Référence multimedia du sénégal
.
Google

Chantiers de Thiès : Les dessous d’un harcèlement

Article Lu 1426 fois


L’ex-maire de Thiès doit encore garder son mal en patience avant de connaître l’épilogue de l’affaire des chantiers de Thiès. Ayant refusé le chantage exercé sur lui, Idrissa Seck risque de ne pas connaître le sort que lui réserve la justice aussi longtemps qu’il ne variera pas dans son refus.

Accusé de détournement de deniers publics, de surfacturations et d’atteinte à la sûreté de l’Etat, Idrissa Seck a été convoqué deux fois de suite par la Haute cour de justice sans que rien n’en sorte. Jusqu’à présent, l’ancien Premier ministre n’est pas édifié sur son sort. Et pourtant, la justice détient par dévers elle, toutes les pièces devant lui permettre de statuer définitivement sur cette affaire. Que cache, alors, la décision de Cheikh Tidiane Diakhaté de renvoyer cette affaire aux calendres grecques ? L’ex-Premier ministre de Wade en donne la réponse lorsque, devant les juges avant-hier, il assène : ‘je suis au regret de constater que, dans ce pays, la Justice est aux ordres de l’Exécutif’. En vérité, le maire déchu de Thiès, n’apprend rien aux Sénégalais puisque des exemples corroborant ses propos foisonnent.
Mais concernant l’affaire des chantiers de Thiès, des sources dignes de foi, soutiennent qu’elle ne connaîtra son épilogue que si une entente entre Me Wade et son ex-proche collaborateur se concrétise. L’enjeu, ici, reste bien sûr, la succession de l’actuel président de la République. Si les multiples conciliabules devant aboutir à des retrouvailles entre Wade et Idy n’ont pas encore porté leurs fruits, c’est que, selon une source proche de l’ancien Premier ministre, ce dernier n’a pas accepté les termes du ‘deal’. D’après notre interlocuteur, le président Wade n’a jamais caché son intention de réunifier la famille libérale en faisant revenir à la maison tous les fils ‘égarés’ dont le plus important, à ses yeux, Idrissa Seck.

Malheureusement, confie notre source, la volonté du président de la République est d’aligner le président de Rewmi derrière son fils, ci-devant président de l’Anoci. La volonté de Me Wade de se faire succéder par Karim Wade, n’est plus, selon notre interlocuteur, un secret. Ce, à quoi s’oppose Idrissa Seck qui, confie-t-on, reste intransigeant sur la question. ‘Idy est catégorique, il est opposé à toute forme de dévolution monarchique du pouvoir’, soutient ce proche de Idrissa Seck. L’ambition de l’ex-maire de Thiès qui serait, selon cette source, de succéder à l’actuel locataire du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor, reste intacte et toutes retrouvailles qui auraient éventuellement lieu le seraient sur la base d’une collaboration stratégique et non d’un quelconque assujettissement tendant à faire de lui le valet du roi. Et notre interlocuteur de rappeler que le seul problème que son responsable politique en chef a avec le président Wade est son refus de suivre ce dernier dans son dessein inavoué. D’ailleurs, au plus fort de sa brouille avec le président de la République, Seck, faisant dans le déballage, n’avait pas manqué d’avertir l’opinion sur la volonté de Wade de se faire remplacer par son fils. Si la tête de file de Rewmi avait accepté le ‘deal’, indique le proche de l’ancien maire de Thiès, c’est sûr qu’il n’aurait eu jamais tous ces déboires.

Et la conviction de notre interlocuteur est qu’en faisant, différer la décision judiciaire relative à l’affaire des chantiers de Thiès, et en faisant perdurer l’épée de Damoclès sur sa tête, le président Wade espère tempérer l’ardeur de son ex-compagnon politique et ramener celui-ci à de meilleurs sentiments vis-à-vis de son fils, Karim. C’est dire qu’aussi longtemps que le président de Rewmi restera constant dans son propos, le verdict ne sera pas donné par la Haute cour de justice.

Mais, même si Idrissa Seck fixe les limites de ses retrouvailles avec Wade, selon notre source, il n’a pas, pour autant, renié, ses convictions libérales. Certes son intention est de retrouver les siens, en l’occurrence ses frères libéraux parce que, soutient-il, le Pds reste sa famille naturelle et sa conviction est qu’il y compte encore beaucoup de fidèles. C’est la raison pour laquelle, se refuse-t-il de sceller une alliance contre nature avec l’opposition dite significative regroupée au sein du Front Siggil Senegaal. A en croire ce proche de Idy, les seules relations que son mentor peut envisager avec Dansokho et compagnie, c’est celles allant dans le sens d’un combat politique basé sur des principes républicains. Autrement dit, Idrissa Seck pourrait rejoindre le Fss s’il s’agit de défendre les acquis démocratiques ou s’il faut combattre pour sauvegarder les fondements de la République. Et ça s’arrête là.

Source: Walfadjri

Article Lu 1426 fois

Vendredi 23 Mai 2008

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State