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DAKAR 2007 A l’heure des « vérifs » : Demain le grand départ

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Lisbonne (Portugal) : Le « Dakar » et Lisbonne, ça commence à faire une belle histoire. D’amour ? peut-être bien. De fidélité, c’est sûr. Puisque pour la 3è année consécutive, le plus célèbre des rallyes raids au monde, part demain, de la Ville aux sept collines ; en attendant la prochaine, puisque rendez-vous aurait été d’ores et déjà pris dans la capitale portugaise pour début 2009 pour un autre départ. Mais depuis deux jours et aujourd’hui encore, les « candidats au désert » se soumettent aux incontournables formalités que sont les vérifications techniques et administratives, sous les immenses chapiteaux encore dressés face au monastère des Hyéronimites, tout près du centre culturel de Bélem. Ils seront au total 248 motos et quads, 204 véhicules et 98 camions et leurs pilotes à collectionner les tampons, à travers les différents stands (contrôle des instruments de sécurité, présentation des papiers, pesée des véhicules, collage des numéros de course, etc.) avant de gagner le droit de se ranger au parc fermé. Signe tout est en règle et que le départ pour les grands espaces n’est plus qu’une affaire d’heures.

Pour l’heure, les Lisboètes défient leur météo changeante avec alternance de pluie fine et de soleil, pour venir admirer les puissantes machines vrombissantes qui investissent les lieux en début d’année depuis maintenant trois ans donc. Ils étaient un million à avoir fait le déplacement en 2007 et l’on n’en attend pas moins cette fois.

Demain donc, la caravane s’ébranlera cap plein sud vers l’Espagne, le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal et Dakar où se jouera l’épilogue, le 20 janvier prochain après un parcours de 9273 km dont 5736 de spéciales. Nombre de concurrents auront laissé leurs ambitions et leurs rêves au bas d’une dune, au bord d’un oued ou au milieu de nulle part. Et les « rescapés » seront tout heureux de se mirer sur les eaux du Lac rose. Encore plus heureux seront ceux dont les noms viendront allonger la très select liste des vainqueurs du rallye le plus difficile au monde. En autos, comme toujours, les pilotes de Mitsubishi, Stéphane Peterhansel ... 9 fois couronné, Masuoka, Luc Alphand et Nani Roma, tous sacré au moins une fois (le dernier dans la catégorie motos), partiront favoris. Mais les Volkswagen qui avaient animé la course l’année passée reviennent plus ambitieuses que jamais. A la journée de repos d’Atar, les « Mitsu » ne s’étaient contentées que de jouer les seconds rôles. Mais les Race Touareg de VW avaient lâché dans le désert mauritanien où tout devrait encore se jouer cette fois. Alors, l’Espagnol Carlos Sainz et le Sud Africain Giniel de Villiers ont-ils retenu les leçons de ce passé très récent ? Sauront-ils allier régularité et performance pour faire monter pour la première fois un 4X4 diésel sur la plus haute marche du podium du « Dakar » ? On verra dans un peu plus de 2 semaines. A moins que Jean Louis Schlesser (sacré en 1999 et en 2000) vienne perturber les prévisions ou que le Qatari Nasser Al Attiyah de BMW brouille les pistes dans le désert.

En motos par contre, c’est tout vu. Le vainqueur sortira des rangs de KTM. Comme toutes ces années. La seule incertitude c’est de savoir de quel team il sera. De Red Bull KTM conduit par le Français Cyril Desprès, vainqueur de la dernière édition ou de KTM Repsol avec l’Espagnol Marc Coma, couronné en 2006, comme leader ? Ou alors de KTM Austria (David Casteu) ou du team du grand Nord (Scandinavia) emmené par le Norvégien Ullevalseter Pal Anders ? C’est dire si le titre échappera difficilement à la firme autrichienne.

En camions, le russe Vladimir Chagin (vainqueur en 2000, 2002, 2003 et 2004) et le Hollandais Jan de Rooy couronné en 1997, s’élanceront revanchards face à Hans Stacey qui avait mieux négocié les pièges du désert qu’eux.

