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CORÉE DU NORD / CORÉE DU SUD: Retrouvailles après sept ans de crise

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Les dirigeants de la Corée du Sud et de la Corée du Nord vont se rencontrer à la fin du mois. Le but du sommet qui se tiendra à Pyongyang du 28 au 30 août : promouvoir la paix entre les deux pays de la péninsule coréenne, divisée depuis six décennies. Mais à l’inverse de l’espoir renaissant au sein des populations de part et d’autre de la frontière inter-coréenne, experts et observateurs restent très sceptiques quant à la portée de cette rencontre hautement symbolique.



Le président sud-coréen, Roh Moo-hyun, va rencontrer le président de la République populaire démocratique de Corée, Kim Jong-il à Pyongyang. A peine la bonne nouvelle avait-elle été divulguée ce mercredi matin, que les responsables des deux pays affichaient déjà leur optimisme sans faille en vu de cette réunion qualifiée d’historique.
Ainsi, le chef de la sécurité nationale sud-coréenne, Baek Jong-chun, a estimé que la rencontre inter-coréenne « constituera une base pour établir un régime de paix sur la péninsule coréenne ». Même son de cloche chez les Nord-Coréens, où l’agence de presse officielle a déclaré que « la réunion aura une grande importance en ouvrant une nouvelle phase de paix sur la péninsule coréenne, de prospérité mutuelle des nations et de réunification nationale ».
La présidence sud-coréenne est même allée encore plus loin : elle a évoqué la future signature formelle d’un traité de paix. Les deux Corées se trouvent en effet dans une situation aussi improbable que grotesque : un armistice avait mis fin, en 1953, au conflit sanglant en Corée. Un traité de paix n’ayant jamais été signé depuis, le Nord et le Sud de la péninsule sont théoriquement toujours en guerre. Sortir enfin de cet anachronisme criant, est aujourd’hui un des vœux les plus chers de nombreux Coréens.
L’ancien président de la Corée du Sud, Kim Dae-jung, s’est félicité ce mercredi de la tenue d’une nouvelle rencontre inter-coréenne : « Le sommet constituera un grand pas en avant pour la paix et les échanges entre les deux pays », a estimé celui qui avait été l’initiateur de la première rencontre de ce genre, il y a sept ans. "Rayon de soleil"
L'ancien président sud-coréen Kim Dae-Jung (1997-2003) avait été le premier chef d'État de la Corée du Sud à se rendre à Pyongyang. Le 15 juin 2000, il y avait signé avec son homologue nord-coréen une déclaration conjointe, qui marquera le réchauffement des relations inter-coréennes. Inspiré de l’Ostpolitik allemande de Willy Brandt, Kim Dae-jung a été l'artisan de la politique dite «du rayon de soleil» envers la Corée du Nord stalinienne. Le sommet de 2000 lui avait valu le prix Nobel de la paix, avant qu’il soit soupçonné d’avoir versé des centaines de millions de dollars au Nord pour garantir la tenue de la réunion.
Le nucléaire en toile de fond De fait, si les relations entre le Nord et le Sud de la péninsule se sont d’abord améliorées après le sommet de 2000, elles se sont ensuite à nouveau dégradées à cause de la crise nucléaire qui a atteint son zénith en octobre 2006, quand la Corée du Nord a procédé au premier essai d’une bombe atomique. Mais dans le cadre des pourparlers à six (regroupant les deux Corées, la Chine, le Japon, les Etats-Unis et la Russie), Pyongyang avait finalement accepté, de signer le 13 février dernier un accord international par lequel le régime nord-coréen s’engage à démanteler l’ensemble de son programme militaire nucléaire en échange d’une aide énergétique importante. Après la fermeture du principal site nucléaire de Yongbyon en Corée du Nord, le président sud-coréen Roh Moo-hyun a donc jugé le moment propice pour relancer le processus de rapprochement avec Pyongyang, après sept ans d’arrêt.
Ce nouveau sommet a été immédiatement salué par les Etats-Unis. « Depuis longtemps, nous avons soutenu le dialogue Nord-Sud et espérons que ce sommet pourra aider à promouvoir la paix et la sécurité sur la péninsule coréenne, et à réaliser les objectifs des pourparlers à six », a indiqué Joanne Moore, porte-parole du département d'Etat américain, avant de poursuivre : « Il s'agit d'un résultat des efforts et des discussions tenues depuis un certain temps, et les Etats-Unis ont été consultés en avance par la Corée du Sud sur ce sommet ». Plus proche allié de la Corée du Nord, la Chine a souhaité que la réunion d'août accouche de « résultats positifs », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le Japon, quant à lui, a espéré par la voix du secrétaire général du gouvernement, Yasuhisa Shiozaki, que « ce dialogue entre le Nord et le Sud se poursuive et progresse en vue d'alléger les tensions dans la péninsule coréenne ».
Les observateurs sceptiques sur la portée du sommet A l’inverse de l’écho plutôt positif qu’a trouvé l’annonce du sommet inter-coréen sur la scène internationale, des experts se montrent beaucoup plus prudents.
Selon Masao Okonogi, spécialiste de la Corée du Nord à l’université de Tokyo, les Etats-Unis et le Japon « ne sont pas très chauds pour que la Corée du Sud prenne les devants. Ils préfèreraient que cela ait lieu une fois que les discussions auront bougé dans les pourparlers à six ».

Source: RFI / Le Matin

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Jeudi 9 Août 2007


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