Référence multimedia du sénégal
.
Google

CORRUPTION AU SENEGAL: Le ver est dans le « public » et la justice

Article Lu 12093 fois

A l’instar de l’édition 2007, le Sénégal figure parmi les pays les plus affectés par la corruption, dans l’édition 2009 du Baromètre de la corruption, publiée ce mercredi par l’ONG Transparency International. Le Sénégal se situe parmi un groupe de pays où, entre 23% et 49% des sondés affirment avoir versé un pot-de-vin, ces douze derniers mois. Alors que les pratiques de blanchiment d’argent sont localisées dans le Btp, ici, la corruption est située dans la fonction publique et la justice.



CORRUPTION AU SENEGAL: Le ver est dans le « public » et la justice
Sur 73 132 personnes interrogées dans 69 pays, la moitié pense que le secteur privé est le plus corrompu. C’est ce que révèle le Baromètre mondial 2009, publié mercredi par l’ONG Transparency International. Le Baromètre mondial de la corruption de Transparency International (TI) présente les principales conclusions d’un sondage d’opinion publique qui explore les points de vue du grand public sur la corruption, ainsi que les expériences de la corruption dans le monde.

Il en ressort que les pays les plus affectés sont le Cameroun, Liberia, l’Ouganda et la Sierra Leone, où plus de 50% des sondés affirment avoir versé un pot-de-vin, ces douze derniers mois. C’est le groupe 1. Si l’on n’y retrouve pas le Sénégal, on le localise juste dans le groupe 2, parmi des pays comme l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bolivie, le Cambodge, le Ghana, l’Indonésie, l’Irak, le Kenya, la Lituanie, la Moldavie, la Mongolie, la Russie et leVenezuela où, entre 23% et 49% des sondés affirment avoir versé un pot-de-vin. En fait, au Sénégal, plus spécifiquement, 39% des personnes interrogées dans l’enquête ont déclaré avoir versé des pots-de-vin.

Lorsque l’on examine les perceptions de la corruption dans des secteurs clés sur plusieurs années, les résultats ne varient guère entre 2004 et 2009. Une analyse de l’opinion publique dans 41pays et territoires couverts par le Baromètre en 2004 et 2009 montre que l’opinion publique sur les partis politiques, les parlements, le système judiciaire et les médias n’a pas évolué de façon notable. Mais alors que le pourcentage de personnes interrogées qui considèrent le secteur privé comme corrompu a progressé de 8 points de pourcentage sur la même période, au Sénégal, ce sont les institutions publiques et la justice qui sont considérées comme étant les plus affectées par la corruption.

Un autre enseignement tiré du rapport de Ti est que les familles les plus pauvres continuent d’être davantage frappées par cette « petite corruption » que les personnes disposant de revenus élevés. Aussi, le Baromètre a-t-il demandé aux personnes interrogées la somme qu’elles avaient déboursée en pots-de-vin au cours des 12 mois précédents, et leur a demandé d’estimer la part que ces frais représentaient dans leur revenu. En ne prenant en compte que les personnes ayant effectivement versé un pot-de-vin, une « estimation prudente » laisse penser que ces personnes ont consacré environ 7 % de leur revenu annuel à des pots-de-vin. Quelle que soit l’échelle utilisée, cela constituerait une part considérable du revenu disponible et, pour les plus pauvres, cela risque de fragiliser leur capacité à satisfaire leurs besoins quotidiens élémentaires.

Dans le contexte actuel d’une des crises financières et économiques les plus graves de l’histoire récente et qui continue de dominer l’ordre du jour international, mettant en lumière les pratiques des entreprises de bon nombre d’industries, le Baromètre 2009 montre que l’opinion publique tend à se préoccuper de plus en plus du rôle du secteur privé dans la corruption. Si le Sénégal ne figure pas parmi les pays et territoires évalués (Brunei Darussalam, Canada, Danemark, Espagne, Hong Kong, Islande, Luxembourg, Moldavie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Singapour et Suisse) où le secteur privé est perçu comme l’institution la plus corrompue, il fait partie cependant des pays où 64% des sondés se déclarent prêtes à payer plus cher pour acheter auprès d’une entreprise non corrompue.

L’Etat embarqué

Cette gangrène du secteur privé serait telle que, pour la première fois, cette année, le Baromètre a demandé aux citoyens ordinaires dans quelle mesure ils pensaient que le secteur privé avait recours à la corruption pour manipuler le processus d’élaboration des politiques dans leur pays, un phénomène souvent appelé « captation de l’État ». Le Baromètre révèle que 54 % des personnes interrogées pour l’enquête pensaient que la corruption était un moyen auquel le secteur privé avait souvent recours pour façonner politiques et règles.

