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Commerce mondial : Decroix déplore la marginalisation du continent

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Commerce mondial : Decroix déplore la marginalisation du continent
Dakar, 24 avr (APS) - Le ministre du Commerce Mamadou Diop Decroix a souligné mercredi à Accra, le fait paradoxal qu’en dépit de l’ouverture de son marché l’Afrique soit en marge du commerce international au lieu de l’intégrer.



’’Le plus dramatique est que cette situation ne provient nullement d’une politique africaine de repli sur soi’’, a relevé le ministre qui s’adressait à la 12-ème conférence de la CNUCED et dont l’APS a obtenu copie de la synthèse du discours.

’’L’ouverture de nos marchés à l’économie mondiale qui devait nous intégrer de façon avantageuse dans le commerce international et permettre à l’Afrique de tirer pleinement profit de son dynamisme a paradoxalement eu pour effet de marginaliser davantage celle-ci dans le commerce mondial’’, a noté le ministre du Commerce.

’’Avec une population estimée environ à près de 800 millions d’habitants, l’Afrique représente 1 % du PIB mondial (dont près de la moitié pour la seule Afrique du Sud)’’, a indiqué M. Diop.

‘’Depuis les années 80, a-t-il souligné, l’Afrique a largement ouvert ses marchés, suivant les conseils bienveillants mais fermes des bailleurs de fonds et appliquant des politiques d’austérité et d’ajustement structurel qui avaient fini de plonger nos populations dans une paupérisation importante’’.

Mamadou Diop Decroix explique cette marginalisation des pays en développement par un certain nombre de facteurs dont ’’les barrières tarifaires et non tarifaires qui les empêchent de tirer profit des secteurs pour lesquels ils ont un fort avantage comparatif’’.

Il a cité parmi ces barrières tarifaires, des ’’droits de douane très élevés pour certains produits faisant appel à une main d’œuvre abondante comme les textiles, une progressivité des droits de douane pour les matières premières, particulièrement les produits agricoles et des pics tarifaires dans certains autres secteurs’’.

S’agissant des barrières non tarifaires, elles incluent, ’’les restrictions quantitatives, les règles d’origine et les normes’’, lesquelles sont ’’d’autant plus complexes que les pays africains ne participent pas généralement à leur élaboration’’.

A cela s’ajoute le fait que les normes techniques et les mesures sanitaires et phytosanitaires sont souvent introduites par les pays développés sur la base de leurs propres évaluations de risques qui sont plus restrictives que celles reconnues par les organismes internationaux de normalisation.

L’autre facteur qui explique la situation du continent est ’’la concurrence déloyale’’ que les pays africains subissent sur leurs marchés, de la part des pays développés, notamment ’’du fait de pratiques commerciales comme le dumping, les subventions à l’exportation et les mesures de soutien interne’’.

’’La situation de l’Afrique est d’autant plus grave, a-t-il dit, qu’à la crise financière internationale qui sévit actuellement, est venue s’ajouter une hausse sans précédent des prix du pétrole et des céréales à l’échelle mondiale’’.

De 12 % dans les années 80, la part de l’Afrique dans le commerce mondial est passée à moins de 2 % ces dernières années. Aujourd’hui elle a connu une légère hausse (3%) du fait notamment de l’accroissement des exportations des produits de base, indique un commun iqué du ministère du Commerce.

Pour ce qui est des investissements, ajoute la même source, ’’notre continent est encore laissé pour compte par les investisseurs internationaux (1% seulement du total est destiné à l’Afrique)’’.

’’Cette situation, souligne le texte, est d’autant plus préoccupante que dans le même temps, le poids de l’Afrique dans la population mondiale s’est fortement accru, passant de 7,5 % à près de 10 % en 25 ans’’.

’’En dépit d’une croissance de l’activité d’environ 3 % en moyenne, le revenu moyen par habitant a reculé de près de 1 % par an’’, indique-t-il , ajoutant que ’’34 des 49 Pays les Moins Avancés (PMA) recensés par les Nations Unies sont situés en Afrique’’.

’’Autant de chiffres qui, s’ils ne le justifient pas, expliquent dans une grande mesure la vague d’émigration clandestine vers les pays du Nord, avec son lot de pertes humaines frappant des milliers de jeunes forces vives de nos pays’’, note le communiqué.


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Vendredi 25 Avril 2008


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