Référence multimedia du sénégal
.
Google

DELESTAGES INTEMPESTIFS: La Senelec renoue avec ses mauvaises habitudes... Les usagers rappellent les promesses non tenues [ REPORTAGE ]

Article Lu 12549 fois

Depuis quelques jours, la Société Nationale d'Électricité (Senelec) reprend avec ses coupures intempestives de courant. Et avec les délestages, Dakar est au rythme des bruits du groupe électrogène. A cette atmosphère polluée par les fumées s’échappant de ces groupes, s’y ajoute la pollution sonore, la population apprécie à sa façon. Reportage



DELESTAGES INTEMPESTIFS: La Senelec renoue avec ses mauvaises habitudes... Les usagers rappellent les promesses non tenues [ REPORTAGE ]
La Senelec fait revivre aux dakarois la pénible situation d'antan. Et pourtant les populations croyaient que les coupures d'électricité n'étaient plus que de mauvais souvenirs. Un habitant du quartier de Fass Delorme se laisse aller. "Le mauvais temps revient. Pendant deux ou trois mois ce quartier a oublié les coupures de courant. Or, depuis presque une semaine, la Senelec recommence avec les coupures d'électricité", explique le réparateur de télévisions Aboulaye Diop tout en se souvenant des temps forts des délestages que Dakar a vécus. «Je commence à avoir peur car ces coupures me rappellent une histoire. Les délestages au temps de Samuel Sarr (Ndlr : ancien Directeur général de la Senelec), nous avons recours aux groupes électrogènes, mais cela ne fait pas notre affaire car le carburant est devenu trop cher".

Et d'ajouter : "nous avons grillé 3 écrans et plusieurs fois nos appareils se sont grillés. La résolution que nous avons prise est de fermer boutique en attendant que la question soit réglée.» Un de nos interlocuteurs qui préfère garder l’anonymat affirme qu’à ce rythme, le Sénégal ne pourra plus se développer. Pire, continue ce tailleur d'une quarantaine d'années «nous ne pouvons plus satisfaire nos besoins quotidiens encore moins les rendez-vous que nous fixons aux clients». La situation est quasi identique chez les vendeurs de radios, de téléviseurs et autres accessoires.

«Depuis quatre ou cinq jours, la Senelec nous déleste d'électricité pendant 4 à 5 heures. Et c'est dangereux pour nous, car nous ne pouvons rester des jours entiers sans faire la plus petite transaction», révèle un commerçant. M. Dame Faye explique aussi qu’ils ne peuvent pas vendre leurs articles sans au préalable les essayer devant les clients. Ce commerçant pose ainsi le problème des frais de location de la boutique ou de l’atelier. Comme le chiffre d’affaires est en baisse, celui-ci estime être obligé d’aller puiser dans les réserves pour honorer les frais de location de l’atelier. Du coté des pharmaciens, c'est un mauvais signe. Ils crient déjà leur ras-le-bol. Pour eux, nombre de leurs produits ne peuvent plus être conservés dans des conditions idéales. Par ailleurs, avec la reprise ces coupures dans certains quartiers de Dakar, les menuisiers métalliques, les boulangers, les vendeurs de glace et les consommateurs en général ne savent plus à quel saint se vouer.

Dakar au rythme des groupes électrogènes

Avec les délestages intempestifs de courant électrique, Dakar est au rythme des bruits des groupes électrogènes. À Fass Delorme, à la Médina et dans tant d’autres quartiers, on entend les bruits des moteurs. Et partout, on voit les fumées s’échappant de ces groupes, s’y ajoute la pollution sonore, la population apprécie à sa façon. «Oh ! mon Dieu. Nous sommes morts. Le quartier est devenu invivable à cause de la pollution. On ne peut pas respirer à cause de la fumée des groupes électrogènes. C’est dur. Nous ne pouvons plus nous reposer dans notre immeuble avec les bruits de ces groupes», se désole notre premier interlocuteur.

Rencontré à Fass Delorme, M. Lamine Ndiaye enfonce le clou. «C’est désormais une habitude pour les dakarois d’être privés d’électricité parfois 12 heures sur 24 heures. Il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait des perturbations répétées de courant», dit le retraité et chef de famille d’une soixantaine d’années.

A la Médina, M. Ousmane Diallo n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. «Il y a certaines familles qui n’ont pas de moyens pour se procurer un groupe électrogène, mais sont dérangées par les bruits des groupes des autres», fulmine ce monsieur. Et de poursuivre «Les autorités interdisent l'importation de voitures d’occasion de plus de 5 ans, mais elles oublient les dégâts que les groupes électrogènes font dans les quartiers». De son côté, pour Mme Fatou Ciss, le constat est clair : «Les cars rapides, les Ndiaga Ndiaye, maintenant les vieux groupes électrogènes, Dakar est au comble des pollutions. Imaginez un immeuble de quatre niveaux où chaque appartement à un groupe, c’est la catastrophe», a dit la ménagère avant de demander aux populations de prendre leur mal en patience. Aujourd'hui, les populations dans le désarroi attendent de la part de cette société une amélioration de la situation.

Les usagers rappellent les promesses non tenues

C’est dans une atmosphère plutôt obscure que débute ce mois de juin. En effet, alors que la question est désormais à l’électrification des zones sombres du pays, la ville de Dakar a été sujette ces derniers temps à des délestages répétés. Des pannes d’electricité qui seraient dues à un déficit de la production d’énergie de la Senelec et qui ne cessent d’alarmer bon nombre de Sénégalais dont les occupations se voient souvent interrompues. Clin d’œil à des citoyens sur les nerfs.

