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DEGATS COLLATERAUX DE LA TABASKI: Les ménages dakarois privés de domestiques

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Les lendemains de fête sont toujours difficiles pour les ménages dont les domestiques qui s'occupent des travaux, communément appelées «mbindane», partent dans leur village pour y passer la fête. Elles saisissent cette occasion pour prendre quelques semaines de congé. Cette situation oblige les maîtresses de maison à s'impliquer dans les travaux domestiques.



"Il est difficile pour moi de trouver une fille qui peut s'occuper de ma maison en attendant le retour de ma domestique, partie au village pour y passer la fête de Tabaski. En partant, elle m'avait dit qu'elle allait faire tout juste une semaine mais jusqu'à présent, elle n'est pas encore revenue. Je suis obligée de me lever très tôt pour faire le ménage. Mes filles m'aident les jours où elles ne vont pas à l'école". Ce témoignage de Aïda Ndiaye en dit long sur la difficile situation à laquelle les femmes sont confrontées au lendemain de la fête de Tabaski quand les domestiques font faux bond.
Les maîtresses de maison et les jeunes filles sont obligées de mettre la main à la pâte. "Maintenant, je ne peux plus faire correctement mes courses. Je devais assister à une cérémonie de récitation de Coran pour une amie qui vient de la Mecque mais comme je n'ai pas de bonne à la maison, je ne peux pas bouger. Je n'ai que des garçons à la maison, il n’y a personne pour faire le repas", se lamente Ndèye Coura Dièye. Beaucoup de filles ne peuvent plus dormir tranquillement comme avant et pour cause, la bonne n'est pas là. Elles sont obligées d'écourter les siestes pour prendre entièrement en charge les travaux domestiques. "Depuis que la bonne est partie passer la fête de la Tabaski dans son village natal, je suis épuisée le soir à cause des travaux de la maison. Avant d'aller à l'école, je me lève tôt le matin pour laver la vaisselle. Nous le faisons à tour de rôle, mes autres sœurs et moi. Avec ces travaux domestiques, je parviens difficilement à suivre les cours. Vraiment, je suis impatiente de voir notre bonne revenir", souligne Ndèye Astou Guèye.
Une autre fille de témoigner : «Les bonnes n'ont que la Tabaski pour retourner dans leur village qu'elles ont quitté depuis fort longtemps. C'est un moment de retrouvailles. Des personnes qui sont restées longtemps sans se voir vont passer ensemble la fête. Elles profitent de ces occasions pour prendre des semaines de congé. Vraiment les bonnes abattent des travaux très pénibles dans nos maisons. Je viens de me rendre compte de ce qu'elles endurent au quotidien dans les ménages ". Certaines filles, paresseuses, s'attardent à l'école pour fuir les travaux qui les attendent à la maison. Avec cette situation, les repas ne sont plus servis à l'heure au grand dam de certains chefs de famille. "Depuis que la bonne est partie au village pour y passer la fête, le repas n'est plus servi à l'heure.
C'est une situation un peu difficile mais c'est compréhensible car les bonnes n'ont que des fêtes comme la Tabaski pour aller au village en vue de retrouver leur famille. En tant que chef de famille, je fais des économies car je ne vais pas débourser des sous pour payer des domestiques. C'est une situation qui va permettre aux filles qui passent tout leur temps à dormir de travailler pour voir ce que les braves bonnes abattent dans les maisons" avance un chef de famille.

Source: Le Matin

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Vendredi 11 Janvier 2008

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