«Au total, si les pouvoirs de contrôle budgétaires du Parlement ne sont pas minces, ils exigent toutefois une disponibilité temporelle et intellectuelle des parlementaires ainsi que de l’audace», dit-il dans une interview parue dans le dernier numéro de «Sen Assemblé», revue trimestrielle éditée par l’Assemblée nationale.
«Pour être opérant le contrôle budgétaire nécessite un dépassement des réflexes partisans», fait-il valoir. «Les élus de la majorité devant comprendre que le constat de l’inefficacité d’une politique, que les dénonciations d’un gaspillage ne constituent pas une remise en cause
de la solidarité qui doit unir le gouvernement à sa majorité parlementaire.»
De même, ajoute-t-il, l’opposition doit «s’efforcer de considérer que, très souvent, les errements qu’il convient de dénoncer et de corriger ne mettent pas en cause le bien fondé de la politique définie par le chef de l’Etat et mise en œuvre par le gouvernement»
Il rappelé que le vote de la loi de règlement, par exemple, permet aux deux Chambres constituant le Parlement «de mesurer, à postériori, le niveau de réalisation des engagements souscrits par le gouvernement au moment de l’examen de la loi des finances».
S’y ajoute que cette procédure législative permet également aux parlementaires «de se rendre compte de l’utilisation faite des deniers publics grâce au contrôle effectué par la cour des comptes.» Partant de là, Seydou Diouf a déploré le fait dans la pratique, «l’examen de
la loi de règlement souffre de retards importants».
S’exprimant vendredi dernier devant les députés réunis en séance plénière, le ministre délégué chargé du Budget Abdoulaye Diop s’est félicité de la «bonne option» découlant de la décision du gouvernement de soumettre à l’examen des députés le projet de loi portant loi de règlement pour la gestion 1999.
Il a à cette occasion réaffirmé la volonté du gouvernement de rattraper le retard constaté dans le vote des lois de règlement.
Baba S Gaye
Source Kanal150.com