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COTE D'IVOIRE: Ouverture d'une enquête contre la Commission électorale indépendante

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Une enquête judiciaire visant la Commission électorale indépendante (CEI), présidée par Robert Beugré Mambé, a été ouverte au sujet de "fraudes" présumées. Le président Laurent Gbagbo accuse la CEI d'avoir créé un fichier de plus de 400 000 personnes à intégrer d'office à la liste électorale.



COTE D'IVOIRE: Ouverture d'une enquête contre la Commission électorale indépendante
La polémique autour de la liste électorale en Côte d'Ivoire s'est aggravée vendredi avec l'ouverture d'une enquête judiciaire sur les soupçons de "fraude" visant la commission électorale, dont le chef Robert Beugré Mambé exclut de démissionner.

Un vif débat agite la classe politique depuis que le président Laurent Gbagbo a accusé le 9 janvier la Commission électorale indépendante (CEI) d'avoir créé en dehors des procédures normales un fichier de "429. 000 personnes à intégrer d'office à la liste électorale définitive".
Reporté six fois depuis 2005, et censé mettre fin à la crise née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), un scrutin présidentiel est officiellement prévu pour "fin février-début mars".

Premiers résultats "dans quelques jours"

Une "enquête de renseignement judiciaire" a été ouverte vendredi après les soupçons de "fraude" à la CEI, a déclaré à l'AFP le procureur d'Abidjan, Raymond Tchimou.

Le magistrat a promis de "donner les résultats dans quelques jours" et a exclu "toute arrestation de qui que ce soit, surtout des membres de la CEI".

Jeudi soir, le ministre de l'Intérieur Désiré Tagro avait annoncé avoir ordonné cette enquête.

Il s'agit de "vérifier si une entreprise parallèle de traitement des données de la liste électorale a été mise sur pied", selon ce proche du chef de l'Etat et figure du Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel).

Pour le camp Gbagbo, le fichier controversé de la CEI - qui est dominée par l'opposition - aurait servi (ou pu servir) à avantager les rivaux du président-candidat en étant intégré à la liste électorale.

Document "non officiel" à "usage interne"

Très discret depuis l'éclatement de l'affaire, le président de la CEI, qui est issu de l'opposition, a pris la parole vendredi pour se défendre.

Le document contesté était à "usage interne" et "non officiel", a expliqué Robert Beugré Mambé lors d'une conférence de presse, assurant que la commission ne pouvait "en aucun cas" introduire irrégulièrement des noms sur la liste électorale.

Il a toutefois évoqué "une procédure interne d'enquête" si "par inadvertance" le fichier litigieux a circulé dans les antennes locales de la commission.

Selon la CEI, quelque 465. 000 requêtes ont été régulièrement validées pendant la période de traitement des contentieux - achevée samedi dernier - sur les 1,033 million de "cas litigieux", figurant parmi les quelque 6,4 millions de personnes recensées.

Alors que les partisans de Laurent Gbagbo exigent depuis plusieurs jours son départ, M. Mambé a exclu cette option: "je ne démissionnerai pas".

Répondant au ministre de l'Intérieur, ce membre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique) a estimé que "l'affaire est devenue politique". "Il semble même déjà qu'on connaît les conclusions de l'enquête", a-t-il glissé.

Ally Coulibaly, porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR), l'autre grand parti d'opposition, a abondé dans son sens.

Le camp présidentiel cherche à "discréditer la CEI" et à "gagner du temps" pour retarder l'élection, a-t-il dit à l'AFP.

Dans ce contexte tendu - marqué aussi par l'annonce de manifestations de rues par les deux camps - le Premier ministre, chef des FN, a tenu une réunion avec des responsables ex-rebelles dans l'après-midi à Abidjan.

En début de semaine, Guillaume Soro s'était pourtant efforcé de calmer le jeu.

