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Ça alors : Vent d’Afrique

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La mine miséreuse, le verbe traînant, il tente de s’extraire des mailles de la justice depuis qu’il a expulsé de son organisme des boulettes de cocaïne. Le rêve de brasser une fortune s’est brisé devant la barre du tribunal des flagrants délits pour ce Nigérian perdu dans la spirale des mirages du trafic international de drogue dure.

On les appelle mules, ce genre d’individus qui ingurgitent du poison sous forme de boulette à expulser une fois arrivés à destination. A eux de transporter et de se faire pincer et trinquer. Aux grands caïds d’ailleurs d’empocher le magot et de leur donner des miettes au cas où ils réussissent. Ainsi a toujours fonctionné l’industrie de la drogue qui expose les plus faibles.

C’est tellement vrai qu’au niveau des nations, on est en train de vivre le même problème. Les pays pauvres d’Afrique de l’Ouest subissent de plein fouet les rigueurs du commerce international de drogue dure depuis que la route des Caraïbes a été verrouillée.

Frontières poreuses surveillées par des agents manquant de logistiques face à l’immensité des moyens de l’ennemi, pauvreté des populations les incitant à plonger dans le circuit du trafic, absence de politique concertée ou commune de nos pays, tels sont les problèmes qui attirent davantage les narcotrafiquants en Afrique de l’Ouest.

Le cas de ce Nigérian tremblant presque à la barre hier pour se tirer d’affaire traduit la menace pesant sur notre jeunesse. Il croupit en taule pour trois ans ferme, mais le propriétaire de la drogue court toujours. L’Afrique n’est pas équipée pour fabriquer de la cocaïne ou de l’héroïne, même si on y cultive le cannabis moins cher que ces deux types de drogue mais tout aussi dangereux. Mais son côté occidental est en phase d’être inondé par la poudre blanche scientifiquement fabriquée dans de hideux laboratoires bien camouflés dans la jungle sud-américaine. L’Europe se barricade pour éviter d’inhaler ce produit de la mort. Etant donné qu’on ne choisit pas ses voisins, le vent venant d’Afrique entraînera inexorablement cette poudre chez son voisin du Nord. Le monde est devenu tellement petit que des barricades doivent être érigées à l’échelle planétaire.

Source: Le Soleil

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Mercredi 5 Décembre 2007


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