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CRÉATION D’UNE COMPAGNIE AÉRIENNE NATIONALE : Le patronat exprime sa disponibilité

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Dans la perspective de la création, dans les meilleurs délais, d’une nouvelle compagnie sur les cendres d’Air Sénégal international, une séance de travail a réuni, hier, lundi, les principaux dirigeants des organisations patronales avec le ministre d’Etat Karim Wade. Le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du Territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade, a entretenu, hier, les leaders du secteur privé national de l’importance accordée par le chef de l’Etat à cette décision issue de l’accord avec la Royal Air Maroc qui s’est engagée à la soutenir, ainsi que de la nécessité « d’adosser une grande compagnie nationale » au projet d’aéroport de Ndiass. Les patrons réunis autour de Baïdy Agne, président du Cnp, Mamadou Racine Sy, président du Syndicat du Patronat des hôteliers et industriels du Sénégal (Sphis), Abdel Kader Ndiaye, vice-président de la Cnes, Idy Niang, président de l’Unacois, Lamine Niang, président de la Chambre de Commerce de Dakar et Emmanuel Ndong, Coordonnateur du Comité intersyndical d’Entreprises d’Air Sénégal international, ont exprimé leur disponibilité à contribuer au montage de la nouvelle société dont le capital devrait être détenu en majorité par le secteur privé. Selon le communiqué repris par l’Aps, participant aux côtés de représentants des banques d’affaires sénégalaises et des acteurs aéroportuaires, ils se sont félicités de cette initiative que Baïdy Agne a considérée comme un « signal fort de l’implication du secteur privé dans le développement national ».



CRÉATION D’UNE COMPAGNIE AÉRIENNE NATIONALE : Le patronat exprime sa disponibilité
Quant à Amadou Racine Sy du Sphis, il a souligné l’importance du transport aérien pour le développement touristique. Le comité de réflexion mis en place à l’issue de la rencontre, sous la présidence de la tutelle, devra également tenir compte du sort des 500 employés d’Asi dont les avions ne volent plus depuis le mois d’avril.

Synthèse de F. SAMBE
Source Le Soleil

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Mardi 9 Juin 2009





1.Posté par benhima le 09/06/2009 16:30
Tout est perdu, fors l’honneur ! RAM-Air Sénégal, combien de milliards engloutis en 9 ans au nom de « l’amitié » ?

Auteur : Fahd Yata

L’aventure Royal Air Maroc-Air Sénégal International vient de se terminer et la relative discrétion des protagonistes de ce malheureux et retentissant flop de la coopération maroco-sénégalaise s’explique parfaitement. En effet, nul communiqué officiel de RAM ou du ministre marocain des Transports n’est venu jusqu’à présent expliquer à l’opinion publique nationale les tenants et aboutissants d’une affaire pourtant largement médiatisée jusque-là. Certes, quelques journalistes ont été conviés à « la cérémonie de divorce » organisée le week-end dernier à Dakar, où les Wade, père et fils, ont tenu à prouver que les rapports entre les deux pays ne seraient pas affectés par le triste épilogue d’un joint venture qui fut souvent présenté comme exemplaire et bénéfique aux deux parties.
Des relations journalistiques et de quelques déclarations de responsables de la compagnie nationale, on retiendra que si les apparences sont restées sauves et l’image de la profonde amitié entre les deux États restaurée du moins devant les caméras de télévision, le fiasco de cette aventure est pourtant aussi patent qu’ont été forts et magnifiques le self control et la patience des managers de Royal Air Maroc en cette affaire.

