Référence multimedia du sénégal
.
Google


hh



DECOUVERTE... «BAK KHA DAKK» OU «LES DEUX BAOBABS» «Toutes les prières dites ici sont exaucées»

«Bak kha Dakk» est l’un des sites mystiques du pays sérère. Debout depuis des siècles à Mbame Logue, communauté rurale située à 2 km de Foundiougne dans la région de Fatick, ces deux Baobabs antiques ont joué un rôle important dans la guerre de Somb. Ils sont aussi des témoins récents de la recherche de la paix en Casamance. Découverte !



DECOUVERTE... «BAK KHA DAKK» OU «LES DEUX BAOBABS» «Toutes les prières dites ici sont exaucées»
Le sanctuaire est millénaire mais méconnu. Situé à 1 km de Mbame Logue, village antique de la région de Fatick habité en majorité par des cultivateurs sérères, «Bakk Kha Dakk», qui signifie «les deux baobabs» en langue locale, est un haut lieu du rite païen. Debout sur un lopin de terre entouré de mares d’eau, le site est d’une particularité mystique. Premier signe : malgré l’hivernage et les centaines de mètres cubes d’eau qui se sont abattus sur les lieux, aucun arbuste ne pousse aux alentours des 2 baobabs. Aucune flore ne vient disputer le carré humide aux deux géants. Deuxième signe : à l’entrée du site, des femmes animent les lieux en permanence par des chants et des danses. Des odes aux ancêtres sérères, maîtres des lieux, pour rentrer dans leurs bonnes grâces.

«Bak Kha Dakk et la mort de Maba»

Considéré comme un trésor religieux historique, «Bakk Kha Dakk» renferme bien des histoires sur lesquelles Ngor Sarr, chef des Saltigués de la zone, a voulu lever un coin du voile de mystère qui les entoure. Natif de cette bourgade du Sine profond, il y a 80 ans, le vieux Sarr est aujourd’hui la courroie de transmission entre l’ancienne et la nouvelle génération de Mbame Logue. Et dans les mille et une histoires sur les hauts faits d’armes de «Bakk Kha Dakk» que les anciens lui ont léguées, figure en bonne place celle de la bataille de Somb, avec la disparition de l’un des plus grands souverains du Rip. «Maba Diakhou Bâ, raconte-t-il, voulait islamiser de force le village de Mbame Logue. Ce jour-là, il avait quitté les ravins de Nioro du Rip pour venir au Sine, à l’époque, très ancré dans le polythéisme, notamment avec la croyance aux pangols. C’est ainsi qu’il a débarqué avec son armée en prenant d’assaut Djilor, puis Mbodj, en passant par Tabou (l’actuel Félir). Tous ces villages ont été saccagés par Maba et son armée. C’est quand nos ancêtres ont été alertés de sa volonté de venir le surlendemain à Mbame qu’ils ont décidé de le précéder au sanctuaire de «Bak Kha Dakk». Ils ont fait des prières sur le site et quatre (04) jours après, Maba a été tué à Somb, sans jamais mettre les pieds à Mbame Logue.»

Le souverain le plus populaire du Rip ne sera pas la seule victime de «Bakk Kha Dakk». Son fils, Saër Maty Bâ, subira à son tour les foudres des ancêtres sérères. «Saër Maty avait suivi les traces de son père pour continuer son œuvre. Il décida alors, comme son père, d’islamiser le Sine. Mais lui aussi a vécu le même sort, avec un peu plus de chance que son père. Saër Maty n’a pas été tué, les dieux avaient seulement dévié son chemin. Il s’est finalement refugié en Gambie, sans jamais fouler le sol de Mbame», poursuit le vieux Saltigué Ngor Sarr. Habitat des ancêtres sérères après leur mort, «Bakk Kha Dakk» renferme des secrets extraordinaires, voire surnaturels. «Toutes les prières dites ici sont exaucées», jure Ngor Sarr.

«C’est ici que Diamacoune avait fait le serment de ranger les armes»

«Bakk Kha Dakk», c’est aussi l’histoire récente de Foundiougne2, étape marquante dans le processus de paix en Casamance. Ngor Sarr : «C’est ici en face des 2 baobabs, en 2004, que le président du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (Mfdc), l’abbé Diamacoune Senghor, «le diola», avait fait le serment, devant ses cousins à plaisanterie sérères, de ranger les armes dès son retour en Casamance. Nous avions espoir de voir défensivement close cette page douloureuse de l’histoire du Sénégal, mais des gens continuent toujours de faire la guerre. Malgré tout, je suis formel et les autorités le savent, Bak Kha Dakk est la solution de la crise casamançaise !»

SENTENCE MYSTHIQUE

«Aucune femme n’est autorisée à y accéder, sous peine de ne jamais enfanter»

Avec le temps, le site de «Bakk Kha Dakk» a aussi été le théâtre d’une troisième merveille. Un autre Baobab né des deux premiers et qui renferme lui aussi des secrets mystiques. Espace de divination, ce baobab est aussi le témoin des plus grandes prophéties des actuels Saltigués sérères. En période hivernale par exemple, quand les pluies tardent à tomber, les personnes âgées se regroupent sous son ombre pour prier. «Il faut savoir qu’aucune femme n’est autorisée à accéder à ce Baobab, sous peine de ne jamais enfanter, prévient Ngor Sarr. Seuls les hommes initiés peuvent s’y rendre et en faire le tour.»

MARIE BERNADETTE SENE
source lobservateur

Mercredi 28 Août 2013




1.Posté par bousso le 28/08/2013 17:25
thiey diamou halpular yii nio bari khon

2.Posté par le Niorois le 30/08/2013 10:43
je ne regrette, tout ce qui est dit dans ce texte concenant Maba et son fils est historiquement faux. En fait Maba n'a livré qu'une seule bataille contre Boursine Coumba Ndofféne Famag, c'est la bataille de Somb, qui est intervenue plus de 3 mois après l'attaque de Keur dirigée par Lat Dior, avec bien sur les troupes musulmanes du Rip.
concernant son fils Saer Maty, il n'a jamais livré bataille dans le Sine. Les raisons de son départ en Gambie est lié à des querelles internes. J'invite les historiens à parler pour éviter une déformation des faits historiques.

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >







Plateforme d’information et d’intéraction a temps réel
Optimisé pour être vu en 1024x768 I.E. 6.0 ou plus récent

Info sur Xibar.net | Conditions d'utilisation | Données personnelles | Publicité | Aide / Contacts |
Copyright © 2007 Xibar multimedia Tous droits réservés