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DANS LA FIÈVRE DU 31 DÉCEMBRE: Les «Mbaraneuses» aiguisent leurs ongles

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En corruptrices hors-pair, les Sénégalaises savent comment s’y prendre pour soutirer de l’argent au plus pingre des hommes, particulièrement en cette veille de fête. Sans scrupules et sans états d’âme, les «Mbaraneuses» étalent leurs charmes et aiguisent leurs ongles pour se faire payer, de la tête aux pieds, des tenues pour la soirée de la Saint-Sylvestre. Pour, ensuite, larguer leur argentier au profit de leurs copains «officiels» qu’elles entretiennent généralement. Même la difficile conjoncture ne saurait les freiner.



DANS LA FIÈVRE DU 31 DÉCEMBRE: Les «Mbaraneuses» aiguisent leurs ongles
Marcher dans Dakar, par ces temps qui courent, sans apercevoir une boutique ornée de guirlandes, sans croiser un marchand ambulant proposant des sapins, des boules ou des bombes de neige, en plus des magasins illuminés par des jeux de lumière, est impossible. L’explication ? Les fêtes de fin d’année qui approchent à grands pas. Toutefois, les réjouissances de la Saint-Sylvestre ne transforment pas uniquement la ville et ses environs, la gent féminine entre aussi dans la danse des «Mbaraneuses».

En effet, dès le début du mois, elles commencent à lancer leurs filets en direction des mâles avides de chair tendre. Gare à celui qui, au détour d’une rue, ose jeter le regard sur elles. Pis encore, le conducteur au volant de sa voiture de luxe qui lorgne leurs rondeurs. Faisant appel à leurs talents de séductrices et d’aguicheuses, elles sont capables de faire perdre la tête au plus indifférent des hommes. Malheur donc à celui qui mord à l’hameçon…



Agé, crédule, fortuné et affectif…

Ceci étant, elles déploient leurs ongles pour peler celui qu’elles surnomment le «poisson» ou, dans une autre formulation, «plumer le pigeon». Qui est généralement un homme pourvu d’un «lourd» compte bancaire et d’un âge très avancé. De plus, il est incapable de résister aux atouts féminins. De ce fait, il lui est difficile de refuser les lubies de sa nouvelle conquête. Alimentant son portefeuille et satisfaisant ses moindres désirs, c’est à peine s’il ne lui mange pas dans la main. Croisée aux abords du marché Sandaga, Aby fait remarquer : «Les vieux sont plus souples. Ils sont d’ailleurs très crédules et sortent l’argent sans poser de questions. Pour les plus durs, il suffit d’un petit câlin pour leur forcer la main.» À cela, s’ajoute le fait qu’il reste le plus souvent dans l'ombre, selon Fina. En tout état de cause, avec les fêtes de fin d’année, il finance l’habillement au grand complet : robes, parures, chaussures, coiffure… Et ce n’est pas Fa, de son petit nom, qui nous contredira. En pleine emplette dans un magasin du Centre commercial Touba Sandaga, elle lâche, sans complexe, qu’elle sort avec plusieurs hommes : «Il le faut bien pour subvenir à mes nombreux besoins en cette période de fête.» Embouchant la même trompette que Fa, cette demoiselle, sous le sceau de l’anonymat, révèle tout de même que tous les hommes ne sont pas logés à la même enseigne pendant les fêtes. Il y a toujours l’officiel qui, le plus souvent, est entretenu aux frais de la «princesse». Il reçoit tout de sa copine et se réserve le droit de sortir avec elle, le soir du 31 décembre qui est considéré comme un événement capital surtout par les jeunes filles. Reste à savoir comment ces «Mbaraneuses» s’arrangent pour envoyer au lit leur argentier, pendant qu’elles se la coulent douce avec leur Jules bien-aimé. Sans état d’âme et sans scrupules, elles ont pratiquement toutes les mêmes méthodes. Après leur avoir soutiré le maximum, le soir de la fête, elles simulent une maladie ou créent un voyage à l’improviste. Pour dire qu’elles ne sont pas à court d’arguments, certaines n’hésitent pas à tuer un de leurs grands-parents. Et pour Émilie, qui se fait plus radicale, «s’il se fait collant, je le largue et après les fêtes, je me cherche un autre pigeon à plumer». C’est aussi facile que ça ! Un homme averti en vaut combien ?



«Tonton Sylvestre» risque de fausser compagnie aux copines «officieuses» !

