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Contentieux autour d'une coopérative d'habitat : Les agents de la Sde accusent leur entrepreneur d’arnaque

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Mécontents du délibéré du tribunal de Dakar sur l’affaire relative à leur coopérative d’habitat, les agents de la Société des eaux (Sde) se considèrent comme des victimes d’une manœuvre orchestrée par la Banque de l’habitat du Sénégal et leur entrepreneur. Et malgré la condamnation de ce dernier à payer des dommages et intérêts, les professionnels des eaux comptent interjeter appel. Ce qui n’ébranle nullement les autorités de la Bhs qui estiment n’avoir rien à se reprocher dans cette affaire.



Le 14 juin 2007, le délibéré du tribunal sur l’affaire de la coopérative des agents de la Sde a mis la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) qui a accordé des prêts pour la construction, hors de cause et relaxé son directeur du crédit de toutes poursuites. L’entrepreneur du projet, Falilou Ndiaye, sera condamné à payer des dommages et intérêts. Seulement, ce délibéré ne semble pas être du goût des agents de la Sde pour qui, l’entrepreneur est beaucoup moins fautif sur cette affaire que la banque. Aussi comptent-ils interjeter appel auprès du tribunal dans les jours à venir. C’est dire que cette affaire est loin d’atteindre son épilogue. Surtout si on en croit les agents de la Sde qui soutiennent mordicus être victimes d’une arnaque.
La Bhs doit s’assurer, à chaque étape de décaissement, que l’entrepreneur a déjà fait les travaux nécessaires, explique Omar Ngom, agent de la Sde.

Seulement, ajoute-t-il, ‘le promoteur a décaissé de l’argent sans que la banque ne tienne compte du délai d’avancement des travaux. Le résultat de cette situation est que le délai de livraison des maisons est dépassé de vingt-sept mois. Depuis lors, nous voilà payant des maisons à perte et une expertise immobilière faite montre que le niveau d’avancement des travaux est de 56 %’. Ce que réfute la direction générale de la Bhs. Le directeur généra adjoint, Mamadou Bocar Sy, explique que jusqu’ici, la banque s’est tenue à un respect strict de ses procédures d’intervention. Des procédures qui, selon lui, laissent au client le libre choix des intervenants dans son projet. En effet, du notaire à l’entrepreneur, c’est le client qui choisit et qui le notifie à la banque. Les décaissements se font sur la base de demandes du client après contrôle des techniciens de la Banque.

Sur le contrôle des travaux de construction par les agents de la banque, dont il a été largement question, M. Sy a expliqué que le service technique de la banque veille à l’exécution du projet selon le devis et les plans déposés. ‘Tâche dont les techniciens de la banque se sont bien acquittés’, précise le Dg adjoint de la Bhs. Qui est revenu sur le rôle du service technique de la banque qui s’occupe de la qualité des ouvrages parce qu’il y va de la crédibilité de la garantie de la banque. Il appartient, également, selon lui, au service technique de voir s’il n’y a pas de détournement de l’objet du crédit.

Sur chaque décompte payé, il est opéré des retenues de garantie, qui sont restituées à l’entreprise à la réception des travaux ou utilisées le cas échéant pour corriger les défauts constatés aussi bien par le client que par la banque. M Sy informe que la procédure de réception est contradictoire.

Jusqu’ici, note-t-il, ces procédures ont été respectées et à l’heure actuelle, certaines retenues de garantie ne sont pas encore libérées pour la simple raison que la banque attend la réception des travaux. M. Sy regrette que ce conflit, qui ne concerne pas tous les travailleurs de la Sde, soit survenu en plein projet.

Interpellé sur les faits, l’entrepreneur Fallilou Ndiaye qui a été condamné par le tribunal à payer des dommages et intérêts, a expliqué que le projet était réalisé à 80 % avant que le contentieux ne vienne tout arrêter. Revenant sur les raisons qui expliquent le glissement sur le délai des travaux, M. Ndiaye pointe du doigt certains membres de la coopérative qui, à l’en croire, lui doivent toujours de l’argent. En effet, pour mener à bien les travaux, il confie avoir fait un rachat de crédit au niveau des banques traditionnelles, dont certains membres de la coopérative étaient clients. ‘Rien ne m’obligeait à le faire, mais ce sont eux qui m’avaient demandé de les aider’, affirme le promoteur. L’autre élément brandi par Fallilou Ndiaye est que les logements des agents de la Sde sont des montages individuels. Ce qui explique qu’ils n’aient pas démarré en même temps. ‘Les financements ne sont pas arrivés en même temps. Cela explique aussi l’aspect en cascade de la construction. S’y ajoute la transformation de certains logements sur demande des bénéficiaires. Tout était presque bien parti pour qu’il y ait un glissement dans les travaux’, note l’entrepreneur. Ce dernier n’a pas manqué aussi d’expliquer qu’en bon professionnel, il a l’obligation morale d’utiliser le temps nécessaire et le matériel adéquat pour produire un travail sécurisé.

Sur ses rapports avec la Banque de l’habitat du Sénégal, Fallilou Ndiaye explique que tout a été fait dans les règles de l’art. ‘Le projet a été bien piloté par la Bhs et, personnellement, je n’ai rien à reprocher aux autorités bancaires’.

En tout état de cause, les agents de l’eau promettent de poursuivre leur lutte jusqu’au bout.

Amadou NDIAYE
Source: Walfadji

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Jeudi 19 Juillet 2007

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