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CONTRIBUTION-PELERINAGE 2008: J’ai survécu à ZamZam

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Si le premier devoir d’un gouvernement est de préserver la vie et d’assurer la sécurité des biens des populations sur lesquelles il exerce son autorité, alors les premiers responsables de ce pays ont failli à l’une de leurs missions essentielles en octroyant à la fantomatique société ZamZam le monopole -juteux- de l’acheminement des pèlerins sénégalais aux Lieux Saints de l’Islam.



CONTRIBUTION-PELERINAGE 2008: J’ai survécu à ZamZam
D’abord ZamZam existe-t-elle même ? En tout cas elle est invisible à l’aéroport des pèlerins de Jiddah. Il n’y a aucun comptoir à son nom, aucune enseigne publicitaire pour vanter ses performances. Aucun de ses représentants n’est venu s’enquérir de nos malheurs après des heures d’attente et d’errance dans l’aéroport ni offrir ses services ou une compensation.

Si ZamZam existe alors ce n’est sûrement pas une compagnie aérienne : on n’a vu à Jiddah aucune flotte portant sa marque, aucun uniforme de pilote ou de steward à son enseigne et le traitement des passagers est sous-traité à d’autres sociétés .Le DC10, l’unique avion qu’elle a surexploité tout au long du pèlerinage ,ne porte aucune griffe, il est anonyme pour ne pas dire banalisé, brouillé, maquillé, pour cacher ses rides comme une vieille maquerelle. Il semble avoir été précipitamment sorti d’un hangar de remise ,d’un purgatoire d’avions ,et avoir été aménagé à la va-vite pour une ultime mission. A l’intérieur de l’aéronef il n’y a non plus nulle mention de ZamZam et la pochette située à l’arrière des sièges ne porte qu’un seul document, la fiche technique réglementaire…établie au nom d’une autre société, Nasrair . On n’est pas très sûr qu’il y ait bien un gilet de sauvetage sous les sièges mais on est vite convaincu qu’il ne faut guère compter sur ces petites commodités qui font le charme des avions de ligne, oreillers et autres couvertures… Mais le pire est à venir. A bord du DC10 de ZamZam on vous sert comme petit déjeuner, à 6h du matin… du riz à la viande, le même, à peu de choses près, qu’on vous avait servi à diner, quelques heures plus tôt. Mépris culturel pour le Sénégalais friand de « Tangana » ? Non : simple défaillance technique ! En effet à bord du DC10, il n’y a pas d’eau chaude. « «La machine est en panne » nous avait-on expliqué le 15 novembre lors du premier vol : elle était toujours en panne 40 jours plus tard, lors de notre vol retour. Ce n’est donc pas une panne, c’est l’installation même qui fait défaut, comme si l’avion avait été reconverti à un autre usage que le transport de passagers. Le résultat c’est qu’à bord du DC10 de ZamZam aucun passager n’a jamais eu droit à une tasse de café ou de thé.

Autre paradoxe : dans cet avion affrété pour le transport exclusif de pèlerins sénégalais musulmans, aucun membre de l’équipage, du commandant de bord aux hôtesses, ne peut s’exprimer en français ou à fortiori, dans nos langues nationales, aucun du reste n’est musulman. L’équipage est, nous dit-on, « international », en réalité presque exclusivement sud-africain et toutes les informations données à bord, sur les dispositions sécuritaires comme sur le plan de vol, sont distribuées en anglais, exclusivement, et donc incomprises de la quasi-totalité des passagers. Personne ne saurait quelles dispositions il faut prendre en cas d’accident !

