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COUPABLE D’ATTOUCHEMENTS SUR UNE ELEVE DE 10 ANS : Le professeur pédophile condamné à 3 ans ferme

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Prévenu de pédophilie sur une élève, l’enseignant A.B. n’a pas réussi à convaincre le tribunal des flagrants de Thiès. Pour s’être livré à des attouchements sur la petite A.S., il a été condamné à une peine de trois mois de prison.

A.B. est prévenue d’avoir exercé des attouchements sur les parties intimes de la petite A.S., élève dans une école privée catholique de la place. Studieuse, intelligente et très éveillée, A.S. a finalement mis la puce à l’oreille de sa maman, une brave femme qui veille sur elle comme à la prunelle de ses yeux. A la barre, l’écolière a retracé de manière claire et précise la genèse de cette affaire. Après avoir reconnu tous les faits qui lui sont reprochés aussi bien à la police qu’auprès du magistrat instructeur, le professeur en informatique s’est bizarrement rebiffé devant la barre, arguant un piège que lui auraient tendu les enquêteurs. Ces derniers, dit-il, lui avaient demandé de passer à table pour que cette affaire puisse être classée une bonne fois pour toutes. En tout cas, le magistrat instructeur n’y est pas allé avec le dos de cuillère en le plaçant sous mandat de dépôt. Aux questions que lui posait la présidente du tribunal, le prévenu a donné des explications tirées par les cheveux.

Quant à la jeune victime, sa déclaration a été très claire : « c’est lui qui m’a accueilli, dans un premier temps, dans la salle informatique, puis il m’a demandé de le rejoindre dans sa chambre à coucher. Une fois à l’intérieur de sa chambre, il m’a offert des bonbons, s’est assis sur une chaise et m’a installée sur ses cuisses. Il a commencé à me caresser et à faire des attouchements sur mes parties intimes », explique la jeune A.S. Revenant aux bonbons offerts par l’enseignant, la présidente a voulu en savoir davantage. « De quels bonbons s’agissait-il ? », demande le juge à la plaignante. « Des bonbons vitaminées », répond-elle. Explication n’était plus claire que celle donnée par la fillette qui a accusé un grand retard, contrairement à ses habitudes. Sa maman a laissé entendre qu’elle était très inquiète ce jour-là. « Je l’ai retrouvée au croisement de Som. J’ai également senti qu’elle n’était pas tellement dans son assiette, elle qui est souvent détendue et taquine », dit la mère. Pour la rassurer, la petite A.S. déclara n’avoir aucun problème. Seulement, l’affaire fut ébruitée par ses amies. Et, finalement, elle se confia à sa maman. « C’est comme si le ciel me tombait sur la tête. Des idées se choquaient et s’entrechoquaient dans mon esprit. Heureusement, A.B. ne l’a pas violée », poursuit la dame B.

L’enseignant mis en cause est dépeint comme un personnage serviable, intelligent, ayant le sens de l’imagination et de la créativité. Après avoir fait des études supérieures dans les grandes écoles de formation et engrangé des connaissances approfondies en gestion et en informatique, A.B. a trimé fort pour ouvrir une grande salle informatique fréquentée par beaucoup de jeunes. Il a toujours mené une vie calme et entretenu de bons rapports avec ses semblables. On se demande dès lors la mouche qui l’a piqué au point de commettre cet acte répréhensible.

Dans son réquisitoire, le procureur de la République a souligné la gravité du délit et trouvé les faits reprochés au prévenu constants. Poussant le bouchon, le ministère public indique que le prévenu a fait des aveux circonstanciés aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. A son avis, A.B. est bien coupable des faits qui lui sont reprochés. Pour la répression, il a requis une peine ferme de deux ans de prison.

Si A.B. a fait des aveux circonstanciés à la police, réplique Me Niang de la défense, c’est parce qu’il était soumis à une pression morale et psychologique utilisée par les policiers enquêteurs. S’agissant des manifestations pornographiques, l’avocat dira qu’elles ne sont pas fondées puisque la petite A.S. n’a pas précisé quel genre de film on lui faisait suivre. D’autre part, il rappelle que les déclarations consignées dans le procès-verbal des policiers enquêteurs ont été niées en bloc par son client. A l’en croire, toutes les conditions pouvant asseoir l’existence d’actes de pédophilie ne sont pas réunies. Il assimile de surcroît cet acte à une affection du professeur envers son élève, mais pas dans l’intention de commettre des actes obscènes. Au finish, c’est la relaxe de son lient que demande Me Niang, subsidiairement, la relaxe au bénéfice du doute, voire une application bienveillante de la loi. Le tribunal a condamné le prévenu à trois ans ferme


ABDOURAHMANE SARR GONZALES
Source: Le Soleil

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Lundi 10 Septembre 2007

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