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[CONTRIBUTION] Le Sénégal est en danger: C’est ça la vérité Monsieur le Ministre

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« Nous avons un seul et unique objectif, c’est la réélection du président de la République Me Abdoulaye Wade. Si nous ne réussissons pas cela, le Sénat sera dissous. Certains d’entre nous iront même en prison. C’est la vérité », a déclaré le Ministre conseiller du Président de la République Serigne Mbacké Ndiaye.



[CONTRIBUTION] Le Sénégal est en danger: C’est ça la vérité Monsieur le Ministre
Dans n’importe quel pays démocratique où les institutions fonctionnent normalement, un tel aveu aurait amené l’Assemblée nationale et le Sénat à saisir la Haute Cour de Justice du dossier « Serigne Mbacke Ndiaye », en votant une mise en accusation immédiate qui aboutirait sans aucun doute à une mise en examen. Mais ne rêvons pas, nous sommes au Sénégal et nous sommes en 2009 !

Nous vous rappelons Monsieur le Ministre, que la prison a pour objectif de protéger la société de ses éléments dangereux. Votre aveu d’une extrême gravité, nous apprend qu’au sommet de l’Etat du Sénégal en 2009, se trouveraient des hommes et des femmes en délicatesse avec les lois de la République qu’ils sont censés faire respecter.

Monsieur le Ministre, avez-vous mesuré les conséquences désastreuses que vos propos auront sur l’opinion publique et sur l’idée que le citoyen se fera désormais des dirigeants de la Nation ? Sûrement pas ! Vos propos montrent à suffisance que les sénégalais vivent dans un même Etat, mais ne sont pas soumis aux mêmes lois, selon qu’ils sont favorables ou pas au régime que vous défendez. Du coup, vous fragilisez la cohésion nationale et bafouez le leadership politique au Sénégal, perçu comme l’influence positive que les acteurs politiques dirigeants exerceraient sur tous les segments de la société, pour les entraîner en tant qu’acteurs dans les missions de développement humain.

Monsieur le Ministre, où se trouve la défense de l’intérêt général dans vos propos, alors que vous êtes sensé conseiller le Président de la République qui incarne la nation, symbolise la continuité et la légitimité de l’Etat, et surtout a été élu au suffrage universel sur la base connue d’avance d’un projet de société ? Quelle naïveté !

Monsieur le Ministre, si vous aimez le Sénégal, partagez vos connaissances avec la justice pour épargner les sénégalais ignorants que nous sommes, de pratiques délictuelles qui abîmeront davantage nos systèmes éducatifs et de santé et ruineront encore le monde rural qui essaie d’écouler désespéramment sa récolte d’arachide bradée à moins 165 Fcfa le kg. Contribuez à sauvegarder ce qui peut encore l’être pendant qu’il est encore temps.

Monsieur le Ministre, en ne livrant pas à la justice les « dirigeants actuels, futurs prisonniers » que vous avouez connaître, vous compromettez dangereusement la vie des sénégalais. Et vous serez moralement responsable de tout que leur arrivera !

Monsieur le Ministre, cet aveu vous disqualifie dans votre mission d’intermédiation politique entre l’opposition et le pouvoir. Certainement, les leaders de l’opposition démocratique en prendront acte dans une future et hypothétique démarche de dialogue politique. Comment pourront-ils se fier à une personne coupable de non assistance à peuple en danger ?

En tout état de cause, les sénégalais apprécieront le peu de considération que vous semblez accorder à leur situation à haut risque où leur pronostic vital est largement entamé ! Vous aurez voulu les décourager définitivement de la chose politique, que vous ne vous y prendrez pas autrement.

Au delà de cette déclaration, vos propos posent en réalité le problème de la crise des valeurs au Sénégal qui prospère au plus haut sommet de l’Etat et qui devra être au cœur de la prochaine élection présidentielle. Ajoutée à l’affaire Seguragate et au chantage récent d’une femme d’Etat, cette affaire ne serait qu’un maillon de la longue chaîne de mal gouvernance qui frappe aujourd’hui le Sénégal. Et nous sommes bouche bée lorsqu’on sait que le Sénégal a initié un vaste programme national de bonne gouvernance (PNBG) dont les effets à court et moyen termes attendus de sa mise en œuvre sont la création de conditions propices à la croissance économique et au développement humain durable. A ce rythme, l’échec est garanti pour ce programme fort séduisant par ailleurs.

