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Cité Sonatel de Malika : Les populations accusent le maire de grignoter sur les parcelles de leur coopérative d'habitat

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Les populations de la Cité Sonatel de Malika ne décolèrent pas contre la décision de leur maire de construire un marché sur un site qui ne les agrée pas. Elles s’opposent, par ailleurs, contre le paiement en nature du promoteur chargé des travaux. Le maire s’arc-boute à son champ de compétence pour justifier son bon droit.

‘Nous ne reculerons devant rien et comptons mener la bataille jusqu'au bout. On va s'opposer à toute transaction foncière sur ce site’. Les populations de la Cité Sonatel de Malika, à travers la voix de leur président Babacar Thiam, donnent ainsi le ton. En organisant un point de presse, samedi dernier au sein de leur localité, l'Association des propriétaires et résidents de la Cité Sonatel de Malika, en collaboration avec l'Intersyndicale de la Sonatel dont le secrétaire général Mamadou Aïdara Diop était présent, ont tenu à dénoncer les agissements du maire de la Commune de Malika sur les réserves foncières de la Coopérative de la Sonatel.
A l'origine de ce litige foncier, la construction d'un marché dans la localité. En effet, selon l'Association des propriétaires et résidents de la Cité Sonatel Malika, le maire a unilatéralement décidé de faire construire un petit ‘marché-alibi’ sur une surface d'un hectare cinquante et six. Mais ce qui irrite le plus les propriétaires et résidents de la Cité Sonatel c'est le fait que le maire ‘veuille payer le promoteur en nature en lui cédant presque deux hectares soit cent (100) parcelles du patrimoine de la Coopérative. Ce qui, du reste, n'est qu'une manière déguisée de faire main basse sur deux réserves foncières jouxtant le site du marché’, dénonce Babacar Thiam, président des propriétaires et résidents de la Cité Sonatel Malika. Selon lui, les promoteurs sont souvent payés en cantines et non en parcelles d'habitat comme veut le faire le maire.

Un tour sur le site nous a permis de constater des débuts de travaux du promoteur avec quelques briques posées et des traces de dénivellement sur le terrain. De plus, en dehors des travaux du marché, les particuliers à qui le maire et son promoteur ont vendu des terres, ont commencé à construire. Pour parer à ce forcing, l'Association des propriétaires et résidents a commis un huissier pour faire constater l'occupation irrégulière de leur réserve, mais aussi et surtout servir au maire une sommation afin de l'obliger à cesser toute activité sur le site du marché et de ses environs.

Pour sa part, le secrétaire général de l'Intersyndicale de la Sonatel, Mamadou Aïdara Diop n'y est pas allé de main morte. Pour lui, la constrcution d'un marché n'est pas du ressort des maires d'arrondissement. Mieux, les populations à qui ce marché est destiné doivent être associées dans le processus d’élaboration pour éviter les conséquences fâcheuses sur les résidents de l'implantation d'un marché à l'image du marché de Castors et des Hlm.

Et selon les dernières informations reçues de l'Intersyndicale, le site de la Cité Sonatel n'appartient pas à la commune de Malika. Elle relèverait plutôt de la commune de Keur Massar, a noté Babacar Thiam. De fait, conclut-il, le maire de la commune de Malika ne peut plus être leur interlocuteur. Même si ce dernier revenait à de meilleurs sentiments en les associant à son projet de marché.

Momar Talla GADIAGA, maire de la commune de Malika : ‘J’attends qu'on me prouve que le site en question ne relève pas de mon domaine de compétence’

Joint au téléphone, Momar Talla Gadiaga, maire de la commune de Malika reconnaît avoir agi en toute responsabilité. L'argumentaire selon lequel le site de la Cité Sonatel ne relève plus de son domaine de compétence et appartient à la commune de Keur Massar ne l'ébranle pas. Et de rétorquer : ‘J’attends d'être édifié. Qu'on me prouve que ce site en question ne relève pas de mon domaine de compétence’. Momar Talla Gadiaga se dit prêt à cesser toute activité sur le site et s'en lavera les mains si c'est prouvé que le site en question ne relève pas de sa juridiction.

En ce qui concerne l'implantation du marché, le maire reconnaît sa volonté de faire payer le promoteur sur les parcelles. Et il estime que l'Association des propriétaires et résidents de la Cité Sonatel de Malika est venue trop tard pour lui demander de changer de position. ‘Je leur ai dit que j'ai déjà négocié avec le promoteur. S'ils veulent, ils n'ont qu'à aller de leur propre chef, voir le promoteur et lui faire part de leur volonté’, a indiqué le maire de la commune de Malika, ajoutant que le marché fait partie des doléances des populations de la Cité Sonatel.

Issa NIANG
Source: Walfadjri

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Lundi 8 Octobre 2007

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