Référence multimedia du sénégal
.
Google

Côte d'Ivoire : Cinq ans après

Article Lu 1518 fois

Les Ivoiriens se souviendront longtemps de ce matin du 19 septembre 2002. A l'aube, ils avaient été réveillés par des tirs à Abidjan, Bouaké, et Korhogo. C'était le début de l'insurrection, le début de la guerre et le pays allait rester coupé en deux pendant cinq ans. Depuis l'accord de Ouagadougou, en mars dernier, le processus de paix est en cours. Les audiences foraines, qui doivent permettre d'identifier les électeurs pour les prochaines élections, sont censées commencer la semaine prochaine. Cinq ans après, tout le monde veut croire à la paix. Mais tout le monde se garde aussi de tout triomphalisme.



Côte d'Ivoire : Cinq ans après
Le 19 septembre 2002, les Ivoiriens sont réveillés par des tirs d'armes automatiques. A Abidjan, Bouaké et Korhogo, les casernes sont le théâtre d'affrontements. Tentative de coup d'Etat, puis insurrection, les insurgés fuient Abidjan et se replient à Bouaké. Jusqu'à la mi-octobre, c'est la ‘drôle de guerre’. Les loyalistes tentent de reprendre Bouaké, mais sans succès. Les soldats français s'interposent et sauvent le régime de Laurent Gbagbo. Mais Paris croit alors pouvoir tordre le bras du président ivoirien et lui impose les accords de Marcoussis. Le régime Fpi commence alors la résistance et manipule la haine anti-française.
En avril 2004, l'Onu intervient à son tour. Même cause, mêmes effets : les relations entre le régime Gbagbo et la communauté internationale se dégradent peu à peu. Le président est prolongé dans ses fonctions mais il se drape dans la Constitution pour refuser de partager le pouvoir et défend son territoire politique. Cette guerre de tranchées bloque le processus de paix. Jusqu'au début de l'année 2007 où, de guerre lasse, la communauté internationale laisse Laurent Gbagbo tenter le dialogue direct avec le chef rebelle Guillaume Soro. Et ça marche, du moins en apparence. Un gouvernement est formé, Soro en prend la tête, avant d'échapper miraculeusement à un attentat en juin dernier. Un fait qui vient rappeler à tous que rien n'est réglé. Cinq ans après le début de la crise, la Côte d'ivoire reste un pays profondément divisé.

Cinq ans après l’éclatement de l’insurrection armée, les Ivoiriens se posent une question : peut-on croire aux promesses de paix contenues dans l’accord de Ougadougou ? En cinq ans, c’est la première fois qu’un accord comporte autant d’éléments encourageants. Tout d’abord, ce texte, signé le 4 mars 2007, résulte d’un dialogue direct entre les principaux artisans de la crise : Laurent Gbagbo et Guillaume Soro. Pour une fois, la solution n’est pas imposée de l’extérieur. Autre avantage : le ‘parrain’ de l’accord n’est autre que le Burkinabé Blaise Campaoré, l’homme qui a longtemps soutenu les rebelles de Guillaume Soro. Oubliés, donc, les accords de Linas-Marcoussis, les Premiers ministres imposés à Gbagbo que furent Seydou Diarra et Charles Konan Banny.

Oubliées, aussi, les médiations lointaines comme celle de l’Afrique du Sud.

L’année 2007 est celle de la réappropriation de la crise par les Ivoiriens. Mais tout n’est pas rose par autant. L’accord de Ouagadougou est plus un compromis entre deux hommes soucieux de gérer au mieux leurs carrières politiques, qu’une base solide pour une paix durable. Preuve que la paix n’est pas encore ancrée, le 29 juin Soro est la cible d’un attentat à la roquette, alors que son avion atterrit à Bouaké. Les dirigeants et les hommes politiques ivoiriens doivent encore prouver leur bonne volonté. Le processus d’identification et de désarmement des groupes armés constituent deux bons tests de leurs capacités à gérer leurs antagonismes.

Cinq ans après le début de la crise, tout le monde - aussi bien dans le camp des ex-rebelles que dans celui de la présidence - veut croire que la paix va s'installer durablement en Côte d'Ivoire. Il faut aller de l'avant, même si des tensions peuvent encore apparaître, comme le reconnait Djédjé Madi, secrétaire général du Pdci, Parti démocratique de Côte d'Ivoire, l'ancien parti unique.

De leur côté, les anciens rebelles des Forces nouvelles, eux, estiment aujourd'hui qu'ils sont eux-mêmes responsables du maintien de la paix. Selon Sidiki Konaté, porte-parole du mouvement du Premier ministre Guillaume Soro, les deux acteurs travaillent ensemble, dans le cadre d’un ‘compromis dynamique’. Ne pas fuir ses responsabilités et plus de morale, demandent de leur côté les jeunes du Rdr, le parti de l'opposant Alassane Ouattara. ‘Il faut des élections transparentes’, tel est le souhait de Yayoro Karamoko, le président des jeunes du Rassemblement des Républicains de Côte d'Ivoire...

Les élections risquent d'être repoussées à la fin de l'année prochaine. La Commission électorale estimait récemment que ce serait le temps nécessaire à la bonne organisation des scrutins. Il faudra du temps, il faudra des greffiers aussi. Ils réclament un ‘statut spécial’. Sans eux il ne sera pas possible de compléter les listes électorales. Et c'est tout le processus qui pourrait de nouveau être bloqué.

Source: Walfadjri

Article Lu 1518 fois

Jeudi 20 Septembre 2007


Dans la même rubrique :
< >

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State