Les autorités libyennes ont présenté leurs excuses aux Etats-Unis et pointé du doigt à la fois les partisans du régime déchu de Mouammar Kadhafi et Al-Qaïda après cette attaque survenue mardi soir, jour du 11e anniversaire des attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis commis par le réseau islamiste. Le président américain, Barack Obama, a dénoncé une attaque «choquante», tout en écartant une rupture des liens avec la Libye, alors que le Pentagone a annoncé le déploiement, dans ce pays, d'une équipe de Marines spécialisés dans la lutte antiterroriste. Les protestations contre le film «Innocence of Muslims» commencent à faire tâche d'huile avec des rassemblements devant des représentations américaines à Casablanca, Tunis et Khartoum. Une manifestation est prévue, aujourd’hui, à Téhéran, devant l'ambassade de Suisse qui représente les intérêts américains.
Pour la deuxième soirée consécutive, des islamistes ont manifesté devant l'ambassade des Etats-Unis au Caire, après un appel des autorités à la retenue. Les puissants Frères musulmans ont appelé à un rassemblement demain à travers l'Egypte et à Kaboul, les autorités ont condamné le film. Signé par un Israélo-américain, Sam Bacile, qui décrit l'islam comme un «cancer», le film se veut une description de la vie du prophète Mahomet et évoque les thèmes de l'homosexualité et la pédophilie. «Son réalisateur est bouleversé par le meurtre» du diplomate et se cache, selon un collaborateur.
Mardi soir, des hommes armés ont attaqué, avec des roquettes, le consulat à Benghazi (est), bastion de la révolution considéré comme un fief des islamistes radicaux, selon des sources de sécurité. Des bombes artisanales ont été lancées et des affrontements ont opposé forces de sécurité aux hommes armés, parmi lesquels des salafistes, ont indiqué des témoins. Le consulat a été incendié après avoir été pillé et vandalisé, selon eux.
«Attaque scandaleuse»
Surpris par la violence de l'attaque, des membres des services de sécurité libyens chargés de la surveillance du consulat ont fui, selon une source de sécurité. L'ambassadeur Chris Stevens, qui avait soutenu, avec passion, la révolte populaire contre le régime Kadhafi, et trois fonctionnaires du consulat ont péri. Cinq civils américains ont été blessés, selon un responsable américain. Des agents de sécurité libyens ont également été tués, d'après un diplomate libyen à l'Onu. Le vice-ministre de l'Intérieur, Wanis al-Charef, relatant sa version des faits, a affirmé que la situation avait dégénéré quand les gardes américains avaient «tiré sur les manifestants protestant contre le film», parmi lesquels «des criminels et des hommes se sont infiltrés».
La mort de l'ambassadeur serait due à une asphyxie au monoxyde de carbone, a indiqué une source de sécurité. Un avion américain a atterri à l'aéroport de Tripoli pour rapatrier les quatre corps transportés dans la capitale libyenne, dans un avion privé, depuis Benghazi, selon une source aéroportuaire. «Les Etats-Unis condamnent, dans les termes les plus forts, cette attaque scandaleuse et choquante. Nous œuvrons à mettre nos diplomates en sécurité avec le gouvernement libyen», a dit M. Obama lors d'une intervention solennelle à la Maison Blanche.
Il a tenu notamment à souligner que nombre de Libyens avaient tenté d'aider les Américains pendant l'attaque, et avaient transporté la dépouille de l'ambassadeur à l'hôpital. «L'attaque ne rompra pas les liens entre les Etats-Unis et la Libye», a-t-il assuré. M. Obama, qui a aussi promis que les auteurs de l'attaque rendraient des comptes, a, en outre, donné l'ordre de mettre les drapeaux américains en berne sur les édifices publics jusqu'à dimanche. «Les Nations unies s'opposent à toute forme de calomnie contre une religion, mais rien ne justifie les actes de violence qui ont eu lieu à Benghazi», a déclaré, de son côté, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.
SOLEIL
Pour la deuxième soirée consécutive, des islamistes ont manifesté devant l'ambassade des Etats-Unis au Caire, après un appel des autorités à la retenue. Les puissants Frères musulmans ont appelé à un rassemblement demain à travers l'Egypte et à Kaboul, les autorités ont condamné le film. Signé par un Israélo-américain, Sam Bacile, qui décrit l'islam comme un «cancer», le film se veut une description de la vie du prophète Mahomet et évoque les thèmes de l'homosexualité et la pédophilie. «Son réalisateur est bouleversé par le meurtre» du diplomate et se cache, selon un collaborateur.
Mardi soir, des hommes armés ont attaqué, avec des roquettes, le consulat à Benghazi (est), bastion de la révolution considéré comme un fief des islamistes radicaux, selon des sources de sécurité. Des bombes artisanales ont été lancées et des affrontements ont opposé forces de sécurité aux hommes armés, parmi lesquels des salafistes, ont indiqué des témoins. Le consulat a été incendié après avoir été pillé et vandalisé, selon eux.
«Attaque scandaleuse»
Surpris par la violence de l'attaque, des membres des services de sécurité libyens chargés de la surveillance du consulat ont fui, selon une source de sécurité. L'ambassadeur Chris Stevens, qui avait soutenu, avec passion, la révolte populaire contre le régime Kadhafi, et trois fonctionnaires du consulat ont péri. Cinq civils américains ont été blessés, selon un responsable américain. Des agents de sécurité libyens ont également été tués, d'après un diplomate libyen à l'Onu. Le vice-ministre de l'Intérieur, Wanis al-Charef, relatant sa version des faits, a affirmé que la situation avait dégénéré quand les gardes américains avaient «tiré sur les manifestants protestant contre le film», parmi lesquels «des criminels et des hommes se sont infiltrés».
La mort de l'ambassadeur serait due à une asphyxie au monoxyde de carbone, a indiqué une source de sécurité. Un avion américain a atterri à l'aéroport de Tripoli pour rapatrier les quatre corps transportés dans la capitale libyenne, dans un avion privé, depuis Benghazi, selon une source aéroportuaire. «Les Etats-Unis condamnent, dans les termes les plus forts, cette attaque scandaleuse et choquante. Nous œuvrons à mettre nos diplomates en sécurité avec le gouvernement libyen», a dit M. Obama lors d'une intervention solennelle à la Maison Blanche.
Il a tenu notamment à souligner que nombre de Libyens avaient tenté d'aider les Américains pendant l'attaque, et avaient transporté la dépouille de l'ambassadeur à l'hôpital. «L'attaque ne rompra pas les liens entre les Etats-Unis et la Libye», a-t-il assuré. M. Obama, qui a aussi promis que les auteurs de l'attaque rendraient des comptes, a, en outre, donné l'ordre de mettre les drapeaux américains en berne sur les édifices publics jusqu'à dimanche. «Les Nations unies s'opposent à toute forme de calomnie contre une religion, mais rien ne justifie les actes de violence qui ont eu lieu à Benghazi», a déclaré, de son côté, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.
SOLEIL
Colère contre un film anti-islam : Quatre Américains, dont l'ambassadeur, tués dans une attaque en Libye