Sur les lignes ZamZam les heures de départ et d’arrivée, le plan de vol, restent un mystère. Convoqués pour un vol à 12h locales à Jiddah nous avons été réveillés à la Mecque à 3h du matin et convoyés sur l’aéroport sans avoir déjeuné. Après bien des péripéties nous sommes quand même parvenus à la salle d’embarquement avant midi…pour constater qu’il n’y avait ni avion ni même interlocuteur pour nous informer ou nous prendre en charge. Après plusieurs heures d’attente nous avons été sommés de libérer la salle d’embarquement et acheminés vers un avion. C’était bien l’inusable DC10 , mais il n’était pas prêt à décoller et n’était en fait qu’une salle d’attente de substitution dans laquelle nous allions rester enfermés pendant 4 heures dans des conditions insupportables : la climatisation est arrêtée et le verre d’eau distribué avec parcimonie. Le prolongement de l’attente, l’absence des opérateurs en titre, le silence du personnel navigant, le va et vient autour de l’avion…font bientôt naître l’inquiétude puis la panique au sein des passagers qui subodorent des difficultés « d’ordre technique et mécanique ». Certains, paniqués, quittent l’aéronef, d’autres alertent leurs familles, voire la presse pour les préparer à une catastrophe.

Après le brouhaha, les conciliabules, les crises d’hystérie, les litanies fatalistes, les sermons à la sénégalaise et 4 heures de souffrance, nous décollons enfin de Jiddah. Au total, entre le moment ou nous avons été embarqués dans le DC10 et l’arrivée à Dakar ,après une longue escale à Tripoli, il s’écoulera 17 heures!

Mais au moins, nous sommes arrivés saints et saufs .Car la préoccupation des passagers des vols ZamZam n’était plus depuis longtemps la ponctualité ou le confort, mais tout simplement la survie, l’espoir de sortir vivants d’un périple devenu cauchemardesque.

Et ils demandent des comptes.

Comment un pays qui, comme le Sénégal, a vécu le drame du Joola, qui a payé aussi chèrement le prix de son imprévoyance et de son irresponsabilité, peut-il encore jouer avec la vie de ses enfants? En confiant leur sort à un aéronef dont la traçabilité est douteuse, dont le modèle n’est plus fabriqué depuis 20 ans et ne figure plus dans le parc des compagnies aériennes les plus performantes ? Comment un gouvernement soucieux des intérêts de ses citoyens peut-il retirer à sa compagnie nationale un marché dans lequel elle s’était investi et avait accumulé une expérience certaine et qui pouvait constituer pour elle une occasion de se refaire une santé, pour le refiler à une société étrangère qui est, au mieux, une officine de voyage, peut-être une entreprise informelle et improvisée, une sorte de Dakar-Dem-Dikk de l’air, aussi floue qu’elle est vulnérable?

Comment un Ministre investi de la sécurité des transports, un Chef d’État qui détient tous les pouvoirs, peuvent-ils avec autant d’arrogance et de mauvaise foi, nier l’évidence et laisser se poursuivre une opération qui, dès ses premiers jours, a frôlé la catastrophe ?

Dans cette aventure qu’a constitué le pèlerinage 2008 notre gouvernement a perdu toute crédibilité quant à son engagement à défendre les intérêts supérieurs des sénégalais.

Mais il aura perdu ce qui est, peut-être, à ses yeux, le plus important : l’occasion de faire de petits profits, de spéculer au dépens des citoyens. Cette fois-ci il a joué et perdu puisqu’il lui a fallu non seulement louer deux avions pour compenser les défaillances de ZamZam, mais aussi appeler au secours AIR-SENEGAL-INTERNATIONAL que l’on avait écarté sans ménagement.

C’est ce qu’on appelle « Niakk diis,niakk lestek » .