Ce chiffre serait en fort décalage par rapport à celui avancé par le secteur privé. L’Indice de corruption des pays exportateurs 2008 de TI montre que seuls 32 pour cent des hauts dirigeants d’entreprises, interrogés dans les pays couverts par le Baromètre 2009, déclaraient que la corruption était souvent employée pour influencer des résultats spécifiques en matière de politique. 65% des personnes sondées pour le Baromètre dans les pays à revenus intermédiaires supérieurs (bon nombre de ces économies émergentes où la croissance et la transition politique sont synonymes de marchés et règles en perpétuelle évolution) voient comme un phénomène courant la captation de l’État par le secteur privé.

Alors que 55 % des personnes interrogées dans les pays à hauts revenus déclaraient qu’il était courant que les pots-de-vin influencent le processus d’élaboration des politiques, dans les pays à bas revenus, ils n’étaient que 45 % à exprimer la même opinion. En Afrique subsaharienne, 40 % des personnes interrogées pensaient que la captation de l’État était une pratique courante dans leurs pays.

Le sexe de la corruption

Comme en 2007, le Baromètre 2009 conclut que les femmes sont moins susceptibles de payer des pots-de-vin que les hommes. Ce résultat ne permettrait pas de conclure que les femmes sont moins corrompues que les hommes. Comme plusieurs études le démontrent, les femmes tendent à prendre moins de risques et ont moins de chances d’entrer en contact avec des institutions publiques, comme la police ou le système judiciaire, où les demandes de pots-de-vin seraient les plus susceptibles de se produire.

En définitive, pour le public, les partis politiques demeureraient les institutions les plus corrompues, même si les expériences directes vécues par les personnes interrogées montrent que la police est l’institution la plus susceptible d’extorquer des pots-de-vin, suivie par les services fonciers et le système judiciaire. Il en ressort que les institutions clés de la société, en particulier les institutions qui établissent l’intégrité et la responsabilité du gouvernement et celles qui garantissent les droits des individus, sont compromises.

Sans aucun doute, dans plusieurs pays, la corruption met en péril la légitimité à la fois du gouvernement et de ceux qui gouvernent. Si le fléau est planétaire, ce sont surtout les pays à bas revenu comme le Sénégal qui en pâtissent.

L’opinion publique juge par ailleurs inefficaces les efforts déployés par les gouvernements pour combattre la corruption. Pour le seul cas du Sénégal, 72% des sondés ont déclaré « inefficaces », l’action gouvernementale en matière de lutte contre la corruption, si l’on en croît l’enquête de TI.

Sombel Faye
Source SudQuotidien

Article Lu 12093 fois

Jeudi 4 Juin 2009





1.Posté par xalaass le 04/06/2009 08:22
wade est l'agent vecteur de la corruption au senegal jamais dans l'histoire de notre pays 1477 milliards soient disparus dans la nature depuis 2000 .la famille wade veut acheter tous les senegalais dans le seul but qu'apres wade ,viviane puisse rester au palais avec son fils karim .ils ont deja mis dans leur poche toutes les institutions et les marabouts.

2.Posté par Debolo le 04/06/2009 11:08
Maintenan on peut citer l'enquete de Transparency International, comme back ground, mais sincérement la corruption au sénégal est tellement répendue, qu'on la respire à l'air libre. Elle est parout, non seulement dans le secteur public et la justice, meme au sein des familles. Nos autorités morales, qui auraient dù nous aider, à faire face à ce fléau, sont les plus corrompues. La corruption quand elle devient une gangrène culturelle, met en danger, la stabilité des équilibres d'une société libre et civilisée

3.Posté par saly le 04/06/2009 12:15
ça ne date pas d'aujourhui ça... reveillez vous

4.Posté par Claire le 04/06/2009 14:37
C vrai que cela ne date pas d'aujourd'hui! et que cela existe dans tous les pays mais en Afrique c 'est pire!!!!!!!!!!!! c'est même abuséééé! surtout ce que font les agents de la circulation car ils s'en foutent qu'on est tous nos papiers en règle! Tout ce qui les intéresse c que tu leur glisse leur billet!!!!! c n'importe koi!!!!!!!
Mais qu'ils se disent que cet argent qu'ils récoltent leur pourrira la vie un jour ou l'autre!!!!!!!!!!

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State