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Conséquences des inondations à Médina Gounass : Des milliers de sinistrés menacés par le choléra et le paludisme

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Eaux saumâtres, souillées par des ordures ménagères en décomposition, c’est le triste décor qu’offre le populeux quartier, Médina Gounass, situé dans la banlieue dakaroise en cette période hivernage. Une situation qui révolte les riverains de cette localité.



Conséquences des inondations à Médina Gounass : Des milliers de sinistrés menacés par le choléra et le paludisme
Un mois après le début de l’hivernage marqué par de fortes pluies qui ont inondé leur quartier, les habitants de Médina Gounass vivent aujourd’hui les pieds dans l’eau. Debout, devant la porte de la maison familiale, Ibou Diouf salue une voisine qui, la jupe retroussée, patauge dans l’eau qui a inondé les ruelles du quartier. Depuis plus de trois semaines maintenant, cette eau saumâtre, souillée par des ordures ménagères en décomposition et où prolifèrent des têtards, s’étend à perte de vue. Elle a fini d’envahir non seulement les rues, mais également les cours des maisons de Médina Gounass, un des nombreux quartiers surpeuplés de la banlieue dakaroise. ‘Si cela continue ainsi, on risque d’être noyé’, s’exclame Ibou Diouf, en prenant soin de ne pas franchir le seuil du portail de la maison. Celle-ci, grâce à des travaux effectués au mois de décembre, est l’une des rares demeures à ne pas être inondées.
A l’instar de ces nombreux quartiers, qui ont poussé comme des champignons à la périphérie de Dakar, le quartier de Médina Gounass a été bâti dans une zone marécageuse. A chaque hivernage, cette cuvette proche de la nappe phréatique se remplit d’eau. Une situation que nombre de ses 80 mille habitants ne connaissaient pas en s’y installant. ‘On n’était pas au courant que c’était une zone inondable’, explique Khadidiatou, la sœur de Ibou Diouf. ‘C’est en 1999 que nous nous sommes retrouvés inondés pour la première fois’.

Habituellement, les habitants du quartier investissent chaque année d’importantes sommes d’argent dans l’achat de gravats et du sable pour empêcher que l’eau ne pénètre dans les maisons. Mais les pluies diluviennes du mois d’août ne leur ont laissé aucune chance. D’après les premières estimations des autorités de la ville, quelque cinq mille personnes ont été victimes des inondations. Mais, depuis plus d’une semaine, l’Etat sénégalais a déclenché le plan Orsec et annoncé qu’il va utiliser tous les moyens pour reloger 60 mille victimes des inondations et reconstituer les communautés sinistrées.

A Médina Gounass, l’Etat a fourni à la commune d’arrondissement des motopompes pour aspirer l’eau. Mais faute de moyens, le personnel ‘arrive le matin avec 10 ou 20 litres de gasoil et fait fonctionner la pompe pour 30 minutes ; le temps que soit épuisée la réserve de gasoil’, affirme Abdoulaye Mbodj, le voisin des Diouf chez qui il a emménagé depuis près d’un mois avec sa femme et quelques-uns de ses neufs enfants. Située juste derrière le petit muret de pierre délimitant la cour des Diouf, la maison de Abdoulaye Mbodji est entièrement envahie d’une eau saumâtre au-dessus de laquelle volent des essaims de moustiques. Aujourd’hui, pour les autorités, il y a urgence, car le paludisme et les maladies hydriques prolifèrent dans les eaux souillées de Médina Gounass, qui ne dispose pas d’un système d’assainissement. Les 623 km de canalisation pour l'évacuation des eaux usées et des eaux de pluie ne couvrent que le Plateau et certains quartiers résidentiels de Dakar, souligne-t-on. ‘Il n’y a pas de canalisations. C’est pourquoi, l’eau stagne’, explique Pathé Diouf, le père de Ibou.

Chef du service des maladies infectieuses au Chu Fann, le Dr Papa Salif Sow note qu’une véritable épidémie de choléra peut se développer avec les inondations. L’eau de pluie, la saleté, la remontée des fosses septiques et parfois même les cadavres d’animaux, charriés par les eaux, en seraient la principale cause. Son service reçoit en moyenne 40 patients par jour, avec des sinistrés en majorité. Néanmoins, souligne le Dr Sow, il n’y a pas de malades venant des camps enregistrés. Selon le ministère de la Santé, l’année dernière, plus de mille personnes ont contracté la maladie du paludisme au cours des deux premières semaines du mois de septembre et 26 en sont mortes.

