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Confidences de Djibo Kâ à Souleymane Ndéné Ndiaye « Il n’y a rien dans ce ministère »

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Ancien ministre de l’économie maritime, Djibo Leity Kâ a passé le témoin hier à Souleymane Ndéné Ndiaye . Après avoir passé plus de trois ans au sein de ce ministère, le ministre sortant affirme qu’il n y a rien dans ce département.



Confidences de Djibo Kâ à Souleymane Ndéné Ndiaye « Il n’y a rien dans ce ministère »
En passation de service hier, M. Kâ a estimé que son prédécesseur n’est pas sur un terrain inconnu car il a été pendant longtemps ministre d’Etat, directeur du cabinet du président de la république. M. Ka a souligné que le secteur de la pêche est concurrentiel, il représente 30 à 34% des recettes d’exportation sénégalaises soit 180 milliards par an. Par ailleurs, il a expliqué qu’il n’y a rien dans ce ministère, et que le président savait ce qu’il y avait là- dedans , raison pour laquelle il m’a demandé de mettre en œuvre sa politique dans le domaine de la pêche, de l’aqua-driculture et de transport maritime .Il a aussi suggéré à M. Ndiaye que le cap soit maintenu pour sauvegarder l’agrément national pour les exportations sénégalaises vers l’Union européenne. Séance tenante, il a rappelé que le gouvernement a consenti beaucoup d’effort pour surveiller les côtes car personne n’ose plus, de Saint Louis au Cap Skirring, s’aventurer dans les eaux Sénégalaises s’il n’est pas autorisé à le faire. Pour faire son bilan, M. Ka affirme qu’il ont acquis un aéronef géré par l’armée de l’air durant son magistère. Ainsi, il réitère qu’à la fin de l’année, à partir du 08 octobre prochain, il y aura 2 nouveaux bateaux : Aline Sitoe Diatta vers la fin de l’année et dans les chantiers de Fassmer à Brémen en Allemagne, pour 23millions 500mille dollars américains ,financé par le budget de l’Etat . Enfin a t-il souligné : « Nous aurons le 08 octobre à mettre à l’eau le baliseur en France qui porte le nom de Samba Laobé Fall ». A son tour, M. Souleymane Ndéné Ndiaye a tenu à remercier M.Ka qui, dit-il, est un personnage à qui le lie une partie de son histoire personnelle. Et en conclusion, il promet d’évoluer dans la continuité.

LOUISE BIDZA (Stagiaire),
Source: L'observateur

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Jeudi 19 Juillet 2007





1.Posté par MARVEL le 19/07/2007 19:45

Le cas Djibo Ka, parcours d'un perdant

Djibo a démarré comme Directeur de Cabinet d'un Président de la République et finit comme lêcheur de derrière de ses ennemis d'hier. L'on n'a jamais vu une telle déchéance, le symbole même de l'échec d'un homme politique.

Je m'explique.

C'est bien Djibo Ka qui il y'a quelques mois nous parlait des Normes Internationales pour justifier l'augmentation du nombre des députés ?
Voyons ce que ces normes internationales disent à propos de Djibo Ka

Nous allons donc parler de Djibo, celui dont le sulfureux Tamsir Ndiaye Jupiter nous dit dans son édito "qu'aucun homme de vertu ne veut ressembler".

Donc, de Directeur de Cabinet d'un Président de la République à puissant Ministre de l'intérieur, les "normes internationales" auraient voulu que Djibo Ka ne briguât pas moins qu'un poste de Premier Ministre, ou alors de Président de la République, comme le soutient Moustapha Niasse qui dit qu'il serait bien Niakka Fayda que de se battre pour un banal poste d'un petit ministère après toutes les hautes fonctions qu'il a occupées dans les précédents gouvernements.

Le premier désaveu de "l'homme politique le plus doué de sa génération" selon ce que nous dit un larbin du PDS (Aliou Ndao Fall) viendra des siens lors d'un congrès, sans débat disent certains. C'est donc un homme humilié et aigri qui quittera le Parti Socialiste, où il n'a pas pu s'imposer, pour créer son propre parti.