Il avait annoncé la mise en place de "comités de suivi" pour réexaminer le travail de la CEI sur le contentieux, et demandé le retrait du fichier controversé, le jugeant "nul et de nul effet".

Source AFP/ Jeune Afrique

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Dimanche 17 Janvier 2010





1.Posté par jacques chirac le 17/01/2010 12:50
Francs-maçons, énarques, blogueurs ou gays.
Ces réseaux qui ont le pouvoir aujourd'hui

Ils s'entraident pour promouvoir leur cause et faciliter leur ascension. Un mécanisme naturel en démocratie mais qui contredit le principe d'égalité et nourrit la théorie du complot. Qu'en est-il vraiment des réseaux et de leur influence ? «L'Obs» a mené l'enquête

Sa disparition a révélé son existence. Depuis cinquante ans, les «22» se réunissaient une fois par mois. Recevaient chefs d'Etat et Premiers ministres, les conseillaient, les influaient. Rien ne devait sortir du cénacle, c'était la consigne. Au mois de décembre 2008, le Club des 22 s'est autodissous, faute de renouvellement. Ces membres Yves Guéna, Roland Dumas, Stéphane Hessel, ou un peu plus tard Gaston Defferre, étaient d'anciens résistants. Ils constituèrent, en 1958, un réseau parfait : un cercle refermé autour d'un intérêt commun - une conception gaulliste de la France -, menant une activité secrète et exerçant une influence sur le pouvoir.
Aujourd'hui, les réseaux triomphent en France. Une tradition importée d'Angleterre au Siècle des Lumières. Logique, la société de l'Ancien Régime cantonnait les hommes à leur naissance et n'offrait que peu de possibilité d'ascension. «Or l'homme est un animal social, rappelle le géographe Jean-Robert Pitte. Les profs, les étudiants, les anciens élèves, les cuisiniers..., tout le monde fonctionne en réseau, c'est tout simplement humain.» Il suffit de feuilleter l'annuaire d'Alain Marty «Réseaux d'influence. Le guide des clubs en France et dans le monde» (Ramsay) pour s'en convaincre. Le Club des Cent (gastronomie) ou des 40 (chefs d'entreprise quadras, fondé par Jean-Marie Messier), celui des croqueurs de chocolat ou des fumeurs de cigare, l'association des anciens d'HEC ou de Polytechnique, celle des Corses ou des Bretons... La mécanique est toujours la même : un centre d'intérêt commun qui peut parfois être un simple alibi. Une sphère d'influence plus ou moins étendue. La force d'un réseau tient à sa transversalité. Les francs-maçons jouent cette carte à la perfection : ils sont à gauche, à droite, accueillent le grand patron comme le petit fonctionnaire, recrutent dans tous les milieux. Le secret et la confidentialité sont aussi un gage d'efficacité : un cercle fermé est plus couru qu'une banale association d'anciens élèves. Modèle du genre ? Le Siècle. Haut lieu de rencontre pour l'élite française depuis la Libération, il réunit pour un dîner mensuel ses prestigieux membres à l'Automobile Club, place de la Concorde. Un conseil présidé par Denis Kessler, poids lourd de l'assurance et ex-numéro deux du Medef, désigne 700 happy fews sélectionnés dans le gotha de la politique, du business et des médias. Récemment ont été admis Julien Kouchner (fils de Bernard), tout nouveau DG de Capa, et Alexandre Bompard, le patron d'Europe 1. L'aboutissement d'une carrière. Le Siècle n'est pas un réseau au sens strict du terme, plutôt un accélérateur à l'étage le plus élevé de la société française.