REVELATION DE LA COMMISSION SECOURS DES SAPEURS POMPIERS : Des centres d’accueil d’une capacité de 150 mille lits seront ouverts

Chef de la commission secours et sauvetage des Sapeurs pompiers, le colonel Adrien Diène informe que de nouveaux centres d’accueil d’une capacité de 150 mille lits ouvriront bientôt. Mais un mois après le début des pluies torrentielles, qui se sont abattues sur la capitale, les camps de ‘déplacés’ sont saturés. Et certains sinistrés y dorment à la belle étoile ; tandis que d’autres sinistrés continuent de prendre d’assaut quotidiennement lesdits camps, avec l’espoir d’y obtenir une place.

Ainsi, pour les sinistrés, la priorité est de mettre un terme au calvaire qu’ils vivent actuellement. Après trois semaines de recherches, Mor Diop, un vieil homme à la retraite, et les quinze membres de sa famille se disent enfin soulagés. Ils ont trouvé un endroit où dormir dans un des nombreux camps, érigés pour les sinistrés et gérés par l’armée à Thioraye, une banlieue proche de Dakar. ‘Je viens au camp de Thiaroye chaque matin avec ma famille depuis le 10 août’, précise Mor Diop.

Paule Kadja TRAORE
Source Walfadjri

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Mercredi 2 Septembre 2009





1.Posté par safniang le 02/09/2009 16:33
vou avez voté pds et voila les resultats mai sui vraiment desole de vos cas mais la seule solution est d aller au palais pour habiter labas .fau envahir le palais la+ rapide possibl sinon les maladies von vou attaquer

2.Posté par spain le 02/09/2009 17:17
je suis parfaitement d´accord avec safniang, quand diouf etait au pouvoir tout le monde disais que bakhoul, vous avez voté a wade comme un roi sopi sopi , et maintenant vous voulez vous plaindre ...moi personelement j´ai pas voté a wade donc si vous voulez amelorier votre condition de vie la seul solution c´est de prendre une bonne decision durant les prochaines elections car je pense que la violence ne va que empirer le pays ça c´est sur.

3.Posté par Sene le 02/09/2009 21:05
Pluies diluviennes à Ouagadougou


Plusieurs milliers de sans-abri et trois disparus. C’est le bilan encore provisoire des pluies diluviennes qui se sont abattues le 1er septembre sur Ouagadougou, occasionnant des inondations jamais vues dans le pays. A Ouagadougou, les autorités ont mobilisé toutes les forces armées et de police pour venir en aide aux sapeurs pompiers débordés. La population vit une situation chaotique. Le Sénégal est également touché par les inondations où 60% de la population de la banlieue de Dakar a les pieds dans l’eau. Au Niger, l'eau s'est déchainée à Agadez, dans le nord du pays, où de nombreuses familles sont sans abri.



« Je n’ai jamais vu ça ici, je n’ai jamais vu une telle pluie. C’est la première pluie comme ça ici ». Du « jamais vu », dit ce sexagénaire devant les ruines de sa maison écroulée. Deux cent soixante millimètres tombés d’un coup, ce n’était pas arrivé depuis près d’un siècle au Burkina, selon les autorités.

Le Premier ministre Tertius Zongo : « La dernière pluie qu’on a eue de ce genre remonte à 1919. C’était à Bobo-Dioulasso et ce n’était que deux cents quarante-six millimètres. Ce que nous avons pu recenser, il y a en tout cas au moins trois personnes qui ont été emportées par les eaux. Mais naturellement, peut-être qu’il y en a d’autres parce que vous savez qu’il y a beaucoup de gens qui sont rentrés dans leur véhicule et qui ont été surpris par les eaux, les eaux qui ont inondé complètement leur véhicule. Combien ont pu sortir ? Combien n’ont pas pu sortir ? Je crois que d’ici-là, on fera un peu le point ».

Des quartiers coupés du centre-ville, des voitures emportées par les flots, des habitations effondrées, des maisons envahies par l’eau et à peine visibles : hier en quelques heures, Ouagadougou est devenue une ville sinistrée.

« Tous les bâtiments ont été inondés »

Le grand hôpital Yalgado a été aussi inondé, obligeant l’évacuation des malades vers d’autres centres de santé. Le directeur général, Lansané Bagangné : « Quand les eaux ont commencé à rentrer dans les salles, l’urgence pour nous était d’évacuer les malades et très rapidement. Ce qui a été fait. C’est grave parce que tous les bâtiments ont été inondés, toutes les salles ont été inondées. Il n’y a plus que trois services qui sont actuellement fonctionnels, qui n’ont pas été touchés par les eaux ».

Le gouvernement invite les populations sinistrées à se rendre dans les écoles transformées en centres d’accueil, mais des centres très vite débordés.

4.Posté par mirna le 16/11/2009 08:54
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