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Conséquences de l'arrêt du ‘ Wilis’ : Les vendeurs entre regret et indifférence

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Conséquences de l'arrêt du ‘ Wilis’ : Les vendeurs entre regret et indifférence
Expulsés de l’embarcadère depuis le 31 mai 2006, les vendeurs du marché Diola, récemment installés à Pikine (dans l’enceinte du marché central de poissons), continuent à rencontrer d’énormes difficultés. Rien que pour trouver un site qui puisse répondre à leurs attentes, il leur a fallu deux mois. Installés il y quinze jours, ces vendeurs, qui en ont vu de toutes les couleurs pour équiper et assainir ce site, souffrent jusqu’à présent de plusieurs maux. Au cours d’une visite effectuée le vendredi dernier, certains d’entre eux nous ont narré les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Vendeur de fruits au marché Diola, Ibou Thiam déclare que les taxes et les frais de l’entretien du site leur coûtent trop cher. Selon lui, à l’embarcadère, les taxes, retenues sur les camions et les petits véhicules étaient destinées à l’entretien du site, alors qu’à Pikine tout revient à leur charge. ‘En plus de payer chaque jour 200 francs par table, nous assurons nous-mêmes la propreté du site’, se plaint Ibou Thiam.
Toutefois, ce ne sont pas que les taxes et les frais qui perturbent les vendeurs du marché Diola. L’arrêt du bateau ‘Le Wilis’ (qui assurait la liaison Dakar-Ziguinchor) annoncé le mercredi dernier, par la Société maritime de l’Atlantique (Somat), est déploré par certains vendeurs. C’est le cas de Awa Kambi et du vieux Ndiassé Wade, vendeurs de poisson séché. Ces commerçants ont encore la nostalgie du ‘confort et de la sécurité’ du ‘Wilis’. ‘Je pouvais me reposer tranquillement et en toute sécurité dans n’importe quelle loge du ‘Wilis’. Certes, c’est cher, mais c’est le confort qui convient à une personne âgée comme moi’, se souvient Ndiassé Wade.

La décision d’arrêter les rotations du ‘Wilis’ ne dérange pas tous les vendeurs. Beaucoup d’entre eux restent même indifférents à l’arrêt du bateau, parce que, selon eux, le ‘Willis’ n’a jamais été conçu pour les ‘Bana-bana que nous sommes’. Ces Bana-bana regrettent non seulement le coût très élevé du prix du transport qui, des 3 500 francs facturés par le ‘Joola’ est passé à 12 500 francs, mais aussi le fait que le ‘Willis’ ne passe pas par Karabane. ‘La panne du ‘Willis’ nous laisse indifférents car ses prix ne sont pas à notre portée et il ne passe pas par Karabane qui constitue, pour nous commerçants, une étape importante pour notre commerce’, déclare la présidente du marché le Diola, Bineta Sagna dite Karabane. C’est pour cette raison que ‘ nous avons toujours emprunté le bateau Oméga qui est moins cher et passe par Karabane’, ajoute-t-elle.

Pour palier à toutes ces difficultés rencontrées par les vendeurs du marché Diola, leur secrétaire général, Mame Faye en appelle au chef de l’Etat. Elle souhaite que leur nouveau site qui commence à être apprécié par tous, soit pavé et bien aménagé. ‘Nous voulons que nos conditions de travail soient améliorées car nous n’avons plus de tentes qui nous protègent de la pluie. Je lance également un appel aux autorités municipales de Pikine pour qu’elles nous allègent les taxes’, lance Mame Faye.

Arame NDAO et Ablaye MBAYE (Stagiaires)
Source: Walfadjri

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Mardi 21 Août 2007

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