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COUPABLE D’AVOIR TUE SON BEBE : Penda prend 7 ans de travaux forcés

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Aujourd’hui, âgée de 26 ans, Penda Niang va méditer, du fond de sa cellule, sur le sort qu’elle a réservé à son bébé de sexe féminin venu au monde sur un tas de sable marin destiné à la construction de cantines, non loin de la gare routière de Mbour. La Cour d’assises de Thiès l’a reconnue coupable d’assassinat pour la condamner à sept ans de travaux forcés.



Il était 13 heures, ce 26 octobre 2004. Le soleil était au zénith, la gare routière de Mbour grouillait de monde. A l’instant, à quelques encablures des lieux, Penda Niang, une vendeuse de fruits au garage, accroupie sur un tas de sable marin, venait de mettre au monde un bébé. Elle prit la décision de lui ôter la vie. Le certificat de genre de mort indique que le bébé est mort par asphyxie et d’une hémorragie interne. Des résultats qui corroborent le constat du médecin chef du district sanitaire de Mbour, Dr Ibrahima Sène, qui a eu à constater sur le cadavre des traces de sables dans la bouche, jusqu’au niveau du larynx ou de la gorge.

A la barre du tribunal, Penda Niang a reconnu être tombée en grossesse hors mariage, d’avoir tenu au secret son état. Même sa propre mère avec qui elle vit n’en était jamais informée. Selon elle, c’est de retour d’une tontine au quartier Guinaw Rail qu’elle a été surprise par des douleurs atroces au ventre, suivis de l’ouverture de la poche des eaux, un élément annonciateur de la naissance d’un bébé. « Alors, j’ai choisi de m’abriter au détour de ces cantines en construction pour m’accroupir sur le sable afin d’aider l’enfant à venir au monde », dit-elle. Puis, étreinte par la fatigue, elle ajoute être restée un bout de temps au cours duquel elle a retrouvé des forces. Ensuite, elle coupe le cordon ombilical et quitte les lieux en rampant. Elle hèle un passant à qui il indique l’étal de sa mère, Ndèye Seck, pour qu’elle vienne la chercher. Une fois sur les lieux, cette dernière est stupéfaite de voir Penda avec un bébé entre les bras. Elle procède immédiatement à son évacuation avec son bébé au centre de santé de Mbour. Telle est la version de l’accusée d’infanticide. Dans son réquisitoire, l’avocat général, Alioune Ndao, s’est appuyé sur les conclusions des spécialistes de la santé consignées sur le certificat de genre de mort pour dire que Penda Niang a bel et bien ôté la vie à son nouveau-né. Selon lui, victime d’une grossesse non désirée, elle a tenu au secret son état et trompé la vigilance de tout son entourage afin de pouvoir accomplir son forfait. Pour toutes ces raisons, l’avocat général a requis 15 ans de travaux forcés contre Penda Niang.

Maîtres Seck, Niane et Kane, qui ont assuré la défense de la dame, ont mis l’accent sur l’absence de précisions constatée sur le certificat de genre de mort. Selon eux, le seul fait qu’un nouveau-né reste longtemps sans que le cordon ombilical ne soit coupé peut conduire à l’hémorragie. De même que le fait d’être venu au monde sur un tas de sable marin et être resté exposé au vent peut faire inhaler au bébé du sable, estime la défense. Considérant que le Code pénal est fondé sur des certitudes et non des suppositions, les avocats de l’accusée ont plaidé l’acquittement au bénéfice du doute. Mais, après délibération, Penda Niang a été reconnue coupable d’infanticide et condamnée à sept ans de travaux forcés.

Source: Le Soleil

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Lundi 21 Janvier 2008

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