Fadel Dia
Source L'Observateur

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Samedi 10 Janvier 2009





1.Posté par Dofbi le 10/01/2009 10:09
Moi même, ma mère, de retour de la Mecque, est encore au lit. Sa dignité et sa connaissance du tempérament de ses enfants l'empêche de nous narrer son cauchemar. Qu'a cela ne tienne, j'annonce à ces individus à la tête de ce saccage que je suis aujourd'hui non pas leur adversaire, mais leur ennemi, car qui touche à ma mère, c'est un devoir pour moi de l'abattre. ceci n'est pas une menace, mais un avertissement.
Pour réconforter tous ces gens qui ont vécu ce cauchemar dans leur volonté d'accomplir leur devoir religieux, j'aimerai leur vous narrer ceci. On raconte qu'un homme voulut aller à la Mecque avec un ami. Il mit donc de coté l'argent nécessaire pour le faire. Un jour, il aperçut sa voisine en larmes. Renseignement pris, il se rendit compte que celle ci n'arrivait tout simplement pas à nourrir ses enfants. Dans le plus grand des secrets, il dépensa la totalité de l'argent prévu pour le pèlerinage dans l'achat de denrées pour la famille de cette dame, et il avisa son ami qu'il ne pouvait partir, ayant une contrainte de dernière minute. Celui ci se fâcha vivement et lui reprocha son manque de crédibilité. Ils ne seraient plus de la même catégorie car lui aurait le titre tant envié (de la part des hommes) de El Hadj. L'homme n'en démordit pas et ne partit pas faire le pèlerinage.
Lors de son séjour à la Mecque, l'ami fit un rêve alors qu'il dormait à Arafat. Un ange lui apparut, le félicita pour son titre de Hadj, et lui donna un message à transmettre à la communauté des pèlerins : "Que toute personne ayant accompli le pèlerinage cette année se mette en devoir de l'accomplir une autre année s'il veut en jouir lui même devant Dieu". Devant l'étonnement de l'homme, l'ange lui expliqua lui donna le nombre exact de pèlerins, lui montra le geste de son ami et lui dit que Le Maître de tout a décidé que toutes personne ayant effectué le pèlerinage cette année là, l'a fait pour le compte de son ami resté au Pays. elle est alors Hadj ou Hadja au yeux des hommes, mais non point au yeux de Dieu. L'homme se réveilla alors, en sueur, et décida de retourner à la foi pure.
Pour quoi je vous raconte ceci? Faites une lecture a contrario. La justice Divine est équitable. Prions que Dieu châtie comme il faut ces sois disant musulmans et leurs acolytes qui ont mis tant de danger, d'embuches et de cauchemar sur la route des personnes ayant pris le chemin de son pèlerinage, Amine.

2.Posté par verité le 10/01/2009 10:28

Bonjour !

Si Karim et Khalifa Niasse n'étaient pas derrière
cette catastrophe, on aurait déjà ouvert une
enquête judiciaire.

Au fait, et la roquette que Karim Wâde avait fait tirer
sur la chambre de l'ancien ambassadeur du
Sénégal en Angleterre ? Vous vous souvenez ?

Attention, les bandits sont au sommet de l'Etat.
Et nos militaires ne font rien. Pourtant, ils peuvent
chasser ces voyous.

Armée, vous êtes notre seul recours immédiat !

Du courage !

3.Posté par Marietou le 10/01/2009 13:32
Bonjour Mr Fadel,

Avant tout, je voudrais vous dire que je compatis profondement a votre peine.
Maintenant je pense que la seule suite logique a cette contribution est que vous devez intenter justice a l'Etat senegalais pour avois mis la vie des pelerins en danger, serieusement!
J'espere du fond du coeur que ces actions ne seront pas sans suite, qu'un collectif va se mettre en pas pour porter plainte contre l'etat senegalais.
wassalam.

4.Posté par senegalais de toronto le 10/01/2009 21:08
vous l'avez elu. ne vous lamentez pas. ou bien soyez actif dans la lutte de se debarasser de lui: le presi-demagogue Abdoulaye Wade. C'est une association de chomeurs qui l'avait invite a washington le 20 janvier. Quand le palais s'est rendu compte que cette rencontre n'etait pas serieuse, le pretexte de differer le voyage est le conflit de gaza. "Le president connait-tout doit secourir nos freres musulmans".

5.Posté par macouba le 10/01/2009 22:15
en avant ce Zam Zam ne volera plus ,c'est pour bientot la verite

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