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DAKAR DANS LE NOIR: Le calvaire des populations dakaroises

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Depuis plus de quinze jours, les populations dakaroises vivent un calvaire à cause des coupures incessantes d’électricité. Les délestages intempestifs sont de retour dans notre quotidien.



DAKAR DANS LE NOIR: Le calvaire des populations dakaroises
A l’heure où la crise énergétique est d’actualité partout à travers la planète, le Sénégal, à l’instar d’autres pays non producteurs de pétrole est confronté à des problèmes d’ordre énergétique. La série de délestages intempestifs que vivent depuis plus de deux semaines les populations de la capitale sénégalaise est la conséquence du ralentissement de la production d’électricité de la SENELEC (Société Nationale d’Electricité) qui déclare avoir procédé à une installation d’une puissance totale de 632,9 Mégawatts(Mw). Pourtant, un sentiment d’espoir était né au lendemain de la mise en place de la centrale électrique de Kounoune 1, équipée de 9 groupes diesel de 7,5 Mw chacun, soit à terme une puissance de 67,5 Mw installée.

Les centrales électriques de Bel Air, du Cap des Biches, les sites régionaux ainsi que la centrale indépendante GTI n’ont pas suffi pour résoudre les délestages. Aussi, l’énergie hydroélectrique produite par le barrage de Manantali, grâce au partenariat signé entre le Sénégal, le Mali et la Mauritanie dans le cadre de l’OMVS (Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal), a diminuée du fait de la baisse du niveau de l’eau du barrage. Tout ceci fait que l’énergie produite est inférieure par rapport à la demande croissante des populations.

Partout à travers Dakar, il n’y a pas un seul quartier qui échappe aux délestages et les populations vivent cette situation avec amertume et désolation. L’électricité est devenue un produit rare que seules les familles les plus aisées peuvent espérer avoir pendant toute une journée quand elles se sont procurées un groupe électrogène. L’obscurité est désormais le décor de beaucoup de quartiers de la tombée de la nuit jusqu’au lendemain. Par exemple, entre deux quartiers frontaliers, si l’un arrive à avoir de l’électricité pendant une journée, ou au pire pendant une demi-journée, il sera dans le noir total le soir pendant que l’autre qui en était privé en aura jusqu’au lendemain et vice versa.

Dans beaucoup de quartiers, par exemple, quand il y a délestage pendant la nuit, il n’y a que la lumière des voitures passantes pour éclairer la rue. Et dans certaines zones isolées, le manque de lumière favorise souvent la multiplication des agressions. C’est le cas notamment à Guédiawaye, à Pikine, aux Parcelles Assainies, à Diamaguène (quartiers de la banlieue de Dakar), etc. Certains disent qu’ils préfèrent ne pas avoir d’électricité pendant la journée pour espérer en avoir le soir où il commence à faire très chaud dans les foyers, ceci pour être sûrs que leurs ventilateurs fonctionneront pour qu’ils puissent dormir dans une relative fraicheur. Interrogé sur cette situation, un habitant de la banlieue déclare : « On en a marre de tous ces délestages. On paie à la fin de chaque mois nos factures avant même la date d’expiration et voilà la SENELEC qui gâte chaque jour notre matériel à cause des coupures incessantes de courant. Maintenant on n’en peut plus. »

Les sénégalais sont habitués à ce genre de situation à chaque approche de la saison des pluies, période à laquelle il fait le plus chaud et où logiquement la demande d’énergie est plus importante. Mais cette fois ci, la donne à changé dans la mesure où c’est un fait généralisé dans Dakar; loin donc la période où il n’y avait que les quartiers de la banlieue comme Pikine, Parcelles Assainies ou Diamaguène qui vivaient ce calvaire pendant que le centre ville était éclairé jour et nuit. Désormais, de Dakar Plateau à Rufisque (30 km), en passant par la Médina, Grand Yoff, Grand Dakar, les coupures d’électricité font parties du lot quotidien de ces populations qui n’ont pas encore fini de manifester leur mécontentement et leur déception envers la politique énergétique que mène le gouvernais sénégalais depuis plusieurs années. Les quelques rares maisons ou petites entreprises qui possèdent des groupes électrogènes n’arrivent plus à s’alimenter suffisamment en énergie car les prix de l’essence et du gazole qui les font fonctionner ont augmentés à cause de la flambée spectaculaire du baril de pétrole.

A cause des délestages, beaucoup de gens ont perdu, soit un poste téléviseur, soit un réfrigérateur ou encore un ordinateur en raison des différences de tension. Autant d’appareils qu’un sénégalais moyen ne peut pas facilement avoir, tellement il supporte de charges importantes et est accablé par la hausse du prix des denrées de première nécessité comme le riz, l’huile, etc.

Mais, il est vrai que le Chef de l’Etat nous avait dit, il n’y a pas si longtemps que cela ne nous fera pas de mal de vivre quelques temps au charbon (pour la cuisine) et à la bougie (pour s’éclairer).

Ousmane Diop

Source: Dakarblog.info

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Mercredi 11 Juin 2008





1.Posté par xam xam le 11/06/2008 07:18
ATTENDONS CETTE FIN DE SEMAINE POUR VOIR LA FIN COMME LE CLAME HAUT ET FORT LE MINISTRE DE L'ENERGIE SAMUEL SARR

2.Posté par paco le 11/06/2008 12:45
je ne comprends vraiment pas: 365 jours de soleil; 365 jours de vent; un long fleuve, ... on nous parle de probleme d'energie !

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