À combien le ticket de sortie ?
Avec sa sortie d’ASI, en effet, RAM, compagnie publique marocaine, perd tous les investissements consentis depuis plus de neuf ans, oublie les avances conséquentes en trésorerie effectuées depuis que la saga ASI avait commencé à tourner au vinaigre, tire un trait rouge sur les efforts, la mobilisation et les sacrifices réalisés par ses ressources humaines depuis la fin de l’année 2000, date de création d’ASI, afin de la hisser aux standards internationaux des compagnies aériennes. Royal Air Maroc perd également le bénéfice d’une vision stratégique marquée par la croissance externe et envoie, à son corps défendant certes, un signal négatif à tous les partenaires africains tentés par le précédent ASI !
Le retrait de ce joint venture exprime donc, de façon radicale et définitive, l’abandon par Royal Air Maroc de toutes ses créances et ses réclamations légitimes sur le partage des pertes avec son partenaire et coactionnaire, l’Etat sénégalais. On rappellera que depuis le lancement de cette compagnie commune, c’est RAM qui a toujours apporté les fonds, tandis que l’Etat sénégalais donnait sa contrepartie sous forme d’avantages en nature, de droits et de contrats d’exclusivité, lesquels, comme pour l’affaire « Zem-zem », furent souvent bafoués !
Enfin, comme si ce fiasco n’était pas assez dispendieux, ce sont les caisses de Royal Air Maroc qui seront sollicitées pour indemniser le personnel sénégalais de la compagnie défunte, et le management de RAM est resté particulièrement discret sur les montants de cette « dernière largesse »…

A qui gagne, perd…
La compagnie Air Sénégal International est donc dissoute et une nouvelle compagnie, à « capitaux privés et publics sénégalais », prend désormais le relais avec « l’assistance technique et commerciale » de Royal Air Maroc. ASI, qui était un opérateur transnational et transcontinental, connaît ainsi, à quelques détails près, la fin tragique d’Air Afrique, cette compagnie aérienne qui avait fait faillite, à la fin de la décennie 90, pour des raisons quasiment identiques à celles d’Air Sénégal International.
In fine, ceux qui militaient à Dakar pour la « sénégalisation » d’ASI auront eu gain de cause, mais il pourrait fort s’agir d’une victoire à la Pyrrhus. En effet, la nouvelle compagnie sénégalo- sénégalaise ne disposera que d’un seul Boeing 737, qui sera, de surcroît, loué par RAM, et d’un Dash, destiné aux vols intérieurs et notamment à la liaison avec la capitale de la Casamance quand le bétail ne circulera plus sur le tarmac de Zuinguichor !
Le rêve caressé par le président Wade d’une compagnie aérienne puissante et dynamique, desservant l’Afrique, l’Europe et même l’Amérique du Nord ne se concrétisera pas de sitôt et toutes les remarques acerbes des mauvais esprits qui se sont ingéniés depuis plus de quatre ans à casser cette expérience commune maroco-sénégalaise leur resteront dans la gorge, comme des crachats régurgités. Car, du fait de la faillite d’ASI, c’est Royal Air Maroc qui sera le principal transporteur des passagers sénégalais vers l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient et c’est son hub de Casablanca qui restera le point de transit central entre Dakar et le reste du monde. Volens, nolens…
Quant à l’opinion publique nationale, elle devra accepter que la casse, financière essentiellement, sera malheureusement très conséquente pour Royal Air Maroc qui doit dans le même temps faire face à la rétraction des flux aériens du fait de la crise économique mondiale. M. Ghellab, ministre de tutelle, devra s’en expliquer et donner publiquement le montant du préjudice financier total et définitif causé à RAM au nom de la belle amitié entre le Sénégal et le Maroc !
Le Président Wade, sa famille, son gouvernement, auront, indiscutablement, fort à faire pour effacer cette lamentable affaire de l’esprit des Marocains, pas ceux des cocktails ou des salons, mais ceux qui triment pour payer des impôts et participer, ainsi, « au développement de la coopération exemplaire, séculaire, jamais démentie, magnifique, mutuellement profitable, entre les Peuples du Sénégal et du Maroc ». Fin de la formule usuelle traditionnellement employée par tous les menuisiers de la presse, de Dakar à Casablanca !

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