C’est pourquoi, l’enjeu de la prochaine élection présidentielle devra s’articuler autour de la reconstruction de nos valeurs communes, du renforcement de nos institutions et du rétablissement d’un Etat de droit ; par ailleurs, la relance du tissu économique devra être une priorité absolue, dans une situation d’effondrement de l’économie nationale où le Ministère de des Finances et le FMI s’accordent à des prévisions fort pessimistes d’un taux de croissance du PIB de 1,25% en 2009. Pourtant le Sénégal a souscrit avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux une stratégie de croissance accélérée (SCA) qui, pour atteindre ses objectifs de doter le Sénégal d’un appareil de production restructuré, s’appuie sur un taux de croissance du PIB de 7% sur dix ans. A ce rythme, on peut aussi faire le deuil de ce programme.

Fondamentalement, lorsque des hommes et des femmes qui détiennent le pouvoir politique, sont persuadés qu’à la perte de celui-ci, ils n’ont que la prison comme destination, tous les démocrates et les sénégalais épris de justice et de paix, devront comme un seul homme, se lever, faire face et surtout protéger vigoureusement le processus électoral, pour aboutir à une élection libre et transparente. Et il est aisé de comprendre à présent les réelles motivations de ceux qui voulaient injustement supprimer le second tour de l’élection présidentielle.

C’est pourquoi, la révision des listes électorales annoncées au mois de janvier 2010 par le Ministre de l’intérieur, devra retenir toutes les attentions. En effet, l’évolution du fichier électoral devra être particulièrement surveillées dans les localités perdues par la coalition Sopi le 22 mars 2009. En particulier, l’électorat dans les zones Nord et Sud du pays, destinataires des 270 milliards du programme MCA devra être observé à la loupe. Les sénégalais qui souhaitent participer à ce combat pour défendre leur vote, devront se convaincre que s’ils sont éliminés du fichier électoral lors des révisions, leur contribution sera sans effet. Donc, après la publication des nouvelles listes révisées en janvier prochain, chaque sénégalais qui a voté le 22 mars 2009, devra s’assurer qu’il est toujours présent dans le fichier électoral en saisissant le tribunal administratif de sa localité en cas « d’omission ».

Quant aux partis politiques, leur responsabilité est énorme lors de cette révision de janvier 2010. Ils devront non seulement avoir des représentants dans toutes les commissions de révisions au Sénégal comme à l’étranger. Mais ils devront aussi mettre en place une « armée de volontaires », qui va mobiliser et aider les populations à s’inscrire mais surtout à « protéger leur présence dans le fichier électoral ».

Lors du vote en mars 2012 ou avant, le même schéma de sécurisation adopté en mars 2009 devra être renforcé et étendu à l’échelle du pays, mais surtout dans la diaspora: mobiliser les sénégalais et les cinquante milles volontaires qui sécuriseront le vote partout surtout à Dakar, à Touba, à Thiès et dans les nouvelles régions. Dans les pays étrangers, ils devront veiller à ce que le nombre d’électeurs ne soit pas supérieur aux nombres de sénégalais résidants.

Enfin nos collectivités locales et nos tribunaux devront être vigilants et fermes dans la gestion de l’état civil pour éviter que des personnes qui n’ont rien à faire des enjeux nationaux de l’élection, se retrouvent avec un état civil qui leur permet ensuite de négocier leur vote.

Monsieur le Ministre, je vais conclure avec une citation de DÉMOSTHÈNE « Il faut que les principes d’une politique soient faits de justice et de vérité ».

Monsieur le Ministre, vous parlez de vérité dans vos propos, mais vous avez surtout oublié la justice que vous devez au peuple sénégalais. Dieu Sait que vous lui êtes redevable de tout.

Alioune SARR
THIES - Sénégal
alioune_xtx_sarr@yahoo.fr
Source Sununews.com

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Dimanche 22 Novembre 2009





1.Posté par Digne fils de khombole le 22/11/2009 19:36
Nous donnons rendez vous en 2012. Vous etes des pillards, des faussoyeurs des notre cher république. Wade n'a pas respecté sa promesse.

2.Posté par X le 23/11/2009 01:15
Si ce ministre se permet une telle assertion, c'est qu'il a été encouragé par Wade lui même qui le répète à qui veut l'entendre dans son entourage. Mais dans la logique celui qui se permet cette "vérité" est complice en se taisant. Vous voyez bien que nous avons pour responsables politiques des VOYOUS.

3.Posté par Alex le 23/11/2009 11:37
Très bon article et félicitations à l'auteur.
Cette triste déclaration M. Ndiaye montre le niveau lamentable des personnes que Wade appelle à l'entourer. Wade n'est heureux que lorsqu'il est entouré de médiocres qu'il se plait à manipuler et à corrompre avec vice et malice.


4.Posté par x le 23/11/2009 11:54
c vrai k c snt des mediocres de ministre ki save rien du tout rien ka bouffé!!!! l argent de notre pays mais dina diékh yaguatoul mougn léne rekkkk

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