Cette pyramide s'est-elle modifiée sous Sarkozy ? Le président de la République est avocat. Il n'est ni énarque, ni franc-maçon, ni gay, n'a pas de réseau de grandes écoles, n'a traversé ni guerre ni révolution. Et pourtant il pèse. Son réseau personnel est né dans les Hauts-de-Seine, à Neuilly. Neuilly ses people, ses francs-maçons (lire p. 22) et ses Corses. Désormais, le président l'étoffe en plaçant ses proches aux commandes des grandes entre prises (lire p. 24). Opportuniste, il phagocyte aussi les réseaux de son entourage. Celui de Cécilia et la bande du Fouquet's. Celui de Carla dans la culture et les médias : Philippe Val, patron annoncé de France-Inter, est le produit de cette filière. Comme ses prédécesseurs, le président peut compter sur un représentant de chaque clan : Alain Bauer, ancien grand maître, pour la franc-maçonnerie, ou Philippe Villin, homo influent. «Il sait jouer de toutes les coteries, les activer, raconte un proche, banquier d'affaires. Il sait trouver les voies d'accès, ne pas rester dans le formel.»
Souvent invisibles, les réseaux ont une réputation détestable en France. Derrière une face lumineuse - l'entraide et la solidarité -, on leur reproche une part d'ombre : privilèges, passe-droits et copinage. Ainsi, le ré seau des gays ou celui des défenseurs de la diversité (lire p. 30) s'est constitué pour lutter contre une vraie discrimination. Mais leur dérive communautaire, du noyautage du ministère des Affaires étrangères à leur position monopolistique dans le milieu de la mode, peut irriter. Les francs-maçons associés au combat historique pour la république et la laïcité font surtout jaser pour leur capacité à placer leurs frères. Dans le milieu professionnel, les coteries d'anciens élèves bloquent parfois l'émergence de nouveaux talents. Un seul exemple : la nomination récente du responsable développement durable a provoqué une levée de boucliers chez un géant des télécoms. Motif : le PDG, polytechnicien, a choisi un de ses pairs. «Les gens ont le sentiment que les «corpsards» [diplômés des grands corps de l'Etat, ndlr] se sont emparés du poste alors qu'il y avait des candidats plus compétents dans la boîte», raconte un témoin. La même logique est à l'oeuvre dans le monde politique : David Kessler, ex-numéro deux de Jean-Paul Cluzel, président sortant de Radio-France, vient de trouver refuge à la mairie de Paris au cabinet de Bertrand Delanoë. Enarque, ancien conseiller culturel de Jospin à Matignon et ex-président du CNC, il a bénéficié des liens tissés tout au long de sa carrière. Entre jospiniens, on s'entraide...
Problème : la société en réseaux dévoie-t-elle la démocratie ? Les réseaux permettent sans doute à certains de compenser une origine modeste. Mais force est de constater qu'ils accélèrent aussi l'ascension de gens bien-nés. Satanée ambivalence. Mais leur apparition était inscrite dès l'origine dans les gènes de la démocratie française : «A trop faire l'apologie de l'intérêt général dans un souci d'égalité et d'unité, notre société suscite mécaniquement la constitution de réseaux qui défendent des intérêts particuliers», considère l'historien et essayiste Frédéric Lazorthes (1). Aux Etats-Unis, au contraire, on considère que les intérêts particuliers aboutissent à l'intérêt général.»
Instrument de promotion pour les uns, distribution de prébendes pour les autres, les réseaux ont ceci de bon qu'ils se renouvellent perpétuellement. Quels seront ceux de l'avenir ? «Il faut chercher du côté du monde associatif Les organisations de consommateurs, les ONG et les écologistes préparent les réseaux de demain, avance Xavier Delacroix, consultant et spécialiste de l'influence en France. Ils se passent des infos et des hommes dans une logique de contre-pouvoir Quand demain ils seront au pouvoir, alors ils distribueront à leur tour postes et avantages.» Une trajectoire qui rappelle celle des trotskistes des années 1970. Formée dans la radicalité et l'opposition, cette amicale est aujourd'hui au coeur de la politique, de la communication et des affaires. Mission accomplie.

(1)«Une crise française», Buchet-Chastel.



Eve Roger
Le Nouvel Observateur

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