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Couac sur la nationalité française de deux soldats d'origine sénégalaise

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Digne de "Kafka", "saugrenu", "incongru" : le ministre de la Défense Hervé Morin s'est offusqué mardi de la contestation par la justice de la nationalité française de deux frères d'origine sénégalaise, l'un "para", l'autre ancien militaire.



Couac sur la nationalité française de deux soldats d'origine sénégalaise
Entouré sur le perron de l'Hôtel de Brienne, siège du ministère de la Défense, des deux jeunes gens arborant des médailles acquises de la Bosnie à l'Afghanistan, M. Morin leur a apporté "tout (son) soutien".

"Ce sont des procédures qui relèvent plus de Kafka que d'une République qui cherche à réconcilier les hommes", a-t-il déploré, expliquant avoir "appelé immédiatement" la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie pour lui faire part de son "étonnement".

"Extrêmement sensible à ma démarche", a-t-il dit, la garde des Sceaux, qui l'avait précédé à l'Hôtel de Brienne, "va prendre, je l'imagine, des mesures pour que de telles situations, complètement incongrues et saugrenues, ne se reproduisent pas".

Et "dans l'hypothèse où la justice viendrait à refuser la nationalité française à nos deux soldats, une nouvelle procédure serait engagée et leur permettrait probablement de voir leurs droits reconnus très rapidement", a poursuivi le ministre de la Défense.

La jurisprudence de la discorde

Le brigadier Ounoussou Guissé, du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes (Hautes-Pyrénées), avait comparu le 6 octobre devant la cour d'appel de Rouen pour tenter de conserver sa nationalité française et le droit de servir son pays.

La cour, saisie d'un appel du parquet contre une décision qui donnait raison au jeune homme, a mis son arrêt en délibéré au 18 novembre.

Le litige résulte d'une jurisprudence récente de la Cour de cassation qui conteste la nationalité française aux ressortissants d'anciennes colonies qui avaient opté pour elle et résidaient sur le sol français, mais dont la famille vivait dans le pays d'origine, ce qui serait le cas du père des deux soldats.

Le frère aîné d'Ounoussou Guissé, Amara, 31 ans, ancien du 12e régiment d'artillerie d'Oberhoffen (Bas-Rhin), est dans une situation similaire, ayant reçu en mars 2007 un courrier du tribunal de grande instance de Strasbourg contestant sa nationalité.

Le ministre a lui-même souligné que l'ancien militaire affichait à son actif sept "opérations extérieures" en onze années sous les drapeaux, et avait "fait son service national en France sans que personne ne conteste sa nationalité française".

"Je leur ai dit qu'il n'est pas question de remettre en cause leur engagement" dans les armées, a-t-il insisté.

"Etonnant imbroglio juridique"

Venu en uniforme, Ounoussou Guissé, qui fêtait mardi ses 29 ans, s'est dit "rassuré", remerciant "du fond du coeur" ceux qui l'ont soutenu, ses camarades et les cadres de son régiment qui "ont fait leur maximum".

"Ce n'était pas possible que ça me tombe dessus", a déclaré le jeune homme qui avait cru d'abord à une erreur de la justice et entend désormais "aller jusqu'au bout" pour conserver sa nationalité et son engagement militaire.

Hervé Morin a rappelé que leurs chemins s'étaient déjà croisés, le 31 décembre dans l'est de l'Afghanistan, où le ministre était venu fêter la Saint Sylvestre avec les troupes françaises.

L'armée de terre a également apporté son soutien au brigadier face à "l'étonnant imbroglio juridique auquel il est confronté".

"Il sert la France depuis bientôt sept années dont une intervention récente en Afghanistan, et à ce titre, il mérite toute l'aide et la considération nécessaires", a souligné le colonel Benoît Royal, chef de son service d'information et de relations publiques.

Source AFP/ Jeune Afrique

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Mercredi 14 Octobre 2009





1.Posté par hamedin le 14/10/2009 14:57
Voilà un message que j´avais envoyé hier mardi 13/10/09 au journal SUD QUOTIDIEN:

Sans m´aventurer dans des théories « scientifiques », le simple citoyen que je suis se pose incessamment la question de savoir « vers quel avenir » se dirige notre continent, l´Afrique ?

En modeste observateur, élément partiel de ceux qui sont l´objet de mes propres observations et critiques, je constate avec une grande inquiétude un phénomène qui prend une ampleur de plus en plus dramatique pour l´Afrique. Les médias (obnubilés par la rechercher effrénée de la sensation ?) s´intéressent tout particulièrement au cas tragique de ceux de nos compatriotes qui, ne trouvant aucun autre moyen pour atteindre « l´Eldorado » européen que par la voie suicidaire de l´océan Atlantique, s´aventurent dans une odyssée sans issues, car n´offrant ni garantie de séjour régulier, ni emploi légal dans l´Europe de plus en plus barricadée sur elle-même, surtout quand il est question d´accueillir des candidats à l´immigration en provenance de l´Afrique au sud du Sahara. Ce nouveau phénomène fait la une des médias qui, fait incompréhensible, se complaisent à faire la politique de l´autruche quand il s´agit d´un drame encore plus ancien et plus dramatique pour l´Afrique.

