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COURS SAINTE-MARIE DE HANN : La longue histoire de l’école sénégalaise revisitée

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Le bicentenaire de l’institut des palmes académiques est célébré le mardi dernier. A Dakar, la manifestation est marquée par une exposition aux Cours Sainte Marie de Hann sur le thème : « Les débuts de l’école au 18e siècle à nos jours ». Quatorze panneaux retracent ainsi la longue évolution de l’éducation au Sénégal.

La section du Sénégal de l’association des membres de l’Ordre des palmes académiques françaises a fêté, le 8 avril à Dakar, les 200 ans de l’Institution des palmes académiques à travers une exposition de quatorze panneaux aux Cours Sainte-Marie de Hann. Les panneaux relatent les débuts de la colonisation française au Sénégal et la création de sa première école, celle de Jean Dard, destinée à l’enseignement mutuel, indique la présidente de la section du Sénégal de l’Association des membres de l’ordre des palmes académiques françaises, Monique Imbo. Mme Imbo révèle que vers les années 1840, l’enseignement donné dans l’école se dégradait, poussant les notables de Gorée et de Saint-Louis ainsi que le gouverneur de l’époque à réagir. Ces derniers estimaient que l’enseignement devrait être remis entre les mains des gens aptes et capables de diriger une école. Très nostalgique, Mme Imbo se souvient que le ministre de la Marine a fait appel aux religieux pour qu’ils prennent en charge la question de l’école sénégalaise. « A l’époque, selon le sens commun, l’école coloniale aurait attiré des enfants d’esclaves plutôt que les fils de chefs, de notables », informe-t-elle. Avant de rappeler que les groupes dominants se méfiaient de l’école de blanc et préféraient envoyer les enfants de leurs serviteurs à la place de leurs propres progénitures.

Laïcité à l’école

Les panneaux permettent également de découvrir l’école des otages du gouverneur Faidherbe où les enfants confiés par des chefs de pays amis y recevaient une éducation française et étaient considérés comme une preuve d’accord loyal entre les deux parties. L’établissement fut rebaptisé école des filles et d’interprètes. Au Sénégal, la laïcité est proclamée dans les écoles en 1881, mais ne sera effective qu’en 1904. « Pendant tout ce temps, l’école publique attire une majorité de musulmans parce que tout simplement des familles savent concilier scolarisation et identité », se félicite Mme Monique Imbo. Elle ajoute que grâce à la qualité de l’enseignement de l’époque, des hommes ont émergé, citant le cas de Blaise Diagne reçu au concours des Douanes avant de devenir le premier député noir africain à l’Assemblée nationale française.

Concernant la crise actuelle, Mme Monique Imbo estime que les autorités sénégalaises sont en train de faire ce qu’elles peuvent. Elle a rendu, en outre, un hommage aux enseignants sénégalais et français. L’ambassadeur de France au Sénégal, Son Excellence Jean Christophe Rufin, s’est félicité du rôle que la France a joué en formant beaucoup de cadres sénégalais grâce à la langue française. Cette formation, dit-il, a permis au Sénégal de s’ouvrir au monde et de pouvoir entretenir des relations avec d’autres pays.

Source: Le Soleil

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Mardi 15 Avril 2008





1.Posté par dia le 09/05/2009 15:45
actuellement je suis en France mais j'aimairerai bien intégré cette école l'année prochaine

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