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Casamance : Pourquoi les attaques ont repris

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Les récentes attaques par une faction dissidente du Mfdc dans la périphérie de Ziguinchor ont fini de mettre tout le monde dans l’embarras et chacun se demande, inquiet, si la fin de ce conflit est pour demain. La politique jusque-là suivie par le président Wade consistant à distribuer à tout vent l’argent du contribuable sénégalais aux rebelles, a montré ses limites.



Casamance : Pourquoi les attaques ont repris
De nouveau, coups de canons et tirs d’armes lourdes, ont recommencé à troubler chaque nuit la quiétude des populations de Ziguinchor, après tant d’années d’une guerre absurde. La signature d’un cessez-le -eu le 30 décembre 2004 entre le gouvernement et le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), avait fait croire à ces populations prises en otage, qu’une paix des braves était possible. Hélas, ce rêve trop caressé peut-être, s’est soudain évanoui dans les méandres d’une désespérance absolue. Ainsi, les habitants du quartier Diabir, qui fut la semaine passée le théâtre de violents affrontements entre l’armée et des rebelles du Mfdc, ont eu peur de perdre à nouveau ce semblant de paix retrouvée.
Heureusement, il y aura eu plus de peur que de mal, parce que les combats ont cessé, juste comme ils ont commencé ; si spontanément que, depuis quelques jours, les populations commencent à retourner chez elles. Les assaillants qui, aux dires des témoins, étaient fortement armés, ont battu en retraite devant la détermination de l’armée sénégalaise, ayant choisi la manière forte pour répliquer à cet acte de belligérance osé. Ils ont rompu ainsi un bénéfique cessez-le-feu, en pilonnant intensivement la zone attaquée.

Pourtant, hormis les supputations, rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit d’un sévère revers infligé aux rebelles par notre armée, ou d’un simple retrait tactique de ces derniers. Ce constat est d’autant plus vrai que ces rebelles dont le chef n’est autre que Damien Manga, ancien garde-corps de l’Abbé Augustin Diamacoune Senghor, seraient présentement massés à Kassana, une localité située à une petite dizaine de Km au sud-ouest de Ziguinchor, non loin de Djibélor-Baraf. Ce chef militaire, un dissident de la faction dirigée par Jean Sirimbo, vient ainsi de se signaler pour la première fois et de façon spectaculaire, par ces quatre attaques successives contre la capitale de la région sud. Cette faction de Jean Sirimbo appartient elle-même, à la fameuse ‘coalition de la paix’ regroupant les combattants du Front Sud de César Atoute Badiate et ceux du front Nord, de Magne Diémé.

La plupart des combattants, qui viennent de faire acte d’allégeance à Damien Manga, sont du Front Sud. D’autres viendraient du Front Nord. Ce sont ces derniers, les responsables des multiples braquages des mois écoulés sur des véhicules de transport en commun et dans des villages du département de Bignona. Contrairement à ce que soutiennent certains, la faction de Salif Sadio, redoutable combattant considéré comme un jusqu’au-boutiste, ne serait pas impliquée dans ces exactions à répétions, ni dans le regain de tension constaté ces dernières semaines à la périphérie de Ziguinchor. Personne ne peut toutefois dire avec certitude, ce que sont devenus ses combattants. Ils se sont soudainement mués en soldats discrets comme personne ne sait pourquoi, au cours de ces dernières années.

On ne sait, non plus, s’ils disposent toujours des bases dans la zone de Djibidione qui fut jadis leur fief, ou s’ils ont déjà transféré leurs camps en territoire gambien, dont le régime a toujours fermé les yeux sur leur présence. Ce qui est sûr et certain, c’est qu’ils n’interviennent plus depuis déjà longtemps, dans les opérations contre l’armée ou les villageois. Damien Manga chercherait ainsi visiblement à jouer désormais des premiers rôles dans le conflit. A cette fin, il recruterait de nouveaux combattants pour asseoir sa politique. Le gros du contingent proviendrait du camp de César Atoute Badiate basé à Kasalole en Guinée-Bissau et de la faction que dirige Magne Diémé.