Les Sénégalais passent aujourd’hui

Lisbonne : Cinq motos et trois autos ! Le bataillon sénégalais sur le « Dakar » est encore consistant, cette année. Avec pour « leader » le motard Mame Less Diallo (KTM n° 36) qui va vers sa onzième présence sur le « Dakar ». Alioune Sarr qui a connu deux abandons successifs (dont le dernier juste avant l’arrivée de l’étape de ... Tamba) aura cette fois à cœur d’aller au bout de l’aventure. Olivier Cocq (Honda n°126), engagé par la FSAM, aura le même défi que « Lune » Sarr : en participations, il n’a jamais vu le Lac rose. Même topo et mêmes ambitions pour Jean Hugues Moneyron (KTM n°127) aux trois présences sanctionnées de trois abandons. Cheikh Jacquemain (KTM n°221), fils d’Olivier, un ancien du « Dakar », est à 18 ans, le plus jeune concurrent de l’épreuve. Pour son baptême du feu, il pourra compter sur l’expérience des « anciens », lui qui a choisi pour numéro l’indicatif du Sénégal (221) pour mieux faire briller les couleurs nationales.

Chez les « quatre roues », Abdou Thiam s’est lancé un nouveau défi en s’engageant comme copilote du Français Thierry Charbonnier (Bowler n° 345) qui a très bien apprécié que le Sénégalais se fût à chaque fois arrêté « et a perdu du temps pour (l)’aider » sur le parcours. Entre gens qui s’apprécient et qui ont choisi de faire équipe, les choses devraient être plus faciles. Tout comme pour Syndièly Wade qui court cette année avec la Belge Vanina Ickx (Nissan Springbox n°391).

Pour son cinquième « Dakar » (1 abandon), « la fille du président » s’est lancée le défi d’y aller en équipage féminin. Et son cri de ralliement « Jigeen Fit » en dit long sur son envie d’être au Lac rose, le 2O janvier. Le dernier équipage sénégalais ne peut se prévaloir d’une telle expérience ; puisque Kamil Rahal et Patrick al Bassit (Nissan Patrol n° 507) n’en est qu’à sa première expérience. Mais il n’en nourrit pas moins l’ambition d’être exact au rendez-vous final. Tout ce beau monde passe aujourd’hui ses vérifications techniques et administratives, à Lisbonne. Face à l’estuaire du Tage où un imposant monument rend hommage aux grands navigateurs du pays que furent Vasco de Gama et Ferdinand Magellan, l’envie des grands espaces ne peut être que forte. Sauf que là, au lieu du grand bleu, c’est du désert qu’il faudra aller à l’assaut. Juste le temps de satisfaire aux « vérifs »...

Incertitudes sur le parcours ?

Lisbonne : Le gouvernement mauritanien a dû se résoudre à publier hier un communiqué avec pour objectif, manifestement, de rassurer la caravane du Dakar. « La Mauritanie s’engage à assurer le meilleur déroulement, tant en terme d’accueil que de sécurité de l’édition 2008 », peut-on y lire. Notre voisin du Nord rappelle même que « toutes les éditions du rallye depuis 25 ans ont connu des étapes importantes en Mauritanie qui se sont toujours déroulées dans de très bonnes conditions ». Mais, le doute demeure. La suspicion est toujours là. Et le ministère français des Affaires étrangères a, hier, toujours « fortement déconseillé aux Français de se rendre en Mauritanie ». Un avis qui, selon les termes du Quai d’Orsay, « vaut pour tous les Français, y compris ceux qui font le rallye ». Le rallye doit séjourner en Mauritanie du 11 au 19 janvier.

Alors, forcément, on se pose des questions. C’est vrai que le directeur du « Dakar », Etienne Lavigne, se veut rassuré et rassurant quant aux promesses et engagements des autorités mauritaniennes. 4000 hommes (2000 militaires et autant en civil) aideront à sécuriser le parcours. Des avions d’observation, plus des patrouilles mobiles seront mis à contribution. Des points de contrôle seront mis en place et tous les sites où passera le « Dakar » seront filtrés. Mais apparemment, les meurtres de 4 Français dernièrement à Aleg et l’assassinat de 3 militaires mauritaniens à El Oualaouya restent toujours vivaces dans les esprits. « Deux meurtres que rien ne lie pour le moment », selon le gouvernement mauritanien qui déplore la surenchère liée à ces malheureux évènements.

Dans un communiqué rendu public hier après-midi, les organisateurs du « Dakar » ont pris acte des déclarations du gouvernement français dont il est question plus haut. Et ils ont promis de « se rapprocher des autorités françaises et mauritaniennes, pour s’informer des éléments nouveaux qui ont pu motiver cette communication, malgré les assurances réitérées par le gouvernement mauritanien ». Si bien qu’hier soir, alors que se poursuivaient les vérifications techniques et administratives, on ne savait pas vraiment si le « Dakar » partira demain de Lisbonne ni quel itinéraire il empruntera avant de rallier la capitale sénégalaise, le 20 janvier comme prévu jusqu’ici.

Source: Le Soleil

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Vendredi 4 Janvier 2008


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