Ce drame pour l´Afrique, c´est le fait que des familles entières de hauts cadres désertent le continent pour aller « contribuer à la prospérité des autres » comme le constate, amer et désespéré, le romancier congolais KANGNI ALEM dans « Esclaves » : « À croire que le destin des Noirs est de construire la prospérité des autres », est un phénomène tabou pour la presse africaine qui donne l´impression d´être membre ou au moins complice dudit phénomène qu´elle s´entête à passer sous-silence. Et pourtant cette même presse montre sa véhémence et est si prompte à s´attaquer (souvent avec justesse) aux différentes tares de nos politiciens qui, il faut le souligner, agissent comme bon leur semble contre les intérêts du peuple, parce qu´ ayant la certitude que ce ne sont pas ceux qui ont fui leur responsabilités (appelés bizarrement « intelligentsia »), qui viendront troubler leur sommeil. Ce silence coupable, doublé du fait que des familles entières de cadres fuient leur devoir de constructeurs de la maison famille qu´est l´Afrique, sont encore pires que ce que font les politiciens exploiteurs de leur propre nation.

S´il arrive que ces médias relatent les faits de ces expatriés, c´est surtout pour montrer leur fierté et souligner avec une forte admiration le fait qu´un Amadou et une Coumba soit devenue une grosse-tête « manageriale » ou « politicale » au Canada, en France, en Indonésie, au Brésil … Voyez un peu l´enthousiasme de nos hommes de presse lors de l´intronisation d´une certaine Rama Yade … Où vivent aujourd´hui la plupart des anciens chef d´Etat, particulièrement de l´Afrique dite francophone, la plupart des anciens ministres africains et leurs familles ? Sûrement pas en Afrique.

Jamais (peut-être par esprit de « je ne m´ ingère pas dans les affaires crypto- personnelles de tout individu libre de vivre, de faire et de travailler où il lui est permis ») la presse africaine ne se soulève contre une bassesse qui fait non seulement perdre à l´Afrique ses cadres, mais aussi ses enfants : l´option de la nationalité du pays occidental d´accueil. De plus en plus d´Africains se font naturaliser (sic) en occident et leurs enfants qui naissent dans ces pays deviennent alors automatiquement citoyens de ces pays. Et ils en sont fiers ! Et ceux qui sont restés au bercail les admirent et envient béatement pour ce « privilège » ! L´autre jour, une connaissance, cadre dans une grande banque sénégalaise, me présente les photos de ses petits-enfants nés aux U.S.A. de parents sénégalais, disant avec fierté : « voilà mes américains … » ou cet homme d´une quarantaine d´années qui vit depuis environs cinq (5) ans en France, pays dans lequel, par alliance il s´est fait naturaliser (quelle expression abominable !), qui déchire devant ses frères et cousins ses pièces d´identités sénégalaises, disant avec mépris que ces papiers ne sont d´aucun intérêt pour lui, vu qu´il est à présent citoyen français … Voilà un phénomène dégradant laissé en rade (si jamais il a été un sujet digne d´intérêt) par la presse africaine.

La presse doit éveiller les consciences en martelant dans l´esprit du lecteur les dangers qui menacent son existence en tant qu´élément d´une société. Le fait hautement tragique pour l´Afrique de voir des familles entières de cadres aller s´établir particulièrement au Canada et aux U.S.A. est un frein au développement de notre continent qui, comme aucun autre de la planète Terre, n´a vécu au cours des siècles écoulés autant d´humiliations, de spoliations, d´exploitations et de mépris de la part de ceux qui sont venus, sans bien sûr jamais y être invités, nous occuper. C´est, face à cette tragédie historique qui lie l´Afrique à l´Europe, une inqualifiable soumission que de se targuer aujourd´hui d´une nationalité occidentale. Ces mêmes occidentaux, ont-ils jamais songé à s´africaniser ?

Pour que l´Afrique puisse pleinement profiter des connaissances obtenues (grâce au sacrifice du contribuable) par ses fils expatriés et qui leur permirent de devenir ce qu´ils sont aujourd´hui, il faut d´abord que le caractère marquant des ces derniers soit le noble reflet du « Consciencisme » de Kwame Nkrumah. Sans la prise en considération de la part qu´a à jouer chaque individu dans le développement de sa société, le contrat social qui a fait des merveilles dans les sociétés développées ne se réalisera jamais en Afrique. Alors donc, que les intellectuels africains qui ont choisi l´exil « doré » de Occident acceptent d´endurer (avec moins de rigueur vu le statut social déjà acquis grâce à leur formation) les mêmes conditions de vie que leur parents, amis, voisins tout en se disant que de par ce patriotisme, ils gagneront ce que euros et dollars ne leur rapporteront jamais : l´éternelle reconnaissance de l´Afrique, de l´Histoire. C´est en s´acceptant en tant qu´Africain, de le demeurer et d´en être fier que l´individu né comme tel serait en mesure de s´engager totalement pour la mère-patrie. Ce ne sera pas alors de l´altruisme, mais une action tout simplement naturelle d´un être capable de faire fonctionner son cerveau. La vie d´un humain sur terre est éphémère et tout être vivant (animal ou humain) a pour mission d´assurer à ses descendants un territoire sûr que nul n´oserait venir le lui discuter ou voler. Le destin a fait que le continent Africain est le nôtre. Alors soyons son protecteur et bâtisseur pour l´avenir de nos enfants et des futures générations.

L´Afrique vivra enfin sa Renaissance quand ses enfants, sans préjugés et complexe, remettront à leur place ceux qui se sont vendus au plus offrant en montrant à ces derniers qu´ils resteront à jamais de dignes et fiers africains.

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