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CONVOCATIONS TOUS AZIMUTS: Il faut arrêter la Dic

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Pis qu’une police politique, la Dic est tout simplement devenue une «Division des inquisitions de citoyens». Ajoutons-y, innocents. Ou, en tout cas, des citoyens dont le seul tort semble être le fait de penser autrement. Mal-pensants, taisez-vous ! Ou alors, en prison ! L’inquisition, disons-le tout de suite, est le lit du totalitarisme. On a vu les dégâts que le maccarthysme, cette politique basée sur l’inquisition, a faits dans l’Amérique des années d’après Seconde guerre mondiale. Entendons-nous bien ! Il n’est pas question ici d’accabler, encore moins de faire le procès des éléments de la Dic qui sont des citoyens comme nous tous, donc avec des qualités et des défauts. Ils ont, à maintes occasions, prouvé leur professionnalisme et surtout leur expertise dans le domaine de l’investigation. Une expertise qui, d’ailleurs, a mené de nombreux cadres de notre police à l’étranger, sollicités qu’ils sont, soit par des pays pris de manière individuelle, soit par la communauté internationale à travers les différentes missions des Nations Unies dans le monde. Il s’agit plutôt de dénoncer avec force un système qui fait qu’aujourd’hui, des Sénégalais d’un certain rang au niveau de l’Etat ou au sein de la société arrivent avec une facilité suspecte à faire embastiller d’autres Sénégalais manifestement moins puissants sur la base d’une «simple dénonciation», relève avec pertinence un observateur outré de notre société.



CONVOCATIONS TOUS AZIMUTS: Il faut arrêter la Dic
Les derniers interrogatoires de la rue Carde, siège de la Division des investigations criminelles, de journalistes et autres esprits libres, de manière générale, sont la preuve la plus parfaite qu’un palier supérieur a été franchi. La machine à intimidation et à inquisition s’est emballée ; mieux, elle est même devenue folle et risque de nous broyer tous. Oui, nous disons bien nous tous car, vraisemblablement, il n’y a plus aucune exception qui vaille face à cette folle machine. Au rythme où vont les choses dans notre pays, on va finir par emprisonner Voltaire. Pour que cela n’arrive pas, il faut des gens de tous bords - c’est un combat citoyen - pour dire NON. Mais y a-t-il encore au Sénégal quelqu’un de la trempe, au propre comme au figuré, de De Gaulle pour dire : «On n’emprisonne pas Voltaire» ? (C’est la réponse du général De Gaulle en 1960 à ceux qui réclament l’inculpation de Sartre dans l’affaire du Manifeste des 121). De Gaulle ou pas, nous n’avons pas le choix. Il faut arrêter cela.



Mesure-t-on finalement le temps et l’énergie qu’on fait perdre à nos brillants enquêteurs de la Dic en les mêlant à tout ? N’ont-ils pas mieux à faire que de s’occuper de peccadilles ? Il est certain que oui ! La lutte contre les bandits à col blanc, contre les «détourneurs» et pilleurs de deniers publics, contre les trafiquants de drogue dure et d’armes, contre le terrorisme et la criminalité nationale et transnationale, mérite qu’on lui accorde plus de temps, d’énergie et d’intelligence. Autrement, c’est donner l’impression qu’il y a, dans notre pays, une justice à double vitesse fondée sur «la raison (loi) du plus fort» qui, pourtant, ne doit pas être ici, dans un Etat de droit, «toujours la meilleure». L’Etat de droit est aux antipodes de la jungle. Il présuppose, cet Etat de droit, que l’Etat, lui-même, est soumis au droit. A fortiori le citoyen, quel que soit son rang. S’il y a lieu de nettoyer les écuries d’Augias, c’est bien dans ce domaine-là. Remettons donc les choses en place et donnons un coup de balai magistral et indispensable, parce que salvateur, pour se débarrasser de tous ces agissements qui ont fini d’installer notre police et notre justice dans une situation gênante.

Personne ne devrait avoir intérêt à décrédibiliser la Dic tant il y va de la sûreté de l’Etat et de notre sécurité collective et individuelle. L’ignorer ou en faire tout simplement fi, c’est porter un tort grave à toute une société. Ce crime-là, oui, il mérite que son auteur (ou ses auteurs) soit convoqué à la Division des investigations criminelles.

MAMOUDOU IBRA KANE DIRECTEUR DE LA RADIO RFM
Source L'Observateur

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Mardi 22 Septembre 2009





1.Posté par djiby le 23/09/2009 01:32
Du temps des regimes precedant 'peu de gens connaissaient encore la DIG car ils ne s'occupaient pas de pecadilles mais plutot que de choses serieuses;mais ,pour divertir la population et cacher ou faire oublier leurs conneries l'executif en fait un fourtout en leur demandant de s'occuper even des des voleurs de rats .pour vous les hommes de lois ;tel n'etait pas votre serment ;et sachez que
l'histoire racontera et vos enfants risqueraient d'en pattir ;parconsequent 'pensez a mettre de l'eau dans votre vin en agissant en homme intelligent .WASSALAM

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