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DERNIERE MINUTE: 8 ans de travaux forcés pour les six de L'Arche de Zoé

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La cour de N’Djamena a rendu comme attendu un verdict sévère. Les accusés devraient cependant purger leur peine en France, où elle sera adaptée au droit français. Retour sur une opération humanitaire qui a tourné au fiasco.



DERNIERE MINUTE: 8 ans de travaux forcés pour les six de L'Arche de Zoé
Les six membres de l’ONG française l’Arche de Zoé ont été condamnés mercredi à huit ans de travaux forcés par la cour criminelle de N’Djamena, au terme de quatre jours d’audience. Paris demandera aux autorités tchadiennes leur transfèrement en France, a aussitôt déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Le procureur général tchadien avait requis dans la matinée une peine de sept à onze ans de travaux forcés à leur encontre. Un Tchadien et un Soudanais qui ont servi d’intermédiaires ont été condamnés à quatre ans de prison, les deux autres accusés tchadiens sont acquittés.

Le procès des « Blancs » « voleurs » d’enfants

Le procès qui s’est ouvert à N’Djamena vendredi devait trancher une question centrale : les 103 enfants qui accompagnaient les membres de l’Arche de Zoé sont-ils de « vrais » orphelins ? Et dans le cas contraire, comme le laisse penser un rapport de l’Unicef, les six Français jugés le savaient-ils ?

Depuis le début de l’instruction, la ligne de défense des prévenus français est celle de la bonne foi : ils voulaient « sauver des orphelins du Darfour », et l’opération n’avait rien de clandestin, répètent-ils, les autorités françaises ayant été prévenues. Ce sont leurs intermédiaires locaux qui les auraient trompés en leur mentant sur l’origine et la situation de famille des enfants.

L’un de ces intermédiaires, l’imam soudanais Souleïmane Ibrahim Adam, qui comparaissait pour complicité d’enlèvement, a d’ailleurs reconnu au procès avoir signé des documents attestant que les enfants étaient des « orphelins du Darfour », tout en affirmant qu’il savait qu’ils ne l’étaient pas.

A la barre, les représentants des 70 familles des 103 enfants âgés de 18 mois à 10 ans, qui n’ont toujours pas été rendus à leurs parents par les autorités tchadiennes, ont accusé « les Blancs » de leur avoir « volé » leurs petits. Dans la foulée, leurs avocats ont réclamé aux accusés le versement d’un million d’euros par enfant pour réparer ces « préjudices incommensurables ».

Reste certaines contradictions dans le discours des accusés, comme lorsque Emilie Lelouch, l’assistante d’Eric Breteau, a clamé sa certitude d’avoir affaire à des « orphelins du Darfour » avant d’ajouter que des mères étaient venues en réclamer certains. Reste aussi que l’association promettait de scolariser les enfants dans l’est du Tchad, alors qu’elle préparait secrètement leur exfiltration vers la France.

Le deal franco-tchadien

Mais ces contradictions n’ont pas été relevées au cours des débats. Ce qui viendrait confirmer la thèse d’un procès écrit à l’avance selon un scénario mis au point entre Paris et N’Djamena, sur la base d’une convention judiciaire franco-tchadienne : une condamnation, au moins à l’encontre d’Eric Breteau, et un transfert vers la France – où ils purgeront leur peine – dans les jours suivant le verdict.

L’accord judiciaire signé le 6 mars 1976 à N’Djamena par le Premier ministre français de l’époque Jacques Chirac et le chef de l’Etat tchadien Félix Malloum, prévoit notamment que « si l’une ou l’autre partie contractante en fait la demande, tout ressortissant de l’un des deux Etats condamné à une peine d’emprisonnement ou à une peine plus grave, sera, sous réserve de son consentement, remis aux autorités de l’Etat dont il est ressortissant ».

L’article 30 de l’accord permettrait en outre d’adapter au droit français, qui ne prévoit pas de travaux forcés, les peines prononcées contre les six Français par la Cour criminelle de N’Djamena.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas déclaré, début novembre, qu’il irait « chercher tous ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait », après son escapade tchadienne ?

Bienvenue sur Air Sarkozy

Au départ, seize européens et le pilote belge de l’avion supposé rapatrier les enfants, sont incarcérés à N’Djamena. Ils sont inculpés pour enlèvement de mineurs pour les membres de l’association, de complicité pour l’équipage. Mais le 4 novembre, les quatre hôtesses de l’air espagnoles et les trois journalistes français sont libérés et rapatriés à Madrid et à Paris après une visite de président français.

Ils retourneront dans leur pays, à bord de l’avion présidentiel – le 9 novembre, les trois derniers Espagnols et le pilote belge étaient à leur tour libérés. Sarkozy juge cependant « illégale et inacceptable » cette opération qu’il qualifie d’« équipée assez lamentable ».

Faux bandages et tension diplomatique

En France, l’Arche de Zoé n’a jamais caché ses intentions : « Nos équipes, composées de médecins et d’infirmières, assureront une prise en charge complète des enfants depuis les zones de guerre jusqu’à leur arrivée dans la famille d’accueil », explique-t-elle alors sur son site internet.

Mais le 25 octobre, les neuf Français - six membres de l’association l’Arche de Zoé et trois journalistes – et les sept Espagnols de l’équipage de l’avion affrété pour l’opération, sont arrêtés à Abéché, dans l’Est du Tchad, où l’organisation, rebaptisée « Children Rescue », s’apprêtait à faire embarquer les 103 enfants vers la France.

Le vol est prévu sous couvert d’évacuation sanitaire – certains enfants portent de faux bandages. Le scandale éclate au grand jour, provoquant une vague d’émotion dans l’opinion française comme tchadienne et des remous dans les relations diplomatiques entre les deux pays. Relations déjà tendues par le déploiement prévu au Tchad d’une force européenne, à forte composante française, pour sécuriser les camps de réfugiés soudanais.

Source: Liberation.fr

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Mercredi 26 Décembre 2007





1.Posté par musa le 27/12/2007 00:13
pourquoi les rapatrier ce sont des trafiquants d'organes en europe et aux usa il si trouvent des milliers d'enfants de parents nantis et qui sont tres malades leurs parents sont pret a payer de fortes sommes d'argent pour avoir l'organe la majoritee de ses enfants necessitent un coeur AFRICA watch out AFRICAattention

2.Posté par astou le 27/12/2007 11:26
tout ce scenario a déjà été écrit avec sarko...

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