En 1998, alors que les Sénégalais étaient prêts à s'accrocher à n'importe quoi pour échapper au PS, Djibo en profita pour réaliser l'exploit de sa carrière politique. Niasse, plus tard, avec une formation 2 fois plus jeune que celle de Djibo réalisera un score 2 fois meilleur que le record personnel de "l'homme politique le plus doué". C'est donc ainsi qu'à ces législatives de 98, ce sont 159.000 électeurs sur 1.220.000 adhérèrent au message de Djibo Ka de barrer la route à ses anciens amis.
Notez que j'ai usé de petits arrondis au centième qui sont à la faveur de Djibo Ka

Après ce bon départ de Djibo Ka, les normes internationales auraient voulu qu'il fasse mieux aux élections suivantes, les présidentielles de 2000 surtout que Abdou Diouf qui l'avait humilié et qui n'hésite pas à le traiter publiquement "d'hypocrite" est toujours debout et aux commandes. A ces élections de 2000, Djibo Ka réalisa moins que son parti en 1998, régressant à 119.000 électeurs sur les 1.670.000 exprimés, soit une chute de 13 % à 7 %.

Arriva l'entre deux tours qui valut à Monsieur Ka le surnom de "l'homme du 14 mars". Un souvenir que s'efforce d'oublier ceux qui ont survécu au tournis causé par l'homme. Le soutien de Monsieur Ka à son ennemi d'hier eut raison de Diouf qui visiblement serra cette fois là la main de trop, celle qui désormais repousse plus qu'elle n'attire. C'est ainsi que celui qui, selon Djibo Ka, ne devait jamais se voir confier le palais et l'avion présidentiels, faussa au soir du 19 mars 2000 les pronostics de l'homme du 14 mars.

Djibo rejoint alors le camp de l'opposition, qualifiant ceux qui venaient d'être portés au pouvoir de "bandits de grands chemins" ou "d'incompétents" ou que sais-je encore.

Arrivent les élections législatives auxquelles va participer l'URD et son leader, autre occasion pour permettre à Djibo et à son parti de se relever. Mais Patatra !! Y'a pas eu de miracle. Près de la moitié de ses derniers électeurs n'ayant pas supporté la trahison du 14 mars se barrèrent. Résultat : 69.000 électeurs pour Djibo et ce qui reste de son URD sur les1.877.000 suffrages exprimés, soit un peu plus de 3,6 %.

Donc si l'on résume, en moins de 4 ans d'existence, l'URD passe d'un poids électoral de 13 % à 3,6 %, ou encore comme disait un de ses amis, "près de 100.000 électeurs lui ont tourné le dos", ce qui est énorme pour quelqu'un qui au "sommet de sa gloire" ne pesait que 159.000 électeurs.

Mais ce n'est pas fini. Les élections régionales, communales et municipales confirmèrent le poids plus que plume de l'URD et de son leader.

Selon les "normes internationales", Djibo Ka devrait abandonner la politique et dissoudre son parti dont les militant et supporters tiendraient désormais facilement dans une salle comme le Sorano. C'était mal connaître l'homme qui n'avait pas fini de faire tourner en rond. Il réitère son coup de contorsionniste, dont lui seul a le secret, au sein de l'opposition. 5 ans encore à s'opposer loin des honneurs, c'était trop pour lui. Il s'offre une fois encore à son ennemi. Selon les normes internationales, Djibo Ka dont le dernier emploi fut puissant Ministre de l'Intérieur devrait s'exiger de progresser dans une hiérarchie gouvernementale même si 93 % des sénégalais n'en voulaient pas pour le moment comme Président. Que non ! L'homme se retrouve dans un Ministère crée pour la circonstance à chanter les louanges de ses ennemis d'hier. Pour ces derniers, Djibo était l'homme qu'il faut pour penser ou annoncer les grosses trahisons, du couplage à l'augmentation des députés somnambules.

Toujours selon les "normes internationales", le parcours de Djibo Ka symbolise l'échec dans sa parfaite illustration, la mauvaise lecture de la politique, et son histoire devrait même pouvoir être enseigné dans les écoles de Science-Po comme antithèse de la réussite politique.

Monsieur Ka qui se disait la Clé du Changement, qui devait devenir Président de la République selon un plan de carrière conforme aux "normes internationales", se retrouve derrière ses ennemis et derrière un premier ministre, jeune frère d'un Ousmane Tanor Dieng. Y'a-t-il matière à se glorifier de porter le nom de Ministre dans un gouvernement où n'importe qui peut l'être, même le fameux "élément hors du commun" qu'il n'est plus besoin de nommer ou l'idiot Me El Hadj Diouf ? Quelle est la valeur de cette fonction sous le régime de celui qui nous dit haut et fort qu'il pourrait nommer son chauffeur ministre si cela lui chante ?

Voilà ce que les Normes Internationales disent au sujet de Monsieur Djibo KA.
Alors je demanderais à tous ceux qui veulent définir Djibo Ka autrement de se référer d'abord à la réalité des faits, des chiffres et des normes. Toute chose hors de ce cadre ne serait que "branlette intellectuelle" comme disent les mauvaises langues.

MARVEL
marvel@hotmail.fr


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