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Conseil des ministres : Me Wade adoube Karim Wade

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Les multiples félicitations du président Wade à l'endroit de son fils sonnent comme un soutien moral à l'endroit de ce dernier. Surtout que le nom de Karim Wade est cité avec récurrence parmi les potentiels successeurs du chef de l'Etat. Cependant, tendre la courte échelle à Karim Wade n'est ni à l'avantage de ce dernier ni à celui de son père qui verrait ainsi 26 ans de lutte démocratique remis en cause. Pour arriver au sommet de l'Etat suprême, Wade fils devra faire sans raccourcis.



Conseil des ministres : Me Wade adoube Karim Wade
Le président Abdoulaye Wade a choisi, hier, le cadre officiel et institutionnel du Conseil des ministres pour adresser des félicitations à l'endroit de son fils et non moins conseiller spécial, Karim Wade. Un satisfecit qui va aussi à l'endroit de son conseiller spécial chargé des Nouvelles technologies de l'information et de la communication, Thierno Ousmane Sy. Ces derniers ont reçu une couronne de lauriers pour avoir réussi la prouesse de faire tomber dans l'escarcelle de l'Etat du Sénégal la rondelette somme de 100 milliards de francs Cfa avec l'attribution de la troisième licence de téléphonie mobile à Sudatel (voir par ailleurs). Là où les socialistes avaient ‘bradé’, selon les propres termes du chef de l'Etat, la deuxième licence.
Mais le fait n'aurait pas mérité que l'on s'y attarde s'il n'y avait pas de précédent. On a souvenance que, lors de la cérémonie de lancement des travaux de la corniche, le chef de l'Etat avait lâché en direction de Karim Wade, devant un parterre d'officiels nationaux et étrangers : ‘Je vais dire à ta mère que tu as bien travaillé’. Cette sortie avait soulevé des salves de commentaires dissonnants. Si, en effet, d'aucuns avaient compris que la fibre parternelle puisse s'exprimer en pareille occasion eu égard au volume de la mission et des réalisations déjà entamées par Karim Wade et son équipe, pour d'autres, le président de la République avait réduit à une affaire de famille des travaux de l'Etat faits sur la base de deniers publics.

Aussi, au lendemain de sa victoire à l'élection présidentielle du 25 février, le président Wade - qui avait convoqué la presse nationale et internationale au palais de la République - avait-il taillé des croupières à Idrissa Seck, Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse, candidats malheureux à ces joutes électorales, en déterrant leurs dossiers judiciaires. Mais, au même moment, le chef de l'Etat avait porté au pinacle Karim Wade.

Cet ensemble de faits réunis conforte ceux qui défendent l'idée selon laquelle Me Wade veut céder son fauteuil de président de la République à son fils.

Cependant, tendre la courte échelle à Karim Wade n'est ni à l'avantage de ce dernier, encore moins à celui de son père qui verrait ainsi 26 ans de lutte démocratique remise en cause. Cela ne veut pas dire que Karim Wade ne peut pas prétendre à la magistrature suprême, mais il devra y arriver sans raccourcis. Il doit passer par le suffrage universel et se soumettre à la sanction de ses compatriotes si tel était son dessein. En ce moment, Me Wade saura si la satisfaction qu'il a envers son fils est partagée par le peuple sénégalais ou pas. Entre-temps, Karim Wade aura livré les chantiers à lui confiés par le chef de l'Etat.

En attendant, le fils du président de la République garde un mutisme déconcertant sur son supposé projet politique. Mais, son silence ne fait pas moins de lui une cible. Les potentiels successeurs de Me Wade au sein de la famille libérale, Macky Sall et Idrissa Seck, l'ont dans le viseur. Mais, le fils du chef de l'Etat sort toujours victorieux de ses duels. Amath Dansokho n'a-t-il pas révélé que Karim Wade était la pomme de discorde entre le chef de l'Etat et le maire de Thiès ? Idrissa Seck a été, en tout cas, chassé comme un malpropre du gouvernement et du Pds par Me Wade. Le bras de fer entre Karim Wade et Macky Sall a, également, tourné en faveur du premier. L'ancien Premier ministre s'est vu proposer le poste de président de l'Assemblée nationale, dépourvu de la prérogative de suppléance du chef de l'Etat, en cas de vacance du pouvoir, qui revient désormais au président du Sénat.

Karim Wade n'échappe pas, non plus, aux flèches incendiaires des leaders de l'opposition. Les chantiers de l'Anoci servent de prétexte à ces derniers pour brocarder le fils du président Wade si ce n'est la volonté prêtée à son père d’installer sur le fauteuil présidentiel Karim Wade qui est dénoncé.

Le leader de la ‘Génération du concret’ est-il devenu l'homme à abattre ? Si ses ambitions présidentielles sont confirmées, les candidats à la magistrature suprême auraient, devant eux, un adversaire non négligeable qu'il faut battre à défaut de l'avoir avec soi.

Amadou DIOUF
Source: Walfadjri

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Vendredi 14 Septembre 2007

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