeur.

11 est 21h passées lorsque nous débarquons dans un populeux quar­tier de la banlieue de Dakar. Après quelques minutes d'attente, une pul­peuse dame vient à notre rencontre. À première vue, on ne peut s'empêcher de commenter son joli faciès. Le nez aquilin hérité de ses ascendances mauresques, F qui vient de se faire tresser brille. On n'ose croire que c'est elle la sidéenne. «Peut-être que la malade a envoyé cette belle», s'em­presse de dire Cissé, le chauffeur. Avec un captivant sourire, elle se présente à nous. C'est la surprise. Personne n'au­rait cru que cette jolie créature est une victime du destin.

Dans sa chambre sobrement déco­rée, elle nous installe. Courageuse, cette dame, la trentaine, l'est. C'est avec philosophie qu'elle évoque son coup du destin. Seulement, ce n'est pas toujours facile de l'écouter dérouler le film de sa vie. Nous sommes en 1998. Sa tutrice de grande soeur décide d’ « offrir » l'adolescence de Kh. à un riche commerçant. « Notre mariage a duré 11 mois. Et, on a divorcé. Il m'a laissé un garçon qui décédera un an plus tard des suites d'une maladie mys­térieuse. J'ai fugué pour revenir à Dakar auprès de ma mère. Mon ex-mari m'ai­mait toujours et ne voulait pas se sépa­rer de moi», raconte la jeune dame. Quelques mois après la mort de son bébé Mme note des changements physiques. Elle perd du poids. Ajoutez-y les interminables vomissements et diarrhées.

«Mon mari menace d'arrêter le traitement »

En 2000, Kh. F retrouve une nouvelle vie. Les séquelles de la maladie passées, la séduisante divorcée retrouve chaussure à son pied. célèbre menuisier du coin qui tombe sous son charme. Ils se remarient. Nous sommes en 2003. Les tourtereau ignorent qu'ils ne sont pas bien portants. Jusqu'au jour où l'épouse rechute. On l'a fait hospitalisée au centre de santé Roi Bedouin. De là, le médecin lui suggère de faire un dépis­tage. «Je ne savais même pas de quoi il s'agissait», lance-t-elle. Les résultats sortis, aucun agent sanitaire n'essaye de lui annoncer la triste nouvelle. Ce jour-là, j'ai failli bouder parce qu'on me faisait valser d'un bureau à un autre. J'ai même un instant soupçonné qu’il m'était arrivé quelque chose de grave. Mais pas le Sida», affirme-t-elle d'une pointe de regret. Informée, F. tombe des nues. Comme si le monde s'effon­dre. «j'ai refusé des jours durant de m'alimenter. Après réflexion, je me suis résignée à croire que c'est la volonté divine», relativise la porteuse du Vih. Quid de son conjoint ? Ce dernier est bien portant. «Mon mari refuse sa maladie. Il menace souvent d'arrêter le traitement, car il dit ne pas croire à cette histoire de sida. Notre bébé d'1 an et 6 mois qui est bien portant l'a beau­coup influencé. Il répète souvent qu'il n'est pas infecté. Et que les médecins racontent des histoires. Aussi, il soutient ne pas perdre de poids. Ces temps-ci, il m'embête avec un marabout qui serait en mesure de guérir la maladie.»

Aujourd'hui, le mignon bébé demeure l'espoir de vivre de ce couple.

Et Kh. F. de se réjouir : «Notre garçon a subi les 3 tests. Et tout est négatif j'avoue que j'ai respecté mon traite­ment durant la grossesse. Et à sa nais­sance, j'ai refusé de l'allaiter Il a pris le biberon.» Et le meilleur souvenir de sa vie reste le jour où on lui a annoncé que son enfant n'est pas infecté. La santé de celui-ci, Kh. y veille comme à la prunelle de ses yeux. «Je prépare l'avenir sanitaire de mon héritier. J'évite au maximum les objets tran­chants. Je refuse de partager une lame. Ma petite soeur m’a fait la tête des jours durant parce que je lui ai privé de mon rasoir. J'exhorte les jeunes à faire atten­tion surtout avec les histoires de tatouage, épilage, piercing...» Mieux, je les supplie de se faire dépister avant le mariage.

«Beaucoup de femmes de polygames vivent en cachette avec le Sida»

En discutant avec Kh. on se rend compte que le Sida prend de l'am­pleur. Rien que dans le cadre de son association, ils sont 200 membres habitant la banlieue. Ce qui fait peur est que la moitié des patients cache leur maladie. Surtout, les femmes qui évoluent dans des couples polygames. Le refus de se voir humilier devant sa co-épouse en est le principal facteur. F. qui dit insister sur ce phénomène confie : «Ces épouses porteuses du Vih craignent de se faire répudier ou vili­pender»

Comme tout regroupement, les victimes du Sida ont aménagé des cadres pour évoquer leurs souffrances qui ont pour noms stigmatisation, manque de moyens pour se soigner... là au cours des débats, chacun raconte ses douleurs. Comme anecdotes, Kh. évoque le cas de ce couple atteint et où chaque protagoniste cachait ce qui lui est arrivé. «Un jour, les époux se son rencontrés à l'hôpital.» «Une de nos membres a été dénoncée par sa propre mère. Et le quartier se moquait d'elle. Elle a été obligée de porter plainte contre ses détracteurs.»

Ndèye Awa LO
Source Walf Grand Place

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Vendredi 12 Février 2010





1.Posté par Kheops le 12/02/2010 15:02
Faut que les couples fassent le test de depistage du SIDA avant de se marier ( civil ou religieux) ou encore faire le test avec son partenaire des que la relation devient vraiment serieuse c'est plus sécurisant..

2.Posté par bibi le 12/02/2010 15:20
c'est pas bien de cacher sa séropositivité quand on est dans un foyer ou regne la polygamie..les épouses risquent de se contaminer entre elles et le mari aussi.

3.Posté par Elle le 12/02/2010 17:51
Ce sujet est tres interressant mais avec autant de fautes de grammaire et de synthese, j'ai perdu l'envie de lire ce texte...

4.Posté par ma le 12/02/2010 20:01
attention etre porteur dit virus ne signifie pas que tu as le sida,certe avec le temps et sans antiviraux tu deviendras malade

5.Posté par bravo le 13/02/2010 10:25
tre bon sjet deba tr interressan

6.Posté par Lamine le 15/02/2010 21:52

"Kh. F. 30 ans.........Donnée en mariage à l'âge de 15 ans, elle divorcera, 11 mois après………… Cette jeune femme vit depuis 7 ans avec le virus du Sida". cette histoire ne colle pas

7.Posté par DIABY le 16/02/2010 14:02
c'est vrai le sida est une maladie grave mais il ya d'autres plus grave que le sida et qui fait des milliers de victimes par an . prenons parexemple le cancer la paludisme

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