Ces dissidents, qui exigent leur part du gâteau, se réclameraient de Nkrumah Sané. ‘Ils reprochent à César d’avoir renoncé à l’idéal indépendantiste et de s’accaparer tout seul, de la totalité de l’argent versé aux combattants par la présidence de la République’, a déclaré notre source. A vrai dire, cette politique, qui consiste à envoyer des valises bourrées d’argent dans le maquis, a montré ses limites. En optant pour ce procédé, le président de la République pensait peut-être détenir la solution censée mettre fin à ce conflit (en 100 jours ?). Force est de constater, cependant, que cette démarche n’a pas encore porté ses fruits. Le seul mérite d’une telle politique, c’est qu’elle a largement contribué à l’exacerbation des tensions entre différents courants du Mfdc et surtout à l’émiettement de la branche militaire du mouvement (Atika). De nombreux chefs militaires plus ou moins représentatifs ont vu le jour au cours de ces dernières années, rendant toujours plus complexe, tout règlement du conflit.

FRUSTRATION CHEZ LES REBELLES, ABSENCE DE NEGOCIATIONS… : Pourquoi les attaques ont repris

Dans le conflit qui mine le sud du pays, nombre d’observateurs pensent que la recrudescence des attaques s’expliquerait aussi par l’exacerbation des sentiments de frustration chez les rebelles, exaspérés par l’absence de négociations sérieuses entre l’Etat et le Mfdc, depuis Foundhioune 1 en 2005. Nombreux sont les Casamançais, qui pensent que le moment est aujourd’hui plus que propice, pour une reprise des négociations de paix entre les deux parties. ‘Le dialogue a subitement été interrompu après Foundhioune 1.Chacun est resté dans son coin. Nous avons l’impression que le président Wade est mal conseillé par son entourage, qui passe tout son temps à le tromper et à prendre l’argent du contribuable sénégalais pour l’envoyer dans le maquis, sans aucun résultat. Le problème, c’est que le président Wade n’écoute personne’, déclare le Secrétaire général du Collectif des cadres casamançais, Moussa Cissé.

Aussi, s’insurge-t-il, contre la tentative de leur mise à l’écart, dans la gestion du dossier casamançais, par le président Wade ? En tout cas, Moussa Cissé défie quiconque voudrait les écarter de la recherche d’une solution négociée du conflit ; eux qui sont les fils de cette région, et qui vivent dans leur chair et leur âme, l’interminable tragédie casamançaise. Quant à la réouverture des négociations de paix impliquant tous les fils de la Casamance si possible, les avis sont souvent divergents.

Présidente de l’Association régionale des femmes pour la paix, la tolérance et la réconciliation (Kabonkétoor) Mme Margarette Coly pense, pour sa part, qu’il ne faudrait pas nécessairement attendre qu’un quelconque quorum soit atteint pour aller à la table des négociations. ‘Il faut que l’Etat accepte de négocier avec les rebelles qui sont prêts à discuter pour mettre fin à ce conflit ; et on verra le reste après. Il est illusoire de penser que tout le monde sera un jour d’accord pour la paix. Cela n’arrivera jamais’, fait-elle remarquer.

Mamadou Aliou DIALLO
Source Walfadjri

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Lundi 14 Septembre 2009





1.Posté par dieufdieul le 15/09/2009 22:18
comme dis mme coly marguerite la paix n arrivera jamais en casamance dans ces conditions
IL FAUT EVITER DE FAIRE DES CONCESSIONS AVEC CES REBELLES
CESSEZ DE METTRE DE L ARGENT DANS LES NEGOCIATIONS POUR LA PAIX EN CASAMANCE
LAISSER L ARMEE REPONDRE COUP POUR COUP,BLESSES PAR BLESSES ,MORT PAR MORT
l armee senegalaise a les moyens de regler ce probleme si certains gens de l ombre se sont ecartes de toute tentative,ET que l etat joue le jeu et laisse quelques temps l armee seule regler le probleme et qu ils n y melent pas la politique et ces gens de l ombre qui, au fond ,vivent de ce conflit
DIAMBARS
dieufdieul

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