Les hommes, eux aussi, ont leurs astuces pour se libérer d’une situation inconfortable en cette veille de fête. Deux copines à la fois, c’est assez dur à gérer. Trois à quatre, c’est une autre paire de manches. Surtout avec la crise économique qui s’en mêle. Mais, c’est sans compter avec les crocs-en-jambe de ces messieurs…



Le Nouvel An : une fête qui illumine nos soirées depuis des siècles. Une fête nocturne, lorsque les jours sont plus courts et les nuits plus longues, dont l'instant suprême, magique et fatidique, tombe à minuit. Mais si étant une nuit sacrée et familiale, il est également une nuit de liesse et de charivari. Comme pour coller au moment, la capitale Dakaroise vibre déjà au rythme de la fièvre festive. Adultes, jeunes et enfants s'attèlent aux derniers préparatifs de ce grand événement enterrant l'année 2009. Si pour certains, la question de la coïncidence des quatre fêtes (Tabaski, Noël, Thamkharite et Nouvel an) se pose, cela ne gêne pas d'autres. Mais pour ceux qui ont plusieurs «petites copines», c’est une autre paire de manches qui s’ajoute à leur collet, déjà fortement enserré par les dépenses de toutes sortes. Plusieurs «petites copines», c’est très amusant en période normale. On peut surfer sur toutes. À condition de savoir bien slalomer et esquiver, pour éviter les bourdes. Mais avec les festivités et grandes occasions de réjouissances, c’est une autre énigme qui se pose en termes de «avec qui sortir ?». Et là, ce sont les «officieuses» qui risquent d’en pâtir. Au grand bonheur de «l’officielle» qui est en général l’éventuelle fiancée ou la future épouse. Pour éviter de se heurter à des dépenses qui tournent autour des greffages cheveux naturels à 100 000 FCfa, le paquet, des robes à 150 000 FCfa et des chaussures à 50 000 FCfa, les hommes ne cherchent pas midi à quatorze heures. Les petites copines qu’ils désignent communément sous le vocable des «à-côté», «deuxième bureau» sont tout bonnement larguées. Comme de vieilles chaussettes. Ni plus, ni moins. Tandis que Monsieur ne se gêne pas pour s’afficher avec sa «reine de la soirée» au moment où les reines déchues (?) essuient leurs déboires et tentent de noyer leur chagrin… d’amour.



Incroyable mais vrai

Ce fait bien qu’incroyable à entendre est chose vraie sous nos tropiques. Comme a tenu à nous le confirmer ce quadragénaire. Don Juan en son temps et maintenant «casé» avec trois enfants, Laye Diop nous confirme que nos interrogations sont bien fondées, «cela se faisait à notre époque et je dois vous dire que cela se voit jusqu’à présent. Avant de me marier, il m’arrivait d’avoir deux ou trois copines en même temps. Mais, dès que les fêtes, où il fallait casquer, se présentaient, je zappais les autres à cause des dépenses. J’inventais des excuses bidons pour m’en sortir. Sinon, je me serais retrouvé dans l’engrenage. Mais, maintenant, je suis casé et je me contente de ma femme». Corroborant les dires de Laye Diop, cette «reine déchue» nous confie être tombée de son piédestal quand celui qu’elle considérait comme son amoureux lui a signifié «qu’entre eux deux, c’est fini. Sans commentaires». Visiblement secouée par cette nouvelle, Fifi (nous avons préféré la surnommer ainsi), a senti le sol se dérober sous ses pieds.



Subterfuges de Casanova



Témoignage à l’appui, elle nous confesse : «Mon petit copain s’est séparé de moi comme cela. Sous un prétexte fallacieux, il a rompu.» Est-ce parce que le gars en question avait une autre copine ? La réponse ne tarde pas à tomber. «Oui, lance-t-elle, entre deux hoquets. Mais, il m’avait juré que c’était fini avec elle.» Se sentant «trahie», elle n’a pas voulu (ou pu ?) en dire plus. Préférant garder l’anonymat malgré notre insistance, ce «Casanova», grand dragueur devant l’Eternel, fait de cette solution tienne pour éviter les situations alambiquées avec ses «à-côtés». «Avec certaines copines, je ne fais que m’amuser, mais elles prennent cela au sérieux et s’impliquent carrément. Alors que j’ai une fiancée que ma famille connaît et apprécie.» Quel est son plan alors pour ne pas vider son compte en banque en période de fêtes avec ses multitudes de conquêtes ? Sourire en bretelles, il répond : «C’est simple. Je romps les amarres ou j’invente des problèmes de sous et je sors tranquillement avec ma fiancée.»

Mesdames, tenez le vous pour dit. Si votre homme adopte une attitude douteuse ou se cantonne derrière l’argument du manque de sous, ayez la puce à l’oreille et préparez-vous à un coup fourré !!!

MARIA DOMINICA T. DÉDHIOU
Source L'Observateur

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Jeudi 31 Décembre 2009





1.Posté par hum hum le 31/12/2009 22:44
Xibaar vous avez fumé ou quoi??
Y en a marre de vos torchons

2.Posté par Moi le 01/01/2010 00:17
Xibar n'a fait que related ce que L'Observateur a ecrit.

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