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CONVENTION DES JEUNES REPORTERS : La pratique journalistique face aux pouvoirs politique et religieux

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Le Cesti a abrité ce samedi une session de la Convention des jeunes reporters consacrée aux relations entre les médiats et les pouvoirs politique et religieux. Dans un contexte particulièrement marqué avec les menaces de mort proférées à l’encontre du patron du journal « le Quotidien », le sujet a été introduit par El Hadji Kassé et Ablaye Sèye, respectivement ancien directeur et ancien chef du desk politique du « Soleil » et modéré par le journaliste sénateur Ahmed Bachir Kounta de la Rts.

L’école de la Convention des jeunes reporters leur a permis ce week-end de se ressourcer auprès de leurs doyens du « Soleil » et de la Rts auxquels se sont joints Cheikh Diallo et Latyr Diagne, en présence de Madiambal Diagne qui a pu mesurer jusqu’où l’ignorance peut mener. En effet, comme l’a rappelé Ahmed Bachir Kounta, par ailleurs porte-parole de la famille des « Khadres » Kounta, le journaliste est le porte-étendard de la vérité et doit s’en tenir aux faits, même s’il recommande l’ancrage dans les valeurs traditionnelles et l’utilisation d’euphémismes, à la place de la crudité des mots.

A ses confères qui n’étaient pour la plupart pas encore nés alors qu’il passait le bac, le sénateur a apporté l’éclairage des textes coraniques sur bien des questions. Le conférencier El Hadj Kassé a justement mis le doigt sur l’amalgame qui a conduit les adeptes des confréries sénégalaises à sacraliser des personnes. « Seuls Dieu et le Coran sont sacrés », a-t-il expliqué en mettant en exergue la cohabitation -« sans nécessairement qu’il y ait compatibilité d’humeur »- entre les médiats et les pouvoirs politique et religieux. « Parce que, dira-t-il, le travail du journaliste consiste en investigations et en révélations ». Or, les deux derniers ordres ne peuvent, selon le philosophe, accepter que certains secrets soient dévoilés ou certains mythes désacralisés. Allant plus loin, M. Kassé indique que justement, nous traversons une période où toute la société sénégalaise est en crise, à commencer par les trois ordres en période de transition vers la restructuration. Et devant un tel contexte de crise généralisée, il y a un sentiment de peur qui débouche vite sur la terreur.

Le journaliste Abdoulaye Sèye a quant à lui campé le sujet en partant de l’histoire des confréries qui ont servi d’auxiliaires au colon, avant que les héritiers des fondateurs ne les transforment en véritables pouvoirs.

Entre les nombreuses interventions tournant essentiellement autour de l’ignorance qui produit la peur, des déviances par rapport au texte sacré qu’est le Coran, Madiambal Diagne a indiqué qu’il n’avait publié qu’une simple interview que certains se sont empressé de mal interpréter. « Beaucoup m’ont critiqué sans même l’avoir lue », a-t-il révélé.

La session très riche en enseignements aura certainement réarmé moralement les jeunes reporters qui en ont profité pour organiser une séance de dédicaces du livre de Benjamin Diagne, un des leurs, qui a saisi le prétexte de menaces similaires sur sa sécurité pour livrer un récit intitulé « La guerre des dieux ou les ombres d’une profession ». L’écrivain El Hadj Kassé a saisi l’occasion pour encourager ses jeunes confrères à se faire éditer.

Source: Le Soleil

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Mardi 15 Avril 2008

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