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COUP D’ENVOI DE LA CAN DIMANCHE - Un explosif Ghana-Guinée d’entrée : Les “Lions” à Tamale samedi

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COUP D’ENVOI DE LA CAN DIMANCHE - Un explosif Ghana-Guinée d’entrée : Les “Lions” à Tamale samedi
Ce match d’ouverture Ghana - Guinée, dimanche à Accra, de la 26e CAN, fleure bon les grands classiques des années 6O-7O quand le Ghana et la Guinée trônaient au sommet du football africain par le biais de leur formation nationale, le « Black Star » et le Syli National , mais aussi par l’hégémonie de leurs clubs phares, l’Asante Kotoko de Kumasi et le Hafia FC. Ghanéens et Guinéens trustaient alors les trophées africains jusqu’en 1982, date du dernier sacre du Ghana conduit par Charles Kumi Gyamfi, le mythique technicien vainqueur à quatre reprises du trophée. Depuis lors, c’est la disette, une longue traversée du désert. Malgré des perles comme les Abedi Pelé, Antony Yeboah, Antony Baffoe, Opoku Nti, Nii Lamptey, Akunnor etc... le Ghana n’a plus été de la fête, par manque d’organisation entre autres raisons. Ils n’ont pas fait oublier les Osei Koffi, Wilberforce Nfum, Ibrahim Sunday, Jones Attuquayefio, Abdul Razak, Mohamed Polo etc... Côté Guinéen, Il y a eu un hiatus entre la glorieuse phalange des Séerif Souleymane, Petit Sory, Maxime, Papa Camara, Aliou Keïta Njo Léa, Morciré, finalistes en 1976 et la génération suivante incapable de dépasser le stade des éliminatoires. La Guinée qui avait dormi sur ses lauriers, connaissait alors une pénurie de grands joueurs, puisque la relève n’avait pas suivi faute d’une bonne politique de formation. Les seuls Titi Camara, Souleymane Oularé ou Salam Sow n’étaient que les arbres qui cachaient le désert.

Le début des années 2000 va sonner le réveil du football ghanéen et guinéen que l’Afrique va recommencer à craindre. Avec une nouvelle génération de joueurs de classe ayant fait leurs armes dans le football professionnel. C’est une Guinée deux fois quart de finaliste et un Ghana mondialiste (8è de finale) qui vont s’affronter dimanche à Accra, pour le lever de rideau d’une compétition qui s’annonce palpitante et très relevée. Ce sera le choc des ambitions entre deux formations dont l’une, le « Black Star », a une obligation de victoire devant son public et l’autre, le Syli qui peut rendre réel son rêve de triomphe. Sur le terrain, chacune à les moyens de ses ambitions.

Le « Black Star » de Claude Le Roy, c’est d’abord une solide assise défensive avec des « monstres » physiques comme Michael Essien, John Mensah, et John Pantsil capables de mettre une forte et constante pression sur l’adversaire jusqu’à le laminer totalement. A défaut de perles rares, le Ghana impose un collectif très rodé, développant un volume de jeu très élevé, rythmé par un milieu de terrain aussi technique qu’athlétique. L’absence du métronome Stephen Appiah devrait rendre encore plus solidaire ce groupe qui peut compter devant sur Sulley Muntari, Laryea Kingston pour tenir la baguette et devant sur l’adresse de Gyan Assamoah ou l’opportunisme de Dereck Boateng et Yakubu (voire André Ayew) pour traduire en buts le prévisible parti pris offensif des locaux. Moins brillante que ses devancières, cette équipe ghanéenne paraît mieux équilibrée et s’est muée en une machine à jouer...et à gagner ?

Dimanche, on assistera aussi à une opposition de styles entre ce solide « Black Star » et un « Syli National », capable du meilleur et du pire. Le meilleur, c’est cette attaque guinéenne constituée d’artistes comme Ismaël Bangoura, Souleymane Oularé, Fodé Mansaré, Souleymane Youla capables de faire exploser n’importe quelle défense comme récemment celle du Soudan dynamitée 6-0 ( 4 buts de Youla). Mais le Syli, c’est surtout son maître à jouer, l’artiste Pascal Feindouno qui, dans un bon jour, peut gagner un match à lui tout seul. Ces individualités marquantes rendent la Guinée quasi inarrêtable en attaque ; c’est pourquoi l’une des clés du match de dimanche sera la capacité des Ghanéens à museler Feindouno (par John Essien ?) tout en tenant à distance les Oularé, Youla, Mansaré et Bangoura. Un vaste programme.

Le pire, c’est l’autre clé du match, la défense du Syli. Ni Kémoko Kamara ni Naby Diarso ne donnent satisfaction dans la cage. Ce sera le casse tête de Nouzaret ainsi que son axe central commandé pourtant par le massif et expérimenté Dian Bobo Baldé. En cela, cette formation du « Syli » est comme ses devancières, flamboyante en attaque et friable en défense.

Cela promet du spectacle et des buts entre le « Black Star » qui sait défendre mais sera obligé d’attaquer pour bien lancer « sa » CAN devant son public et un « Syli National » dont la force est plus l’attaque que la défense. La victoire est d’autant plus impérative que l’équipe qui glanera les 3 points pourra envisager logiquement la qualification face à la Namibie qui est la plus faible du groupe. Malheur alors au vaincu qui devra livrer un duel décisif et incertain face au Maroc qui est le troisième ogre du groupe.

Source: Le Soleil

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Vendredi 18 Janvier 2008

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