Soleil et colère sont les maîtres mots qui nous accueillent à Yoff où voitures et piétons rivalisent d’ardeur pour occuper la chaussée à l’heure où la pause sonne pour certains. C’est dans cette ambiance que Thierno Touré, gérant d’une boutique, la tête baissée et le visage en sueur, nous explique que ce matin il a dû jeter près de quatre litres de lait caillé que ses clients déclaraient pourris. Une perte qu’il estime considérable. Makhette Ndiaye, technicien dans un cybercafé de la place, n’estime pas non plus heureuse la situation actuelle car il y voit un frein à ses différentes activités. C’est également le cas de Alassane Faye pour qui ces coupures d’électricité répétitives sont un vrai casse-tête.
«Les nombreux délestages auxquqels on fait face actuellement ne sont pas pour nous satisfaire et ils nous causent d’énormes problèmes». Assise à son balcon, le regard perdu dans le vague, Astou Thiam, une femme au foyer, nous démontrera, preuve à l’appui, toutes les conséquences néfastes qu’ont occasionné les dernières pannes du réseau électrique. Elle affirme, le visage défait, qu’à ce rythme, elle n’ose entrevoir sereinement l’avenir. «La hausse des prix et ensuite toutes ces histoires de délestages. C’est à croire que le sort s’acharne sur nous.» Pour Linda, une étudiante étrangère de passage, «A ce rythme-là, nous autres étrangers auront vite fait de rejoindre nos pays. Je fais mon marché pour le mois et si les délestages perdurent, il faudrait que je me résigne à aller quotidiennement au marché».

Plainte qu’appuie Fatou Diène, qui affirme que faire le marché au quotidien revient plus cher.»

À la promesse qu’aurait faite la Senelec de rétablir l’électricité à une date antérieure, la plupart des réactions se résumeront à celle de Mamadou Diop, un passant à l’allure digne et aux années comparables à la blancheur de ses cheveux «Ces promesses-là, on n'y croit plus. Mieux vaut se taire lorsqu’on ne connaît pas quand paraîtra la prochaine pleine lune.» À noter néanmoins que près de 460 millions de fcfa auraient été investis par la Senelec lors du dernier Sommet de l’Oci. Serait-ce une histoire de priorités ?
Les Sénégalais, eux, s’habituent peu à peu à la lueur des bougies. À Latsoucabé Fall désormais de regagner la confiance des Sénégalais qui n’osent plus croire en lui. Un match qui, selon le sieur Cheikh Oumar Ndao, n’est pas gagné d’avance.

Source: Le Matin

Article Lu 12549 fois

Vendredi 6 Juin 2008





1.Posté par Marie le 06/06/2008 08:14
En tout cas hier soir on a pas eu de délestage pourvu que ça dure, il faut dire aussi que la demande est trop forte en cette période de canicule, les clim et ventilo tourne à plein régime avec toutes les nouvelles cités sur Dakar et dans les régions.........

2.Posté par coco chanel le 06/06/2008 08:25
je ne comprends pas ce qui se passe en Afrique, avec tout le soleil qu'il y'a il ne devrait pas y avoir de probléme d'électricité. les gouvernements n'ont qu'à investir dans l'installation des panneaux solaires, en plus c'est écolo et c'est à la portée de nos moyens. Même les pays nordiques le font avec le peu de soleil qu'ils ont...
mais je pensent que comme d'habitude on attend que les blancs viennent exploiter cette ressource...

3.Posté par scorp le 06/06/2008 10:58
En tout cas c dure pour nous habitants de P.A.ya coupure jour et nuit surtout le soir.
place maintenant au banditisme,agressions et autres..

we need help please!!!
we need help please!!!
we need help please!!!
********************************************************************************

4.Posté par moussa le 06/06/2008 11:56
c vremeny dure pour nous les gérant du cyber mé

5.Posté par alain le 06/06/2008 14:04
c est ca .....un pays en developpement........c est de la honte..............totale...

6.Posté par aaaa le 06/06/2008 14:33
coco chanel laisse les rék l'afrique restera tjrs l'afrqiue tout ce que l'afrique sait faire à merveil est de bavarder et la dance c'est tou je sui désolé mais il fo dire les choses en face

7.Posté par aaaa le 06/06/2008 14:43
L'afrique ne se developpera jamais n'y croyais meme pas car depuis une quarantaine d'année on se nage sur les memes erreures mais si on ne parvient pas à régler certains problémes com l'électricité jusqu'au 21 éme siécle vous pensez que on parviendra à régler des problemes bcp plus sérieux à intervalles de 10 à 20 ans moi je pense non ? Nous resterons tjrs des africains com d'habitude et sans changement certes on peut se changer com comportement mais l'intérieure restera tjrs com el été c'est domage nous sommes victimes je ne sais pas quoi mais personne ne peut expliquer le sort des africains avec tous nos cadres formés depuis une 40 d'année je ne comprend plus tout ce probléme

8.Posté par massimo le 08/06/2008 01:06
y 'en a marre de ce pays de merde,yen a marre de subir,sans la moindre consédiration de l'état en vers son peuple,il est censé représenter le peuple,or,il ya des priorité qui n'ont pas lieu d'étre,yen a marre de ces coupures de courant qui nous empéche dee gagner notre pain quotidien pour pouvoiir subvenir à nos besoins,comme payer notre facture de courant,on a pas les moyens lorsqu'on qu'on a pas prévu du tout d'acheter un groupe en raison du budjet colossal qu'il faut débourser afin d'alimenter un restaurant ou une boulangerie,injustice totale,les riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent,c'est une honte!!!pour un pays qui étaient mieux il ya quelques années,là c'est déclin........................


Dans la même rubrique :
< >

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State